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JEUDI 26  NOVEMBRE  2009  : 1663 DOCUMENTS & LIENS

REDACTION D'UN DOCUMENT PROJET

- ECONOMIE -

Côte d’Ivoire / Relance économique - Le taux de croissance de 3,5% bientôt atteint

Nuit & Jour - 11/11/2009

Du 22 au 25 juin 2009, le ministre ivoirien de l’économie et des finances est allé à la conquête des investisseurs Allemands, dans le cadre d’un lobbying de repositionnement économique de la Côte d’Ivoire. Le 1er juillet 2009, la Deutsche Post DHL a relocalisé à Abidjan son bureau sous-régional, déplacé à Dakar depuis 2003 à cause de la crise. Cet exemple et bien d’autres mettent en évidence la normalisation continue de la vie économique nationale, toute chose rendant accessible les objectifs de croissance prévus par les experts internationaux.

« Malgré la crise financière mondiale, l’activité économique ivoirienne au premier semestre s’est maintenue à un bon niveau et l’objectif de croissance de 3,5% en 2009 peut être atteint ». Ces propos sont de Doris Ross, le chef de la mission du fonds monétaire international qui a séjourné à Abidjan du 2 au 17 septembre 2009. Dans le rapport sanctionnant cette première évaluation du programme économique liant la Côte d’Ivoire et ses bailleurs de fonds depuis le 31 mars 2009, Doris Ross avait alors argumenté : « La production agricole a bénéficié d’une bonne pluviométrie. L’extraction d’hydrocarbure et des mines est en hausse. La production industrielle a progressé et le secteur des services a généralement poursuivi son expansion ». A moins de ramer à contre-courant de la réalité économique tel que vécue en Côte d’Ivoire depuis quelques années, l’on est donc en droit d’affirmer que les perspectives sont bonnes, et pour cause. Non seulement le second semestre de 2009 n’est agrémenté que par de bons points, mais un fait significatif (parmi tant d’autres) est venu témoigner de la normalisation continue de la vie économique nationale : suite à la rencontre entre le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances et les investisseurs allemands du 22 au 25 juin 2009, le bureau régional de la Deutsche Post DHL s’est relocalisé à Abidjan le 1er juillet 2009. Avec 30 mille milliards de FCFA de chiffre d’affaires réalisé par an, cette firme allemande est le leader mondial de la logistique. Les exemples et les retombées sont légion, qui mettent en évidence l’utilité et l’opportunité du lobbying intensif mené à travers le monde par Charles Diby qui, à la tête de l’Administration financière nationale, œuvre au repositionnement économique de la Côte d’Ivoire, depuis 2007. Comme prévu par les experts internationaux, le taux de croissance de 3,5% pour 2009 sera bientôt atteint. Cette foi repose essentiellement sur les signaux positifs de la relance de l’économie nationale, continuellement perceptibles et marqués par des actes qui marquent. La Côte d’Ivoire est en pleine exécution du programme économique qu’elle attendait depuis longtemps, et auquel elle a finalement accédé (en même temps qu’au point de décision de l’initiative PPTE) en mars 2009. Une seconde mission d’évaluation viendra très certainement confirmer l’avis favorable émis par la première qui avait surtout affirmé que ‘’l’économie ivoirienne est globalement bien gérée’’. Malgré les difficultés liées à la crise, la roue de la relance économique avance comme sur des patins à roulette, toute chose obligeant à rendre une fière chandelle à l’Administration financière nationale pilotée avec maestria par Charles Diby Koffi.

Franck Boyo

Légende 1 : Selon le FMI et grâce aux efforts de l’Administration financière nationale, le taux de croissance de 3,5% sera atteint.

Légende 2 : Suite à la transparence et à la bonne gouvernance de mise, le Trésor Public appelle à présent les opérateurs économiques à venir récupérer leurs chèques.


ENERGIE - MATIERES PREMIERES AGRICOLES - LOGISTIQUE

Faim dans le monde: le privé appelé à contribuer, mais avec quel modèle ?

MILAN (Italie) (AFP) - lundi 16 novembre 2009 - 11h25 - Afin de lutter contre la faim dans le monde, le secteur privé est appelé à apporter sa contribution mais les ONG dénoncent une "offensive" des multinationales et craignent qu'elles n'imposent un modèle d'agriculture intensive aux pays du Sud.

Le constat de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture) est sans appel: la production agricole va devoir augmenter de 70% d'ici 2050 afin de nourrir 9 milliards d'individus.

Et le secteur privé est "un partenaire clé pour affronter ce problème, non seulement en terme d'investissement mais aussi de savoir-faire, d'expertise", a noté jeudi Jacques Diouf, directeur général de la FAO, lors d'un forum rassemblant des entreprises à Milan, juste avant le sommet de la FAO qui s'ouvre lundi à Rome.

"Nous pouvons amener notre expérience", a confirmé Peter Brabeck-Letmathe, président du géant alimentaire suisse Nestlé, un groupe qui travaille "avec plus de 600.000 agriculteurs" dans le monde.

Il faut "passer d'une logique d'aide à une logique d'investissement", a renchéri Sean de Cleene, vice-président en charge du développement mondial du producteur d'engrais norvégien Yara.

Les deux groupes sont engagés dans d'importants investissements en Afrique: Nestlé va dépenser plus de 100 millions de dollars sur dix ans afin d'améliorer la qualité de la production de cacao en Afrique de l'ouest tandis que Yara consacrera 50 millions de dollars à des terminaux de stockage d'engrais au Mozambique et en Tanzanie.

Afin de convaincre les entreprises à s'engager encore plus dans le combat contre la faim, M. Diouf avance un argument économique: "Imaginez la taille du marché si le milliard de personnes (qui souffrent de la faim, ndlr) devenaient des consommateurs".

"Il y a des perspectives de +business+", a reconnu Howard Minigh, PDG de CropLife, organisation regroupant de grands semenciers comme Monsanto ou Syngenta, "mais c'est à très long terme".

Cette implication croissante des multinationales fait craindre aux organisations non-gouvernementales un basculement vers un modèle de production intensive.

"Il y a une grosse offensive depuis le début de la crise alimentaire (en 2007/2008, ndlr) de ces multinationales de semences, d'engrais voire d'OGM qui est inquiétante, même si on est tout à fait d'accord sur le fait que le secteur privé a un rôle à jouer", a indiqué Jean-Denis Crola d'Oxfam France.

"L'intérêt de ces entreprises est de développer une agriculture industrielle avec des OGM, des pesticides. On a vu les résultats en Argentine, au Brésil avec un impact environnemental et social dramatique", a dénoncé Devlin Kuyek de Grain, ONG en pointe du combat contre le rachat de terres agricoles de pays du Sud par des investisseurs privés.

"Bien sûr qu'on a besoin d'intensifier la production mais la solution +tout engrais+ n'est pas la bonne", a assuré M. Crola, favorable à une agriculture locale basée sur la polyculture.

"Le tout est de trouver un équilibre, les entreprises doivent être une part de la solution mais elles doivent travailler de manière responsable avec leurs partenaires", a cherché à nuancer M. de Cleene de Yara.

"Un milliard de personnes sont affamées. Ma réponse aux critiques est pourquoi devrait-on limiter les technologies permettant de nourrir la population ? Les gens doivent avoir le choix", a rétorqué M. Minigh de CropLife, soulignant que l'Afrique "pourrait être" un gros marché pour les organismes génétiquement modifiés (OGM) dans le futur.

Cours en direct (Dashboard) du Pétrole ESIMP

 

 

NEWS - AGENCE DE PRESSE

La Côte d'Ivoire, royaume de l'éternel report 

Par Vincent Hugeux, publié le 12/11/2009 14:40 - L'EXPRESS

Le scrutin présidentiel, programmé le 29 novembre, est de nouveau reporté. Pas vraiment un scoop: voilà quatre ans que ça dure...

Soyons francs: la surprise, c'eut été que l'échéance du 29 novembre fut respectée. Hier mercredi, le patron de la Commission électorale indépendante (CEI) s'est chargé d'éventer pour de bon le "secret de polichinelle", formule empruntée à la présidente de la Coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire. A en croire Robert Mambé, la date, fixée par le chef de l'Etat soi-même, sera donc quelque peu différée. Argument invoqué : les retards accumulés dans l'établissement de la liste électorale provisoire.

Douze jours plus tôt, il est vrai, Laurent Gbagbo avait porté le coup de grâce à un semblant de suspense déjà malmené par tel ou tel baron de son entourage.

Un scrutin "un peu déplacé" et "qu'il faut absolument maintenir"

Reste maintenant à se livrer à un exercice combiné de sémantique appliquée et de calcul élémentaire. Le scrutin, maintes fois reporté depuis le terme du mandat de Gbagbo, échu voilà quatre ans, sera aux dires du patron de la CEI "un peu déplacé". Un peu, mais encore? Le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, avait auparavant jugé "qu'il faut absolument maintenir" le calendrier officiel. S'attirant le courroux du Premier ministre Guillaume Soro et des caciques du Front populaire ivoirien, le parti présidentiel. Peu après, l'homme de la Coopé rengainait son adverbe comminatoire, au prix, selon son propre aveu, d'un "rétropédalage." Un décalage de "quelques jours ou quelques semaines" devint dès lors acceptable. Mais quelques semaines, c'est combien? Trois ou douze?

Passons à l'arithmétique. Au dernier pointage, la Commission compétente a recensé 5,3 millions d'électeurs au-dessus de tout soupçon, soit 83% des inscrits. Il lui faut donc encore -tous nos voeux l'accompagnent- statuer sur plus d'un million de cas litigieux. La fameuse liste sera, paraît-il, publiée le 16 novembre. Et son affichage ouvrira une phase de traitement des contentieux de 38 jours. Simple addition: ceci nous conduit tout droit au... 24 décembre. Il faut vraiment croire au Père Noël pour imaginer que les Ivoiriens accompliront leur devoir aux accents du "Divin enfant". Rendez-vous donc en 2010.

Protestation molle des rivaux de Laurent Gbagbo

Qui l'eût cru? Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, principaux rivaux du sortant, n'ont protesté que pour la forme. Il faut dire que, selon La Lettre du Continent, l'ex-Premier ministre Seydou Diarra, mandaté par Gbagbo, aurait joué auprès d'eux les émissaires. Le deal? Leur bienveillance contre le remboursement de leurs dépenses de campagne, soit chacun 5 milliards de francs CFA (plus de 7,6 millions d'euros). En route pour l'élection la plus onéreuse de l'Histoire.

Faut-il vraiment s'appesantir là-dessus? Ce serait sans doute "un peu déplacé."

BREAKING NEWS


Côte d`Ivoire: l`ONU reconduit ses sanctions en attendant les élections

AFP - 29/10/2009

Le Conseil de sécurité de l'ONU a une nouvelle fois reconduit jeudi pour un an ses sanctions à l'égard de la Côte d'Ivoire, tout en envisageant leur levée si les élections se déroulent dans des conditions satisfaisantes.

Le Conseil a adopté à l'unanimité de ses quinze membres la résolution 1893, qui reconduit jusqu'au 31 octobre 2010 les embargos sur les armes à destination de la Côte d'Ivoire et sur les exportations de diamants bruts provenant de ce pays.

Il avait pris une résolution exactement similaire en octobre 2008.Sont également reconduites les mesures individuelles prises contre certaines personnalités ivoiriennes (interdiction de voyager et gel des avoirs à l'étranger).

Le texte, rédigé par la France, prévoit cependant le réexamen de ces sanctions, "à la lumière des progrès du processus électoral et de la réalisation des étapes clefs du processus de paix".

Le Conseil décide notamment de réexaminer les mesures en question "trois mois au maximum après la tenue d'élections présidentielles ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales".

A cet égard, il décide également que "toute menace contre le processus électoral en Côte d'Ivoire, en particulier toute attaque contre ou toute atteinte portée à la Commission électorale indépendante chargée d'organiser les élections (...) constitue une menace contre le processus de paix et de réconciliation nationale", rendant son auteur passible des sanctions.

La communauté internationale considère que l'élection présidentielle, prévue initialement en 2005 et sans cesse reportée, est essentielle pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise politico-militaire née de la tentative de coup d'Etat ratée de septembre 2002.

Mercredi, un proche du président ivoirien Laurent Gbagbo a estimé qu'une nouvelle fois, l'élection ne pourra se tenir à la date prévue du 29 novembre, en raison des retards accumulés dans sa préparation.

"Si on veut une liste (électorale) transparente, solide, fiable comme tout le monde nous l'a recommandé, il ne sera pas possible de tenir le 29 novembre, cela me paraît très clair", a déclaré à l'AFP le président du Conseil économique et social ivoirien, Laurent Dona Fologo.

Un précédent report de l'élection en 2008 avait déjà été imputé au retard dans la mise à jour des listes électorales.

A l'ONU, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire, Alcide Djédjé, a critiqué la reconduction des sanctions, notamment des mesures individuelles. Arguant que depuis l'adoption des sanctions en novembre 2004, "le contexte a changé" en Côte d'Ivoire où "les anciens belligérants se sont réconciliés", il a affirmé qu'il n'y avait "pas de raison de les maintenir".

M. Djédjé a indiqué que son gouvernement allait faire une démarche auprès de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest) et de l'Union africaine pour obtenir une levée des sanctions trois mois après l'élection présidentielle.



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