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Le Burkina Faso 

Les artères de Ouagadougou , royaume des deux roues
Les exportations françaises à
destination du Burkina Faso enregistrent pour l’année 2001 une baisse de 7,8%
avec 129 millions d’Euro contre 140 millions en 2000, sur la quasi-totalité des
secteurs : diminution de 7,7% des exportations de produits industriels qui
représentent plus de 80% des exportations françaises vers le Burkina et de 8,2%
des ventes françaises de produits agro-alimentaires.
En ce qui concerne les produits industriels, le secteur le plus touché est celui
des équipements de télécommunications avec -60% (4,42 millions € en 2001 contre
10,68 millions en 2000). Les ventes françaises de matériel informatique se sont
également contractées de 30% (6,13 millions € contre 8,72 millions en 2000),
celles de motocycles et de véhicules automobiles ont respectivement baissé de
19% (5 millions € contre 6,2 millions en 2000) et de 14% (5,3 millions € contre
6,18 en 2000).
Le secteur des produits pharmaceutique, qui conserve sa première place avec 15%
des exportations françaises, subit une légère contraction de 4% (19,36 millions
€ contre 20,27 en 2000).
Le matériel de distribution et de commande, les machines pour l’extraction
minière et la construction marquent respectivement une hausse de 47% (de 2,92
millions € en 2000 à 4,3 millions en 2001) et de 69% (3,18 millions € en 2001
contre1,88 million en 2000).
Dans le domaine agroalimentaire, la chute du poste tabac manufacturé -77% (de
5,31 millions € en 2000 à 1,19 millions en 2001) n’est pas totalement compensée
par la hausse des postes céréales et plantes industrielles +42% (de 2,12
millions € en 2000 à plus de 3 millions en 2001) et par les produits
alimentaires divers +23% (de 3,66 millions en 2000 à 4,49 millions en 2001).
Les statistiques burkinabé indiquent que la part de marché de la France s’est
ainsi contractée de 3 points de pourcentage sur les 9 premiers mois de l’année
2001 par rapport à la même période en 2000.
La diminution des exportations françaises s’inscrit dans la tendance à la baisse
des importations burkinabé, en partie imputable au ralentissement de la
croissance 2000 et à la mauvaise récolte de la campagne céréalière 2000/2001,
qui a fortement pesé sur l’activité économique dans les premiers mois de 2001.
Il est possible, toutefois, que la concurrence asiatique et américaine se
ressente dans les secteurs des équipements de télécommunications, des biens
informatiques et du tabac manufacturé.
Les importations de la France en
provenance du Burkina Faso représentent 17 millions € en 2001, soit une baisse
de 18,6% par rapport à l’année 2000.
L’essentiel des importations françaises en provenance du Burkina, presque 70% du
panier, se compose des céréales 38% (6,54 millions € ), des produits maraîchers
et horticoles 21% (3,55 millions €) et des métaux précieux 10% (1,71 million €),
en particulier l’or.
Les achats français de céréales et de plantes industrielles ont augmenté de 19%,
atteignant 6,55 millions € en 2000, tandis que les importations françaises de
produits précieux ont chuté de 67% (conséquence de la forte baisse de la
production d’or burkinabé) et celles de produits horticoles se sont contractées
de 25%.

Ouagadougou, Capitale en chantier
L'élevage représente le second
produit d'exportation du pays après le coton (19% des exportations représentant
une valeur de 32,5 milliards de FCFA) compte non tenu de sa contribution dans la
traction animale, le transport et la fumure organique.
Bien qu'essentiellement traditionnel, l'élevage présente des opportunités
importantes de développement dans le cadre des échanges régionaux.
En 2001, le cheptel était estimé à 4,8 millions de têtes de bovin, 15,8 millions
d'ovins et caprins et 23 millions de volailles, avec un taux annuel
d'accroissement estimé à 2% pour les bovins et 3% pour les ovins et caprins.
En 2000, le déficit pluviométrique s'est traduit par des ressources fourragères
et hydropastorales inférieures d'un tiers à la moyenne dans 25 provinces sur
45.
Pour éviter des baisses de production et des déplacements massifs du cheptel, le
Gouvernement a mis en place en décembre 2000 un Plan d'Intervention pour la
sauvegarde du bétail d'un coût de 580 millions FCFA dont 245 millions provenant
de ressources nationales, le reste provenant de Taiwan.
|
Cheptel (*) |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
|
Bovins |
4346 |
4433 |
4522 |
4612 |
4704 |
4798 |
4894 |
|
Ovins/Caprins |
13 310 |
13 709 |
14 121 |
14 544 |
14 980 |
15 430 |
15 893 |
|
Volailles |
19 340 |
19 920 |
20 518 |
21 133 |
21 767 |
22 420 |
23093 |
|
Exportations : |
|||||||
|
Bovins |
148 |
150 |
147 |
134 |
132 |
174 |
221 |
|
Ovins/Caprins |
249 |
247 |
278 |
343 |
301 |
372 |
440 |
|
Volailles |
2500 |
1140 |
1140 |
1140 |
1140 |
1162 |
1186 |
(*) Sources : INSD
C'est une activité traditionnelle dans
certaines provinces du centre et de l'Ouest, pratiquée par les femmes, notamment
en pays Bwa.
Elle est conduite essentiellement sous forme extensive.
Les porcs, de race locale très rustique, sont laissés en liberté et se
nourrissent de déchets. Il s'agit le plus souvent d'un véritable élevage de
cueillette avec des coûts de production symboliques procurant une très faible
productivité.
Il existe cependant des élevages intensifs ou en voie d'intensification, dans
les zones périurbaines de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, qui utilisent des
animaux métissés à partir de races européennes comme la Large White.
Dans tous les cas, les marges bénéficiaires sont modestes. Le prix élevé des
intrants ne permet pas de rentabiliser pleinement les élevages intensifs.
Le principal mode de consommation du
porc au Burkina Faso est le " porc au four " proposé par les grilleurs de rue.
La transformation à des fins de boucherie ou de charcuterie reste peu développée
et limitée aux boucheries spécialisées de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Il existe d'intéressantes potentialités à l'exportation, notamment à destination
de la Côte d'Ivoire et du Bénin, qui subissent encore le contre-coup d'une
épizootie de peste porcine.
Au Bénin une grande partie du cheptel a été abattue. Toutefois, les exportations
à destination de Côte d'Ivoire sont actuellement limitées du fait des
difficultés des éleveurs à satisfaire les exigences de qualités des
transformateurs (poids carcasse, épaisseur de lard).
Le secteur est en voie de structuration
avec la mise en place d'organisations régionales dans les principales zones de
production.
La " Maison des Éleveurs de Porcs " a vu le jour dans la région de
Bobo-Dioulasso en février 2001. Un an après, elle compte plus de 40 membres et a
réalisé un certain nombre d'activités : voyage d'étude en Côte d'Ivoire,
constitution d'un fonds de roulement de SAPI, achat de matériel d'insémination
artificielle en semence fraîche, négociation sur les prix de vente des porcs
améliorés (500 FCFA/kg vif, contre 350 précédemment), négociation en vue de la
sécurisation d'une zone d'élevage pour ses membres, etc.
La création de cette organisation a eu un effet d'entraînement, d'autres
associations similaires sont en voie de constitution dans le Kadiogo et dans la
région de Koudougou ; l'objectif étant par la suite une union au niveau
national.
L'économie laitière au Burkina Faso
reste encore peu structurée, avec des statistiques fortement basées sur des
estimations.
La production, dont l'essentiel provient de l'élevage extensif traditionnel, est
estimée à 166000 tonnes.
Pour faire face aux besoins, le pays procède à de conséquentes importations de lait et de produits laitiers (plus de 5000 tonnes importées en 2001).
Au niveau de la transformation, il
existe deux unités de taille " industrielle " : la laiterie Faso-Kossam de
Bobo-Dioulasso (d'une capacité de 1000 litres) et la laiterie de Cissin, mise en
place en 1999 à Ouagadougou.
Les autres transformations sont le fait de mini- laiteries réparties sur
l'ensemble du territoire, plus ou moins proches des centres de consommation.
Parmi ces mini- laiteries, on peut distinguer celles d'initiatives privées créées
par des entrepreneurs, et celles mises en oeuvre par des projets, confiées à des
groupements d'éleveurs ou de femmes. Ces dernières, n'ayant pas été conçues sur
la base d'une analyse économique, rencontrent des difficultés de gestion.
Le secteur reste marqué par un très faible degré d'organisation.
A Bobo-Dioulasso, l'Union des Coopératives des Éleveurs et Producteurs rassemble
13 groupements d'éleveurs et collecte le lait pour l'approvisionnement de
l'unité de Faso Kossam.
Il existe également une association d'éleveurs " modernes " pratiquant
l'insémination artificielle.
A Ouagadougou, le secteur est nettement moins structuré.
Le système dominant numériquement est
l'élevage traditionnel de la poule et de la pintade de race locale.
Les pintades sont élevées pour la production d'œufs qui dure 3 à 4 mois pendant
la saison des pluies alors que l'élevage des poules est voué à la production de
poulets dits " bicyclette ".
Cet élevage traditionnel joue un rôle économique important comme sources de
revenu pour les femmes et comme source de protéine dans l'alimentation ; il
constitue donc une priorité affichée du Ministère des Ressources Animales. Il
est également sources de devises.
Ce type d'élevage est caractérisé par une faible consommation en intrants mais
également une forte mortalité. Le programme de développement des animaux, qui
est chargé d'appuyer cette production, met l'accent sur la prophylaxie.
L'aviculture moderne se présente comme un secteur dynamique. Le nombre d'acteurs
intervenants dans le secteur croît régulièrement. La filière s'organise autour
d'une association (loi 10/92/ADP), la Maison de l'Aviculture, en place depuis
janvier 1998. De 20 membres à sa création, la Maison est passée en 2002 à plus
de 200 membres, regroupant ainsi plus de 90% des aviculteurs modernes en son
sein.
La production concerne essentiellement
les oeufs de consommation.
Les poulets de chair restent, de par leur coût de production élevé, uniquement
accessibles aux classes aisées de la population.
Dans l'association, les aviculteurs se répartissent entre trois collèges :
La production d'œufs avoisine 150 000
oeufs par jour sur l'ensemble du pays.
Les producteurs sont principalement basés autour des centres urbains de
Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, mais des élevages commencent à apparaître autour
des centres urbains secondaires (notamment à Banfora où sont situés une dizaine
d'élevages).
Les taux de ponte moyens varient entre 60 à 70% selon les élevages.
La production de poulets de chair,
longtemps handicapée par le manque de disponibilité des poussins, est surtout
concentrée autour de Ouagadougou.
Les difficultés d'obtention des poussins entraînent en effet des retards de
production et une irrégularité de l'approvisionnement du marché.
Les poussins, ponte ou chair, proviennent de France, de Côte d'Ivoire ou du
Ghana.
La filière belge a du être abandonnée suite à la disparition de la compagnie
aérienne SABENA.
Du fait de l'importance des volumes de transport exigés par la compagnie AIR
FRANCE (19000 têtes minimums), il devient difficile d'importer à partir du
territoire français.
Plusieurs opérateurs réfléchissent à la possibilité de mise en place d'un
couvoir localement.
L'aliment pour volailles est produit par :
Le prix de vente au kilo, longtemps
stable entre 155/160 FCFA selon les fabricants, a connu début 2002 une hausse
liée à l'augmentation précoce du prix de certaines matières premières.
Le maïs notamment, qui rentre pour plus de 50 % dans les formules alimentaires,
atteint désormais le prix de 180 FCFA chez certains fabricants.
Les éléments chimiques entrants dans la composition de l'aliment ainsi que les
produits vétérinaires et le matériel d'élevage peuvent être achetés auprès de la
Maison de l'Aviculture.
Les formes les plus répandues sont l'élevage transhumant pratiqué par les
pasteurs d'ethnie peuhle et l'élevage sédentaire pratiqué par d'anciens pasteurs
ou par des agriculteurs.
Ces derniers investissent dans des troupeaux dont ils confient le gardiennage à
des bouviers peuhls.
L'embouche, bovine ou ovine, est également répandue tant en zone rurale qu'en
périphérie des villes.
Le marché du bétail et de la viande connaît d'importantes fluctuations saisonnières :
L'intégration de l'élevage sur les
marchés est très faible pour différentes raisons : faible productivité, faible
alphabétisation, faible circulation monétaire en milieu rural, insuffisance des
voies de communication, manque d'organisation des acteurs et des marchés,
mauvaise qualité du stockage, etc.
Les deux abattoirs frigorifiques (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso) sont vétustes
et peu fonctionnels. Les conditions d'hygiène ne répondent pas aux normes
sanitaires.
La réhabilitation des installations de Ouagadougou a été initiée sur des
financements de la République de Chine (Taipei), celle de Bobo-Dioulasso est
prévue.
L'essentiel des abattages se fait au niveau des aires d'abattage, souvent à même
le sol, au milieu des zones d'habitations.
Les activités de transformation sont encore peu développées du fait des
habitudes alimentaires de la population, qui ne favorisent pas la découpe de la
viande selon des critères de qualité.
Les exportations vers les pays côtiers, après avoir connu une hausse
spectaculaire après la dévaluation, se stabilisent autour de leur niveau de
1993, essentiellement en Côte d'Ivoire.
L'exportation se fait essentiellement à partir d'animaux sur pieds et la viande
ne représente qu'une part minime des exportations de produits animaux à partir
du Burkina Faso.
Les perspectives d'exportations restent néanmoins intéressantes notamment en
direction de la Côte d'Ivoire et du Ghana, qui sont les deux principaux
acquéreurs d'animaux burkinabè.
La majorité des peaux subissent un
pré-traitement avant d'être envoyées sur l'Espagne, la France et l'Italie.
Il existe cependant quelques opérateurs individuels exportant des cuirs et peaux
bruts.
Le secteur est entièrement privé depuis la privatisation de la société Burkinabé
des cuirs et Peaux (SBPC) et de la société Burkinabé de Manufacture de Cuir
(SBMC) et leur rachat par le groupe TAN-ALIZ, qui contrôle l'essentiel du
secteur.
Ce circuit connaît moins de difficultés à l'exportation, sauf celles liées à la
qualité (mauvais habillage des peaux, traces liées au marquage ou au
parasitisme, etc).

Agence de la B E C E A O de Ouagadougou
Bien que constituant, avec
l'agriculture, un des fondements de l'économie burkinabé, l'élevage a
relativement bénéficié de peu d'investissements (1,5% des ressources publiques
consacrées au développement).
C'est notamment pour remédier à cette situation que le Ministère délégué chargé
de l'élevage a été érigé en Ministère de plein exercice en 1997, Ministère des
Ressources Animales (MRA), et qu'une nouvelle politique d'élevage a vu le jour.
Un plan d'Action et de Programme d'Investissement du secteur Élevage a été
élaboré par ce Ministère et a été adopté en novembre 2000.
Il vise à préserver l'élevage traditionnel comme facteur d'équilibre en matière
de gestion des ressources naturelles et à accroître sa productivité pour
contribuer à l'amélioration des revenus des éleveurs.
Il vise également à encourager et intensifier le développement d'un élevage
moderne hautement productif.
Pour ce faire, il définit sept axes d'intervention :
Dix programmes prioritaires proposent des pistes de mise en oeuvre opérationnelle de ces axes de stratégiques :
Source : Mission économique du Burkina Faso, Juillet
2002
Resté en sommeil en 1999, l'ouverture
du marché burkinabé des télécommunications se voit relancée en ce début d'année,
avec la privatisation partielle de l'ONATEL et la possibilité pour trois
opérateurs GSM étrangers de développer des activités au Burkina Faso.
Les autorités burkinabé prévoient de mener à terme cette libéralisation pour la
fin de l'année 2002.
Ratifiée par l'assemblée Nationale le 16 décembre 1998, la privatisation
partielle de l'ONATEL s'inscrit dans le cadre de la réflexion conduite par le
ministère chargé de la Communication tendant à une restructuration du secteur
des télécommunications, avec comme objectifs principaux :
L'Office National des
Télécommunications (ONATEL), est une des entreprises étatiques les plus
performantes au plan national.
Elle bénéficie d'une bonne réputation dans la sous-région en raison de la
qualité du réseau fixe national.
La société a réalisé en 2001 un chiffre d'affaires d'environ 41 milliards de
FCFA, et prévoit un CA compris entre 43 et 45 milliards en 2002.
Son budget d'investissement pour 2001 s'est élevé à 12 milliards de FCFA.
Il est financé sur ressources extérieures BOAD, BEI, AFD pour 40%, et sur
ressources internes pour le solde.
Régulièrement confrontée à des difficultés de recouvrement de créances sur
l'Etat et ses démembrements, la société rencontre des problèmes conjoncturels de
trésorerie.
Par ailleurs, la libéralisation des opérations GSM au Burkina Faso pourrait se
traduire par des secousses financières.
D'une manière générale, la société dispose néanmoins d'une bonne assise
financière et de la confiance des banques locales.
Les principaux fournisseurs de l'ONATEL sont des sociétés françaises:
L'Américain GTE et l'Allemand SIEMENS sont également présents, ayant remporté respectivement le réseau de téléphonie mobile GSM de Ouagadougou (équipement Matra Nortel 900) et l'extension de cette couverture GSM sur les principales villes secondaires du pays.
Le nombre des abonnés en téléphonie
fixe de l'Onatel est aujourd'hui estimé à environ 55.000, pour 30.000 abonnés au
cellulaire TELMOB (filiale GSM de l'opérateur national).
On peut raisonnablement estimer que le marché burkinabé du cellulaire peut "
peser ", à terme, 150 000 abonnés.
Les sociétés TELECEL et CELTEL comptabilisent aux environs de 60 000 abonnés au
téléphone portable.
La libéralisation des opérations GSM Parallèlement, pour l'établissement et
l'exploitation de 2 réseaux de téléphonie mobile de type GSM, le Conseil des
Ministres du 18 mai 2000 a retenu les offres suivantes:
L'attribution de ces deux licences GSM
autorise les bénéficiaires à établir et exploiter sur le territoire national,
pour une durée de 10 ans renouvelable, des réseaux de téléphonie mobile
cellulaire de type GSM 900.
Ces derniers peuvent fournir des services à valeur ajoutée, des services
d'équipements terminaux et auxiliaires ainsi que des services de téléphonie au
moyen de télécentres et de cabines téléphoniques.
Techniquement prêts à la fin de l'année 2000, conformément au cahier des charges
qui leur avait été assigné par le gouvernement, les opérateurs GSM TELECEL et
CELTEL (MSI) ont rencontrés d'importantes difficultés à obtenir des autorités la
connexion effective au nœud national (Ouaga 1, Ouaga 2, Bobo-Dioulasso, les
villes secondaires et l'international).
Cette connexion est finalement en service depuis le 26 avril 2001.
Adoptée par le Conseil des Ministres du
24/06/98, la privatisation partielle de l'ONATEL prévoit l'ouverture de 54% de
son capital par cession d'action, l'Etat conservant une minorité de blocage de
34%.
Le personnel de la société devrait obtenir 10%.
Le partenaire stratégique étranger obtiendrait 34% du capital.
Le solde reviendrait aux privés nationaux.
L'audit de l'ONATEL est en cours.
Le consortium PRICEWATERHOUSE/ROTHSCHILD/Cie LANDWELL ainsi que La Banque
Internationale du Burkina a été sélectionnée en qualité de conseil du
gouvernement sur l'opération, devant SG, BNP-PARIBAS et HSBC.
Il bénéficie d'un contrat de 11 mois, et aura en charge la définition d'une
stratégie de privatisation et l'identification de repreneurs potentiels.
L'appel d'offres international pour l'ouverture du capital de l'opérateur
historique devrait être lancé dans le courant du mois de décembre 2002.
Retenons que le secteur des télécommunications burkinabé offre à court comme à
moyen terme des débouchés significatifs, tant pour l'accompagnement de la
privatisation partielle que pour le développement des réseaux GSM.
En effet, l'Onatel envisage des extensions de centraux et de mise à niveau dans
la téléphonie cellulaire sur une période de trois ans, pour un montant annuel de
5,6 milliards de F CFA en 2002 (8,5 M€), 6,5 milliards en 2003 (9,9 M€) et 5
milliards en 2004 (7,6 M€).
Source : Mission économique du Burkina
Faso
ÉVOLUTION DU BTP AU BURKINA FASO1 LA BRANCHE BÂTIMENT :Le secteur du bâtiment et des
travaux publics contribue pour plus de 13% du PIB et a connu un taux de
croissance en augmentation chaque année de 1992 à 1996, pour se stabiliser
ensuite.
Le projet Ouaga 2000 est sans
conteste le plus important et vise à mettre à la disposition des populations
des parcelles viabilisées.
La filière " carrière et matériaux de construction " comprend des activités d'extraction et de transformation de substances minérales mettant à la disposition des consommateurs des matériaux adaptés pour :
Il existe très peu d'unités
industrielles ou semi-industrielles spécialisées dans la transformation et
la valorisation de matériaux locaux. 2 LA BRANCHE TRAVAUX PUBLICS :Un vaste programme routier engagé
depuis 1992 se poursuit avec l'aide des bailleurs de fonds internationaux et
un regain d'activité est notable sur ce secteur. Plan routier national :
Plan routier régional :
Deux autres chantiers sont d'actualité à ouaga 2000 :
3 LES CRAINTES DU SECTEUR :Outre l'étroitesse des marchés
cités, la loi de finance 2000 connaît des difficultés quant à son
application; ces difficultés ont une incidence notable sur le secteur BTP
qui sous-traite très fréquemment la main d'œuvre, encourageant par-là le
secteur informel. Source : Mission économique du Burkina Faso |
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