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Libreville
LE GABON 
COMMERCE EXTÉRIEUR PAR PRODUITS

Le pétrole pèse en
moyenne sur la période 1995-2001 pour 80% des exportations, malgré la baisse
tendancielle de la production engagée en 1998.
La rente pétrolière, prédominante dans les recettes de l'État (63% sur la même
période), influe sur la consommation et sur l'investissement et donc sur les
importations, avec un retard d'environ un an.


Les exportations de
manganèse, stables en volume de 1997 à 2000, ont fléchi de 17% en 2001
essentiellement du fait de la baisse de la demande mondiale.
Leur valeur a baissé de 15% en Dollar US (mais de 12% en FCFA ou en €).
Effet de la redistribution de la rente pétrolière, les importations connaissent une deuxième année de nette progression (22,6% en 2000, 8,4% en 2001), les faisant dépasser les niveaux atteints avant la baisse connue en 1999 (crise financière liée aux faibles cours du brut et à des dérapages budgétaires).
| en M FCFA | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 |
| Produits alimentaires | 91 528 | 98 312 | 95 138 | 114 581 | 123 510 |
| Boissons | 11 094 | 12 713 | 11 673 | 11 645 | 13 253 |
| Autres produits de consommation | 90 533 | 109 633 | 76 704 | 90 157 | 112 320 |
| Produits de consommation | 193 156 | 220 658 | 183 515 | 216 384 | 249 084 |
| Produits sidérurgiques | 36 466 | 33 488 | 27 876 | 28 221 | 33 355 |
| Outillages, appareils mécaniques | 115 773 | 128 968 | 95 356 | 121 123 | 135 252 |
| Machines et appareils électriques | 37 195 | 39 376 | 32 279 | 64 375 | 58 377 |
| Véhicules | 66 607 | 78 124 | 41 325 | 57 593 | 63 255 |
| Produits intermédiaires des entreprises | 19 726 | 24 221 | 15 322 | 17 243 | 23 023 |
| Autres | 109 141 | 190 195 | 158 780 | 175 092 | 174 747 |
| Total | 578 064 | 715 031 | 554 453 | 680 032 | 737 092 |
PRESENTATION SECTORIELLE
L' ÉVOLUTION DU MARCHE AUTOMOBILE AU GABON
L'activité du secteur automobile gabonais se résume essentiellement à
l'importation de véhicules. L'industrie locale liée à ce secteur est limitée à
un carrossier - équipementier.
11 sociétés se partagent la représentation des grandes marques.
Le Japon, la France et l'Allemagne continuent à se partager le marché.
En revanche, la Corée accuse une baisse sensible de ses ventes, la
Grande-Bretagne disparaît du paysage et les Etats-Unis après une percée en 1997
et 1998, se marginalisent, probablement handicapés par le cours du dollar.
Les véhicules tout terrain représentent plus de la moitié des ventes réalisées.
Faute notamment de déclarations régulières des retraits de la circulation des
véhicules hors d'usage, le nombre de véhicules du parc est difficile à estimer.
Il serait de l'ordre de 45.000.
ÉVOLUTION DU MARCHE :
| Année | Ventes |
| 1992 | 4452 |
| 1993 | 4003 |
| 1994 | 2376 |
| 1995 | 2431 |
| 1996 | 3144 |
| 1997 | 3659 |
| 1998 | 4363 |
| 1999 | 2317 |
| 2000 | 2563 |
| 2001 | environ 3000 |
| Type de véhicule | Ventes | Part de marché (%) |
| Berlines (1) | 480 | 17% |
| Utilitaires légers (2) | 337 | 12% |
| Tout terrain (3) | 1577 | 56% |
| Porteurs (4) | 132 | 4,7% |
| Tracteurs (5) | 49 | 1,7% |
| Bus (6) | 239 | 8,5% |
| Total | 2814 | 100% |
Le Japon
est de
très loin le premier exportateur de véhicules automobiles sur le Gabon avec
76,8% des ventes réalisées au cours des 11 premiers mois de 2001 (69,4% en
2000).
La France
se place
en 2ème position avec 12,8% de participation (14,2% en 2000).
Les marques européennes
(France/Allemagne) totalisent 20,6% contre 26,6% en 2000.
A l'inverse de leur pénétration sur d'autres marchés mondiaux, les ventes de
marques coréennes et nord-américaines demeurent marginales (2,6% en 2001 contre
3,6% en 2000).
Profitant
de la libéralisation du marché, plusieurs opérateurs se sont lancés dans
l'importation massive des véhicules d'occasion, communément dénommés " les
venants d'Europe " (*), pour satisfaire la demande
intérieure, la grille salariale actuelle ne permettant pas à une frange
importante de la population d'acquérir des véhicules neufs, même à crédit..
(*) des plates-formes importantes de
véhicules d'occasion, essentiellement en provenance de Belgique, ont été créées
en 1996 au Togo et surtout au Bénin pour une réexportation vers l'Afrique de
l'Ouest et Centrale
En 1999 et 2000, les importations de véhicules d'occasion au Gabon se sont
chiffrés respectivement à 41 Mds et 57 Mds.
Alors que les concessionnaires agréés vendaient 2563 véhicules neufs en 2000,
les importateurs de véhicules d'occasion en écoulaient entre 4.000 et 5.000 dont
une part importante étaient utilisés comme taxis urbains.

Le secteur du bois, deuxième employeur au Gabon après la fonction publique, génère, bien plus que le pétrole et le manganèse, un volume important d'activités pour d'autres secteurs de l'économie gabonaise : transport, manutention, équipement mécanique, banques...
La forêt
gabonaise exploitable (90 % de la surface boisée) couvre 200 000 km2, soit 76 %
de la superficie du pays.
Le "potentiel forestier exploitable" (basé sur les essences commercialement
connues et ayant atteint le diamètre réglementaire) est évalué à environ 400
millions m3 avec un accroissement naturel courant de 3 à 5 millions m3 par an.
L'okoumé, essence dont les qualités sont inégalées pour l'industrie du déroulage
(production de contreplaqué), présente plus du quart de la ressource (110
millions m3).
La Guinée Équatoriale et le Congo - Brazzaville sont les deux seuls autres pays
produisant cette essence, se partageant seulement 25% de la ressource mondiale
existante.
Parmi le très grand nombre des autres essences de la forêt gabonaise
(*), seules 65 sont utilisées commercialement, regroupées
sous le vocable "bois divers".
La
production de grumes, en 2000, a été de l'ordre de 2,9 millions m3 ; les
dernières prévisions étaient de 2,8 millions m3 pour 2001.
Cette production ne devrait pas croître significativement, du fait des
contraintes imposées pour la préservation du capital et la "gestion durable" de
la forêt.
L'okoumé constitue approximativement les deux tiers de la production.
Même si
l'activité est assez ancienne au Gabon (l'usine de contreplaqué de la CFG à Port
Gentil, réalisée à l'occasion du Plan Marshall, a été la plus importante au
monde), le niveau de transformation du bois, encore faible, est en pleine
croissance.
En 2001, selon les indications officielles, 20%de la production aurait fait
l'objet d'une transformation locale, contre moins de 15% en 2000.
Les activités concernées concernent le déroulage (principalement okoumé), le
sciage, le tranchage et la production de contreplaqué.
Les principales sociétés concernées sont :
(*)
essence voisine de l'okoumé, aux caractéristiques très voisines , l'ozigo
représente 3% en valeur de l'ensemble "okoumé+ozigo"
Organisation du marché :
L'exportation de ces deux essences est placée en principe sous le monopole de la
SNBG (Société Nationale des Bois du Gabon).
Cette société, détenue à hauteur de 51% par l'Etat et de 49% par des sociétés
forestières, achète aux exploitants les grumes sur la base de quotas et d'un
prix fixe, fonction de la qualité du bois (autour de 65.000 FCFA/m3 rendu aux
parcs à bois de Owendo, Port-Gentil Mayumba et Cocobeach), et les vendent à
l'export.
La SNBG a rencontré en 1998, avec la crise financière asiatique, puis dans une
moindre mesure en 2001 (**), des difficultés de commercialisation sur le marché
chinois qui absorbe normalement environ 60% de ses ventes.
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En 2000, les exportations
de bois transformés ont représenté 2% de l'ensemble des exportations gabonaises
; elles se répartissaient ainsi, par catégorie et par zone géographique (en
milliers d'euros) :
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