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La Guinée Équatoriale
PRÉSENTATION SECTORIELLE

MALABO, Capitale de la Guinée Équatoriale
LE PÉTROLE EN GUINÉE ÉQUATORIALE
Si des compagnies
pétrolières ont entamé dès 1958 des recherches, ce n'est que dans les années 80
qu'ont commencé les premières explorations, avec le gisement d'Alba, exploité
maintenant par CMS Nomeco (Etats Unis).
La Guinée Équatoriale fait son entrée dans le cercle des pays producteurs de
pétrole de la sous-région avec la découverte, en 1995, du gisement Zafiro par
Mobil-UMC.
Avec une production avoisinant 200 000 barils/jour (10 M T/an) en 2001, elle
occupe désormais le rang de 3ème puissance pétrolière en Zone Franc, derrière le
Congo et le Gabon qu'elle devrait bientôt dépasser.

Le Pétrole Ressource principale de Guinée Équatoriale
De 1992 à
2000, la production est passée de 2 000 à une moyenne annuelle de 116 000
barils/jour.
Elle atteindra près de 200 000 barils/jours en 2001 grâce à la récente mise en
production du champ de Ceiba et au moins 250 000 b/j en 2002, avec le doublement
de la production sur Ceiba et l'accroissement des activités de Mobil sur le
champ Jade, soit le niveau actuel du Gabon ou plus du 1/8 du Nigeria (2 millions
b/j).
Exprimée en volume, la production est passée de 125 000 T en 1992 à 6,2 millions
T en 2000 et avoisinera 10 millions T en 2001.
Dans les 5 années qui suivront, le potentiel de production est de 500 000
barils/jour, soit le quart du Nigeria voisin, peuplé de 126 millions d'habitants
(450 000 en Guinée Equatoriale).
Cette montée en puissance s'appuie sur des réserves évaluées à 440 millions de
barils au large de Bioko et à 500 millions au large du Rio Muni.
Par ailleurs, la production est presque entièrement exportée, ce qui représente
la quasi-totalité des ventes extérieures du pays.

Alors que
le pétrole représentait 45% du total des exportations en 1995, il est passé à
94% en 2000 (858 Mds FCFA).
En volume, la hausse est aussi spectaculaire.
Ces exportations absorbent 97% de la production en 2000.
Des revenus difficiles à évaluer qui contribuent à l'essentiel du PIB malgré un
partage inéquitable En termes de PIB, la part du pétrole n'a cessé d'augmenter :
elle est passée de 11% en 1993 à 79,6% en 2000.
L'écart reste cependant très important entre les recettes et la valeur de la
production.
Elles ne représentent que 15% du total.
Ceci s'explique, pour partie, par le fait que les sites sont en début de
production mais aussi parce que les contrats n'ont pas été négociés, surtout
dans les premières années, au mieux des intérêts de l'Etat.
L'exploitation forestière constitue la principale ressource du Rio Muni (zone
continentale du pays).
Le territoire de l'île de Bioko, est quant à lui classé "réserve protégée".
Pourtant, depuis 1993, le patrimoine forestier est soumis à une surexploitation
qui le met réellement en danger.
La crise économique de l'Asie du Sud - Est de 1998, principale destination des
exportations équato-guinéennes de grumes, a mis un frein à l'exploitation
dévastatrice qui ne se préoccupe ni du renouvellement des espèces, ni de la
valorisation industrielle du bois.
Cependant, le secteur forestier a connu un net regain en 1999, avec une
production de 750 000 m3, au moins équivalente à celle enregistrée avant la
crise.
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85 % des
importations de grumes sont effectuées par les pays asiatiques tels que la Chine
(53,8 %), le Japon (19,8 %) et l'Indonésie (3 %).
Les pays européens constituent les principaux clients de bois transformés (99,5
%) : Espagne (78,8 %), Portugal (5,7 %) et France (3,1 %).
La Guinée Équatoriale a exporté en 1999 cinq fois plus qu'en 1992 , en terme de
volume de grumes.
Les produits exportés sont à 90% des bois non transformés.
LA FILIÈRE CACAO
Avec le
bois et le pétrole, le cacao représente le 3ème poste d'exportation mais sa part
va en s'amenuisant avec la montée en puissance de l'exploitation pétrolière et
forestière.
Le cacao a longtemps constitué la première source de revenu du pays grâce à une
production importante entièrement exportée.
L'île de Bioko est une île volcanique dont les sols noirs, riches en matière
organique et avec une forte capacité de drainage, sont particulièrement
favorables à la culture du cacao.
La Guinée Équatoriale produit, sur les anciennes plantations, un cacao de type "
amelonado dorado " - melon doré -, proche de la variété " forastero "
(forestier) d'origine amazonienne, caractérisée par sa rusticité et sa
robustesse.
Les
qualités exportées, qui étaient exceptionnelles et faisaient la réputation du
cacao équato-guinéen tendent à se dégrader.
Les pays importateurs de cacao Equato - guinéens sont essentiellement les
Pays-Bas (15%) et l'Espagne (85%).
Le prix de vente est déterminé pour chaque campagne à partir du cours mondial
fixé à Londres, l'impact socio -politique du prix au producteur de base et des
subventions accordées pour l'achat d'intrants.
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