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DERNIERE MISE A JOUR : vendredi 18-Jul-2008 8:06 AM

Bref historique de la réforme de la filière cacao en 2001 et 2002

Autre presse - 18/7/2008

Normandie - La libéralisation de la filière cacao de Côte d’Ivoire symbolisée par la liquidation de la Caisse de Stabilisation, avait créé en 1999 de profonds problèmes dans la filière cacao aussi bien en termes de commercialisation intérieure qu’extérieure. Ces difficultés, apparues dès la mise en œuvre de la libéralisation, ont eu des répercussions importantes sur l’ensemble des intervenants cacaoyers. Au vu de ces problèmes, les autorités ivoiriennes ont recherché des solutions susceptibles de répondre aux besoins des acteurs de la filière et notamment les producteurs.

I. L’intervention de HSBC Investment Bank dans la filière cacao en 2001

Durant la fin de l’année 2001, les autorités ivoiriennes ont établi un cahier des charges pour choisir une banque d’affaires susceptible de les aider. La mission de la banque d’affaires était ainsi d’étudier la faisabilité des différents scénarios envisageables dans le cadre de la réforme souhaitée par le Gouvernement ivoirien (autorité de régulation, cadre juridique, structure financière, …) et de présenter un projet adapté, qui comprendra l’ensemble de la documentation technique, financière et juridique nécessaire à sa mise en place à brève échéance.

HSBC Investment Bank, représenté par Stéphane de Vaucelles directeur de cette institution pour la zone Afrique , est sélectionné et un contrat est signé le 5 janvier 2001 entre cette institution et le Gouvernement de Côte d’Ivoire. L’équipe constituée était composée, en dehors des membres de HSBC Investment Bank, du cabinet juridique nord-américain Mac Carthy, appuyé par un cabinet juridique ivoirien, d’experts reconnus dans le négoce international de cacao, d’experts en organisation et développement, en marchés internationaux et en financement cacao.

En mai 2001, les travaux de l’équipe ont abouti à l’élaboration de différentes options possibles au regard des objectifs du gouvernement et à leur présentation auprès des représentants des principaux acteurs de la filière et des principaux partenaires de la Côte d’Ivoire. Chacune de ces options permettait l'établissement de possibles mécanismes techniques et financiers régulatoires de la filière cacaoyère ivoirienne, faisait suite à des discussions tenues avec les différents acteurs de la filière et permettait au Gouvernement de se déterminer à court terme.

Les différents échanges avec ses partenaires institutionnels sur les options envisageables avaient permis au Gouvernement de lever les incompréhensions portant sur les systèmes présentés et laissaient la possibilité aux acteurs de la filière de mettre en place les outils régulatoires nécessaires au bon développement de ce secteur.

L’établissement de l’option gouvernementale (création de la BCC et du FRC et établissement des ventes à terme de la production cacaoyère ivoirienne) était alors possible. Ce système fondé sur trois structures visait à rétablir les ventes à terme et à limiter les abus de position dominante de certains exportateurs. Les équipes de Stéphane de Vaucelles ont alors présenté toutes les procédures techniques, juridiques, organisationnelles et financières, nécessaires pour la mise en place de ce système de commercialisation. A l’issu de ces travaux, les Autorités ivoiriennes décidaient alors de lancer l’option proposée.

II. L’intervention de CCC dans la filière cacao en 2002

Le 2 août 2001, les acteurs de la filière mettaient en place la Bourse du Café et du Cacao. Toutefois les statuts avaient été profondément modifiés par rapport aux propositions de HSBC Investment Bank. Les différents outils de contrôle étatique (convention entre l’Etat et la BCC , contrat-plan, contrôle de la gestion des fonds alloués, détermination d’un budget corrélé aux besoins réels de la structure, …) avaient été éliminés. Dès le mois d’octobre, la gestion approximative et opaque des flux financiers de la BCC et du FDPCC inquiétait les Autorités ivoiriennes qui souhaitaient voir aboutir la commercialisation par vente à terme, qui était un des objectifs de la réforme. Rappelons que l’un des prélèvements actuels est effectué en vue de constituer une réserve prudentielle, permettant à la Côte d’Ivoire de vendre à terme une grande partie de sa production cacaoyère. Les rapports entre la BCC et les Autorités de tutelle étaient devenus alors délétères.

Afin de faciliter la mise en place effective de ces structures et leur bon fonctionnement, le gouvernement a alors souhaité que ces structures puissent s’appuyer sur des experts ayant démontré leurs expertises et leur indépendance dans la filière. Les Autorités ivoiriennes ont logiquement sollicité alors HSBC Investment Bank dès le mois d’octobre 2001. Toutefois, durant le mois de novembre 2001, HSBC Investment Bank a décliné définitivement toute action complémentaire en faveur de la réforme de la filière et a demandé à Stéphane de Vaucelles d’arrêter toute discussion avec les Autorités ivoiriennes. A ce moment, Stéphane de Vaucelles gérait plus d’une dizaine de dossiers majeurs (privatisations, réorganisation, …) en Afrique.

Les Autorités ivoiriennes lui ayant demandé fortement de continuer malgré cela son action dans la filière cacao, Stéphane de Vaucelles décide alors de mettre en place cette assistance technique et constitue la société CCC à cette fin. Stéphane de Vaucelles signe le contrat d’assistance technique avec le Gouvernement de Côte d’Ivoire le 11 décembre 2001, représenté par le Premier Ministre, président du Comité Interministériel des Matières Premières, avec l’aval du Ministre de l’Economie et des Finances, du Ministre de l’Agriculture et des Ressources Animales, du Ministre de l’Industrie et du Ministre du Commerce. Stéphane de Vaucelles avait rencontré préalablement à la signature du dit-contrat le président Laurent Gbagbo. Ce dernier avait reconfirmé officiellement le souhait de voir aboutir cette réforme à la mi-janvier 2002 avec l’appui de cette assistance technique. La RTI avait d’ailleurs été convoquée par les soins des services de la Présidence à l’issu de la réunion.

Ce contrat était constitué de deux parties : un volet opérationnel de trois mois correspondant notamment à un audit de la BCC, à la mise en place du FRC, à la finalisation des procédures techniques et organisationnelles pour chaque structure de la filière et au démarrage des ventes à terme, et un volet de suivi d’un an, qui incluait la formation et l’appui technique auprès des trois structures de régulation de la filière.

La société CCC s’est appuyée sur les compétences du cabinet juridique britannique Denton Wilde & Sapte, spécialisé dans les matières premières, le cabinet d’audit international KPMG (ex-Andersen), d’un cabinet juridique ivoirien et près d’une vingtaine d’experts indépendants spécialisés, notamment dans les domaines de l’organisation, de la communication et du négoce international, soit au total près d’une quarantaine d’experts ivoiriens ou internationaux. Guy-André Kieffer était l’un d’entre eux.

Au cours des trois premier mois d’intervention, les travaux de l’assistance technique ont porté notamment sur l’étude de la procédure de commercialisation du café pour la campagne 2001 / 2002, l’audit technique et financier de la BCC, la délimitation définitive des périmètres de compétences des structure de régulation, l’établissement du FRC (statut, manuel de procédure, ressources humaines), et la procédure de commercialisation du cacao pour la campagne 2002 / 2003.

Les travaux portant sur les modalités de commercialisation du café pour la campagne 2001 / 2002 ont été concluants. Ceux portant sur l’audit technique et financier de la BCC ont subi de nombreux retards liés aux équipes de la BCC, qui ne permettaient pas aux équipes d’auditeurs de l’Assistance technique de pouvoir remplir leur mission. Les travaux portant sur l’établissement du FRC (statuts, organisation, ressources humaines) ont été finalisés en février 2002.

 

Affaire Kieffer : "démenti catégorique" de Français mis en cause par Abidjan

AFP - 17/7/2008

PARIS - Deux des quatre Français mis en cause vendredi par la justice ivoirienne dans la disparition du journaliste Guy-André Kieffer ont apporté un "démenti catégorique" jeudi à ces accusations.
"Stéphane de Vaucelles et Eric Latham apportent un démenti catégorique à toutes les allégations du procureur de la République d'Abidjan Raymond Tchimou concernant leur implication directe ou indirecte sur la disparition de Guy-André Kieffer le 16 avril 2004 en Côte d'Ivoire", affirme leur avocat Me Vincent Asselineau dans un communiqué.
Au cours d'une conférence de presse le 12 juillet, Raymond Tchimou, avait affirmé que le journaliste indépendant franco-canadien avait été l'objet de menaces par des Français avec lesquels il avait travaillé comme consultant.
Deux d'entre eux, MM. de Vaucelles et Latham, qui dirigeaient une société d'expertise appelée Commodities Corporate Consulting (CCC), auraient même selon lui proféré "des menaces de mort" à l'encontre de Kieffer.
Selon le procureur, leur mobile résiderait dans des "chantages" qu'aurait exercé le journaliste à partir d'informations compromettantes sur ces responsables. Il s'apprêtait même "à révéler un réseau de blanchiment d'argent" impliquant la CCC, avait-il avancé, réclamant la mise en examen des quatre hommes.
Des "déclarations fantaisistes et diffamatoires au regard des liens d'amitié et de fraternité qui les unissaient avec Guy-André Kieffer", dénonce l'avocat.
La CCC s'était contentée d'intervenir "à la demande des autorités ivoiriennes" de janvier à avril 2002 "pour auditer et réorganiser les structures de régulation de la filière cacao du fait de leur mauvaise gouvernance et de leur incapacité à garantir un prix correct aux producteurs ivoiriens de cacao", explique Me Asselineau.
Dans une déclaration à RFI, Jean-Michel Aron-Brunetière avait lui démenti vendredi toute implication dans la disparition du journaliste.
La conférence de presse du procureur d'Abidjan est intervenue trois jours après la convocation comme témoins de l'épouse du président ivoirien, Simone Gbagbo, et du ministre du Plan, Paul-Antoine Bohoun Bouabré. Aucun des deux n'a répondu à la demande du juge Patrick Ramaël.

 

Hausse du carburant: appel à la grève d`une importante centrale syndicale

AFP - 15/7/2008

ABIDJAN - La plus importante centrale syndicale de Côte d'Ivoire a lancé mardi un appel à une "grève d'avertissement" de 48 heures à compter de jeudi, exigeant un "déblocage des salaires" pour compenser la récente hausse du prix des carburants, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UGTCI), qui revendique 80% des 400.000 travailleurs du secteur formel dans le privé et le public, a dénoncé au cours d'une assemblée générale extraordinaire à Abidjan "une érosion permanente et dramatique du pouvoir d'achat des travailleurs".
L'UGTCI a décrit une "situation grave, même très grave" avant de réclamer un "déblocage des salaires" dans le privé et la fonction publique où les salaires n'ont pas évolué depuis dix ans.
La plus vieille centrale syndicale du pays, qui n'avait appelé à un débrayage depuis des années, a indiqué qu'elle allait déposer mardi un préavis pour une "grève d'avertissement" de 48 heures.
"Si rien n'est fait après cette grève, nous aviserons", a ajouté François Adé-Mensah, secrétaire général de l'UGTCI évoquant une possible reconduction du mouvement la semaine prochaine.
"Nous sommes dans un pays où tout le monde fait ce qu'il veut, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles", a déclaré M. Adé-Mensah, applaudi par environ 500 délégués.
Mardi, les chauffeurs de taxis et de minicars d'Abidjan ont poursuivi leur grève déclenchée la veille pour protester eux-aussi contre la hausse du prix des carburants. Une grève largement suivie et qui touchait aussi la ville de San Pedro, qui abrite un important port d'exportation de café et cacao.
Le prix du carburant en Côte d'Ivoire a connu le 7 juillet une hausse de 29,2% pour le litre de super et de 44% pour le gazole, pour atteindre respectivement 795 FCFA (1,21 euro) et 785 FCFA (1,20 euro).
Le gouvernement a justifié cette hausse, la première depuis juillet 2005, par l'envolée des cours mondiaux des hydrocarbures et la charge que représentaient les subventions de l'Etat pour maintenir les prix.

 

Côte d`Ivoire: deux intérimaires nommés à la tête de la Bourse du café-cacao

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AFP - 4/7/2008

ABIDJAN - Deux nouveaux dirigeants ont été nommés à la tête de la Bourse du café-cacao (BCC) de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, pour assurer l'intérim des anciens patrons écroués pour de présumées malversations, a-t-on appris vendredi auprès de la BCC.
Un président du conseil d'administration (PCA), M. Edoukou Angoua Kouadio et un nouveau directeur général, Alexi Nezzi assurent l'interim des deux responsables poursuivis, Lucien Tapé Do et Tano Kassi.
"J'ai été désigné par le Conseil d'administration et le conseil de surveillance pour assurer l'intérim (de Lucien Tapé Do) jusqu'à la fin de la procédure judiciaire", a déclaré à l'AFP M. Angoua Kouadio.
"J'ai été choisi parce que je suis un administrateur simple de la BCC qui n'était pas cité dans cette affaire" de malversations, a-t-il ajouté.
M. Angoua Kouadio a également annoncé qu'un "nouveau directeur général, Alexi Nezzi, a été nommé hier (jeudi) pour assurer l'intérim" de M. Tano Kassi.
M. Angoua Kouadio a souligné que les nouveaux dirigeants de la BCC, chargée de la commercialisation du cacao ivoirien, "feront en sorte, avec l'Etat, que les prix +bord-champ+ (aux producteurs, ndlr) soient respectés pour améliorer les conditions de vie des planteurs".
Une vaste enquête judiciaire dans la filière cacao, ouverte en octobre 2007 à la demande du président Laurent Gbagbo, a débouché sur l'arrestation, depuis le 18 juin, de la quasi-totalité des dirigeants des structures de régulation de la filière pour "détournement de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie".
Des personnalités réputées proches du FPI, comme Angeline Kili, présidente du Fonds de régulation du cacao (FRC), Lucien Tapé Do, président de la Bourse café-cacao (BCC) et Firmin Kouakou, un directeur départemental de campagne de M. Gbagbo en vue des élections, figurent parmi les inculpés.
Lundi, trois responsables de l'Autorité de régulation du café-cacao (ARCC), structure étatique chargée de contrôler la filière café-cacao, Placide Zoungrana, son directeur exécutif Didier Gbogou et sa directrice financière Dominique Coffi, ont également été écroués dans le cadre de cette affaire.

 

Côte d`Ivoire: début de regroupement et de démobilisation des mutins (FN)

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AFP - 4/7/2008

ABIDJAN - Les soldats de l`ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN), qui s`étaient mutinés le 28 mai dans les villes de Séguéla et Vavoua (centre-ouest de la Côte d`Ivoire), ont accepté jeudi de cesser leur mouvement et certains à être démobilisés, a-t-on appris auprès des FN.

Une soixantaine de mutins de Séguéla, qui s`étaient retranchés dans un camp à l`extérieur de la ville, ont été transportés dans l`après-midi sous escorte des casques bleus de l`ONU et des soldats français de l`opération Licorne dans la ville de Kani (environ à 50 km au nord).

Un autre groupe est parti peu avant 20H00, a constaté un correspondant de l`AFP.

A Kani, chaque mutin a perçu sa "prime de démobilisation" de 90.000 FCFA (137.20 EUR), une allocation mensuelle prévue par l`accord de paix de Ouagadougou signée en mars 2007 entre les FN et le président Laurent Gbagbo.

En raison des capacités du site de Kani, qui accueille déjà des anciens combattants, les autres mutins seront regroupés en plusieurs "vagues", a expliqué à l`AFP le porte-parole militaire des FN, Seydou Ouattara.

A Vavoua, "tout est rentré dans l`ordre. Ils ont présenté des excuses", a ajouté Seydou Ouattara, précisant que l`état-major allait rapidement répondre aux "griefs" des mutins de Vavoua qui réclamaient de meilleures conditions de vie.

L`autre revendication, concernant le maintien de leurs chefs de poste, sera étudiée par un "conseil militaire" à Bouaké, quartier général des FN, a-t-il ajouté.

Le porte-parole militaire a démenti que les mutins de Vavoua ont exigé le retour de leur ancien chef de guerre, Zacharia Koné, qui a dirigé pendant des années la zone de Séguéla et Vavoua.

Cette revendication avait pourtant été exprimée par une partie de ces éléments, selon plusieurs sources contactées par l`AFP.

"C`est une partie de ceux de Séguéla qui ont revendiqué le retour de Zacharia", a reconnu le porte-parole militaire à propos de l`ancien commandant, en exil à Ouagadougou après avoir été limogé le 18 mai pour "acte d`indiscipline".

Zacharia Koné fait partie des chefs de guerre qui ont mené la rébellion pour renverser le président Gbagbo en septembre 2002 avant de conquérir la moitié de la Côte d`Ivoire.

En mars 2007, les FN ont signé un accord de paix visant à réunifier le pays et à organiser une élection présidentielle, prévue le 30 novembre 2008. Cet accord prévoit un processus de démobilisation, avec intégration d`une partie des rebelles dans l`armée régulière ou leur réinsertion dans la vie civile.

Ce volet tarde à se mettre en place et seule une partie des ex-rebelles ont été regroupés, touchant alors une "prime de démobilisation".

 

La Colombie annonce la libération d`Ingrid Betancourt

La Colombie annonce la libération d`uen quinzaine d`otages détenus par les Farc, dont Ingrid Betancourt. /Photo diffusée le 30 novembre 2007
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mercredi 2 juillet 2008 - Par Reuters

© Reuters par Présidence colombienne


BOGOTA - La Colombie a annoncé mercredi la libération par l'armée de la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt et de trois otages américains aux mains des Farc.

Le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a déclaré que tous les anciens otages étaient en relativement bonne santé après des années de détention dans la jungle. Onze militaires ou policiers ont également été libérés.

L'opération de sauvetage s'est déroulée mercredi dans la jungle de Guaviare, dans le sud du pays.

Cette nouvelle est un succès important pour le président colombien Alvaro Uribe, qui a fait de la lutte contre les Farc sa première priorité.

"C'était une opération sans précédent", s'est félicité le ministre de la Défense devant des journalistes. "Cela rentrera dans l'histoire par son audace et son efficacité."

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) retenaient une quarantaine d'otages de premier plan comme monnaie d'échange contre des centaines de militants emprisonnés.

Parmi eux, Ingrid Betancourt, candidate du parti Vert à l'élection présidentielle en Colombie, avait été capturée le 23 février 2002.

Une vidéo des Farc diffusée à la fin de l'an dernier l'avait montrée très amaigrie et déprimée.

"Je suis comblée de joie", a déclaré Astrid Betancourt, sa soeur, à l'annonce de sa libération. "Ce furent de longues années d'attente.

Dès son élection en mai 2007, le président français Nicolas Sarkozy avait fait de sa libération une de ses priorités affichées.

"Je voudrais remercier toutes les personnes impliquées, y compris le président Sarkozy", a déclaré Hervé Marot, porte-parole du comité de soutien.

Les trois otages américains travaillaient pour le département de la Défense et ont été capturés en 2003 après la chute de leur avion dans la jungle lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants.

Les Farc, plus vieux mouvement rebelle d'Amérique du Sud, ont été repoussés dans des endroits isolés du pays et ne compteraient plus que 9.000 combattants contre 17.000 auparavant.

Hugh Bronstein, version française Jean-Stéphane Brosse

 

Mutinerie en Côte d`Ivoire: retour à la "normalité", selon M. Soro

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AFP - 1/7/2008

BOUAKE - Le Premier ministre Guillaume Soro a affirmé mardi que la "normalité" était revenue dans le centre-ouest de la Côte d`Ivoire où a éclaté une mutinerie au sein de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) dont il est le chef.

"Nous sommes convenus de continuer à travailler ensemble avec les +forces impartiales+ (Casques bleus de l`ONU et soldats français de Licorne, impartiales+ ndlr) pour que la sérénité, la tranquillité revienne partout, notamment à Séguéla et à Vavoua, où les généraux (des FN) nous ont fait un point succinct de la situation et de l`ambiance", a déclaré à la presse M. Soro.

"La situation est naturellement à l`amélioration puisque la normalité y est revenue", dans ces deux localités où des ex-combattants FN se sont soulevés samedi pour réclamer de meilleures conditions de vie et dénoncé leur nouveau commandement, a ajouté le Premier ministre.

Le Premier ministre s`exprimait à l`issue d`une réunion de crise de trois heures à Bouaké (centre), quartier général des FN, avec l`ambassadeur de France en Côte d`Ivoire, André Janier, le général commandant Licorne, Bruno Clément-Bollée, et des responsables, militaire et civil, de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci).

"Nous avons abordé toutes les questions liées au processus de sortie de crise notamment le financement et le déroulement de tout le mécanisme électoral", a ajouté M. Soro.

La veille, un proche de M. Soro avait critiqué les Forces impartiales, estimant qu`elles ne remplissaient pas leur rôle dans la sécurisation du processus de démobilisation des ex-belligérants.

Il avait aussi dénoncé la lenteur des bailleurs de fonds pour financer le processus de sortie de crise qui prévoit une élection présidentielle le 30 novembre.

Quelque 1.800 soldats français et 8.000 Casques bleus sont encore déployés en Côte d`Ivoire, coupée en deux depuis septembre 2002 entre un Sud loyaliste et un Nord sous contrôle FN.

A Séguéla, les tractations sous la médiation de l`Onuci se poursuivaient mardi après-midi entre les mutins et l`état-major des FN arrivée la veille, a constaté un correspondant de l`AFP.

Des négociations directes étaient prévues en fin de journée entre état-major FN et mutins.

Des patrouilles mixtes Licorne et Onuci ont continué à circuler mardi dans les deux localités où le calme régnait.

Les mutins représentent au total 110 éléments, dont 80 à Séguéla, a affirmé lundi soir le porte-parole des FN.

A Séguéla, ils se sont regroupés dans un camp à la sortie de la ville où se trouvaient des militaires et véhicules blindés de l`Onuci et de Licorne, a constaté un correspondant de l`AFP.

La mutinerie a éclaté samedi dans les deux villes et des combats en ex-rebelles ont fait deux morts et deux blessés à Séguéla, selon un dernier bilan.

Côte d`Ivoire: le FPI "salue" les arrestations dans la filière cacao

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AFP - 30/6/2008

ABIDJAN - Le parti du président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a "salué" lundi la vague d`arrestations qui a frappé les principaux dirigeants de la filière cacao, dans le cadre d`une enquête sur de présumées malversations, y voyant "une moralisation de la vie publique".
Le FPI, dont certains cadres ou membres font partie des personnes arrêtées, a salué "l`initiative du chef de l`Etat qui traduit ainsi dans les actes son engagement clairement exprimé de moraliser la vie publique", selon un communiqué du parti rendu public lundi.
Le parti présidentiel encourage M. Gbagbo à "lutter sans complaisance contre tout comportement attentatoire à la bonne gestion des finances publiques".
Le FPI, qui était resté muet jusqu`à présent sur cette affaire, reconnaît que "certains de ces militants, cadres du parti, exerçant des fonctions de direction au sein des structures, figurent au nombre des inculpés".
Le parti observe toutefois "qu`à ce stade de la procédure, les mis en cause bénéficient de la présomption d`innocence et sont assurés de la solidarité du parti".
"Devant l`émotion suscitée par ces arrestations, le FPI appelle d`abord ses militants et sympathisants à faire confiance au chef de l`Etat (...) et à la justice", ajoute le communiqué.
A cinq mois, jour pour jour, de l`élection présidentielle, le FPI appelle aussi à "ses militants et sympathisants au calme et à la sérénité et les invite à poursuivre avec détermination la mission de mobilisation et de préparation des prochaines échéances électorales".

Le président Gbagbo ne s`est pas encore déclaré candidat à la présidentielle du 30 novembre mais son parti appelle depuis des mois les électeurs ivoiriens à voter pour lui.

Une vaste enquête judiciaire dans la filière cacao, dont la Côte d`Ivoire est le premier producteur mondial, a été ouverte en octobre à la demande du chef de l`Etat.

Cette enquête a débouché sur l`arrestation, depuis le 18 juin, de la quasi-totalité des dirigeants des structures de régulation de la filière.

Figurent parmi eux des personnalités considérées comme proches du FPI, comme Angeline Kili, présidente du Fonds de régulation du cacao (FRC) et Lucien Tapé Do, président de la Bourse café-cacao (BCC), ou encore Firmin Kouakou, un directeur départemental de campagne de M. Gbagbo en vue des élections.

Les dernières incarcérations remontent à vendredi, dont celle du directeur général du Fonds de garantie des coopérative du café-cacao (FGCCC), Jean-Claude Bayou, un cadre du FPI.

La force ne sera pas employée contre les rebelles mutins (FN)

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AFP - 30/6/2008

Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a donné des "instructions claires" pour ne pas employer la force contre les soldats FN qui se sont soulevés samedi, a indiqué dimanche à l'AFP un de ses conseillers.
"Le Premier ministre a donné des instructions claires pour qu'il n'y ait pas un seul coup de feu", a expliqué par téléphone Alain Lobognon, conseiller en communication de M. Soro et directeur de la communication des FN.
Le soulèvement samedi dans les villes de Séguéla et Vavoua (centre-ouest, sous contrôle des FN) ne s'apparente pas à une mutinerie. Il s'agit plutôt "d'éléments contestataires", a souligné M. Lobognon.
"Les éléments contestataires de Séguéla et Vavoua sont "sous la protection de l'Onuci (Opération de maintien de la paix des Nations unies en Côte
d'Ivoire) et de (la force française) Licorne", a affirmé le conseiller de M.
Soro.
"Les +forces impartiales+ (Onuci et Licorne, ndlr) sont en contact avec l'état-major FN pour la mise en oeuvre d'un plan de sécurisation des éléments contestataires", a-t-il ajouté.
Joint par téléphone, le commandant de la zone de Séguéla, Issiaka Ouattara, dit Wattao, qui se trouvait à Bouaké au moment du soulèvement, a confirmé avoir reçu "des ordres du Premier ministre pour maintenir le calme, c'est tout".
"J'ai donné l'ordre à mes hommes de ne pas tirer et de rester en place", a ajouté le commandant Wattao qui se dirigeait dimanche vers Séguéla avec sa garde rapprochée.
"Il ne faut pas lancer une offensive. Ce sont nos éléments après tout", a ajouté le numéro deux de l'état-major FN.
Interrogée par l'AFP, la force Licorne a confirmé que "l'Onuci s'est déployée dans la ville de Séguéla avec des patrouilles pour assurer le retour au calme".
"Licorne n'est pas directement déployée mais s'est mise en position pour intervenir en cas de besoin", a ajouté son porte-parole, le lieutenant-colonel François Guillermet.
Guillaume Soro se trouvait par ailleurs dimanche à Bouaké, quartier général des FN, pour une cérémonie commémorant le premier anniversaire de l'attentat dont il avait été victime dans cette ville le 29 juin 2007.
Des inconnus avaient ce jour-là tiré à la roquette sur son avion au moment de l'atterrisage, faisant quatre morts parmi sa délégation. L'enquête judiciaire n'a pas encore permis de désigner les auteurs ou commanditaires de cet attentat même si des membres issus de la rébellion sont soupçonnés d'en être à l'origine.

Ventes de meubles d`une résidence de la Côte d`Ivoire : 7,5 millions d`euros

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AFP - 29/6/2008

PARIS - La vente aux enchères par la République de Côte d'Ivoire de meubles, objets d'art et toiles de maîtres, d'un hôtel particulier qu'elle possède à Paris, a rapporté 7,5 millions d'euros (hors les frais) dimanche à Fontainebleau, a indiqué la maison de vente Osenat.
Parmi les plus belles pièces, une toile de Renoir, "La femme au fagot", a été adjugée 1,8 million d'euros au marteau. Un tableau de Pierre Bonnard, "Arbre en fleurs dans le Dauphiné", a été enlevé à 144.000 euros et un Van Dongen, "Bouquet de fleurs", à 234.000 euros.
Au total, une centaine de lots issus de l'Hôtel de Masseran, datant du XVIIIè siècle, étaient mis en vente. Cet hôtel particulier de 3.000 m2, situé près des Invalides, était la propriété personnelle du président Felix Houphouët-Boigny qui l'a légué à sa mort en 1993 à la Côte d'Ivoire. Resté inoccupé depuis, l'hôtel doit être restauré grâce au produit de la vente, pour servir de résidence officielle aux présidents ivoiriens de passage à Paris.
Une paire de bas d'armoire (XVIIIè) s'est vendue 1,2 million d'euros, un canapé et six fauteuils Louis XVI 485.000 euros et une commode Riesener 470.000 euros. Une paire de coupes en agathe fin du règne de Louis XV a atteint 320.000 euros, record mondial pour ce type de pièces, a précisé Osenat.
Selon la maison de vente, les enchères ont connu une grande affluence, avec notamment des acheteurs turcs, russes, américains, belges et suisses.

Cacao ivoirien: des enfants réalisent souvent un travail dangereux (rapport)

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AFP - 27/6/2008

ABIDJAN - La majorité des enfants qui travaillent dans les plantations de cacao en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, "ont été impliqués au moins une fois dans un travail dangereux", notamment le port des charges lourdes et le brûlis, selon un rapport officiel publié vendredi.
Plus de 53% des enfants interrogés ont été impliqués directement dans "le port de charges lourdes", et plus de 16% dans des opérations de "brûlage", selon le rapport final d'une enquête de l'Agence nationale d'appui au développement rural (Anader).
Pour les travaux de "traitement de pépinières" et "d'épandage d'engrais" et de "pesticides", les pourcentages d'enfants impliqués sont respectivement de 11,5%, 8,4% et 4,6%, mais ces taux passent à 19,1%, 20,4% et 35,5% en "exposition indirecte", indique le rapport.
"Les enfants dont l'âge varie entre 6 et 14 ans sont les plus exposés aux travaux dangereux", selon l'enquête menée par l'Anader de décembre 2007 à février 2008 dans 36 villages sur 18 départements.
Les plantations de cacao dans les régions visitées sont très souvent des petites exploitations familiales (94%) où la plupart des enfants participent aux travaux de la cacaoculture (89%), relève l'enquête qui constate une moyenne de six enfants en moyenne par foyer.
La plupart des enfants impliqués dans la cacaoculture ont un lien de parenté avec le couple d'exploitants (pour 76% le père, pour 72% la mère) ou un membre de la famille. "Moins de 2% des enfants n'est pas membre du ménage", souligne le rapport.
"Des preuves manifestes de restriction de liberté ou d'abus sur enfants vivant dans les ménages de producteurs de cacao n'ont pas pu être formellement établies par l'étude", indique le rapport qui affirme que "sur 1.313 enfants interrogés, aucun d'entre eux n'a déclaré être lié par la dette".
Fautes de moyens, seuls 63% sont toutefois scolarisés, et sur ces enfants, 60% ne savent pas lire et 22% lisent difficilement, indique le rapport.

Droits de l`Homme: situation encore préoccupante dans l`Ouest ivoirien (ONU)

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AFP - 27/6/2008

ABIDJAN - La situation des droits de l'Homme reste encore préoccupante dans l'Ouest ivoirien, a indiqué jeudi un responsable de l'Opération de maintien de la paix de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), avec des cas de "civils sommairement abattus" et de "femmes violées".
Ces faits ont été évoqués par les populations des régions du Moyen Cavally et des 18 Montagnes (centre-ouest) au cours d'une visite en juin d'une délégation menée par chef de la division des droits de l'Homme de l'Onuci, Simon Munzu, dont les propos sont rapportés dans un communiqué de l'Onuci.
Même si l'on constate "une amélioration dans l'ensemble du climat général", les habitants ont déploré la persistance "de milices locales toujours armées"
dans ces région où "l'on note des attaques récurrentes par des bandes armées organisées et des coupeurs de route", notamment sur l'axe Duékoué-Bangolo, a expliqué M. Munzu.
"Au cours de ces attaques, des civils ont été sommairement abattus, des femmes et des petites filles violées, les biens arrachés", a-t-il poursuivi en ajoutant que ces "bandes armées attaquent même des cortèges funéraires sur l'axe Guitrozon-Man".
Ces régions sont aussi le théâtre de "rivalités violentes et parfois sanglantes sur fond d'occupation et exploitation de terre par des communautés immigrées et l'exigence de leur restitution par des populations autochtones", a indiqué M. Munzu, citant le cas d'une médiation onusienne dans un village près de Duékoué.
"Cette situation se complique par le phénomène de +nouveaux venus+, populations venant des pays étrangers qui envahissent, occupent et exploitent des terres laissées vacantes par leurs propriétaires, déplacés internes dans certaines localités", a noté M. Munzu.
Le responsable de l'Onuci a aussi rapporté des "exactions que des éléments des Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) continuent à infliger aux villageois, y compris la confiscation de leur bétail", ainsi que des arrestations abusives dans la région de Man.
Les FN ont signé en mars 2007 un accord de paix avec le président Laurent Gbagbo visant à réunifier le pays, coupé en deux depuis leur tentative de coup d'Etat en septembre 2002.
Cet accord prévoit un processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants qui peine à se mettre en place, en particulier pour les miliciens de l'Ouest qui ont soutenu le régime du président Gbagbo pendant le conflit.
L'Ouest ivoirien a été le théâtre de nombreuses violations des droits de l'Homme pendant ce conflit, provoquant des déplacements de populations. Des affrontements ont également eu lieu entre des villageois et des ressortissants ouest-africains, notamment burkinabè, venus travailler dans les plantations de cacao.

Côte d`Ivoire: des producteurs de cacao accusent des ministres de corruption

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AFP - 25/6/2008

La principale association de producteurs de cacao de Côte d`Ivoire, premier exportateur mondial, a exigé mercredi la libération des dirigeants de la filière café-cacao récemment incarcérés pour "détournements de fonds" et mis en cause plusieurs ministres en exercice.

"Nous exigeons la libération de nos leaders sans délai si les vrais coupables que sont les ministres et les membres du comité d`examen sont en liberté", a déclaré lors d`un point de presse Christophe Kottin, porte-parole de l`Association nationale des producteurs de cacao de Côte d`Ivoire (Anaproci).

M. Kottin a accusé différents ministres de tutelle de la filière café-cacao en exercice depuis 2001 d`avoir "détourné l`argent des producteurs notamment Alphonse Douati, (Sébastien) Dano Djédjé et Amadou Gon Coulibaly", en tant que ministre de l`Agriculture, et "Antoine Bohoun Bouabré et Charles Koffi Diby", en tant que ministres de l`Economie et des Finances.

L`Anaproci a aussi réclamé "un audit général des prélèvements (encaissés par l`Etat), le relevé des comptes séquestres logés à la BCEAO (Banque
centrale des Etats de l`Afrique de l`Ouest) et à la BNI (Banque nationale d`investissement, publique) et l`audition des ministres de tutelle".

"On estime à ce jour à plus de 600 milliards de FCFA (915 millions d`euros) les redevances prélevées au titre des structures de gestion de la filière", a indiqué le porte-parole de l`Anaproci, soulignant que ces structures "n`ont pu utiliser que 160 Mds de FCFA (244 M EUR)".

"Où est donc passé le reste des milliards de que l`Etat a géré seul au niveau des comptes séquestres?", s`est interrogé M. Kottin.

"Les ressources dont il est question ne sont que l`épargne privée des producteurs", a-t-il ajouté, soulignant que "toutes les acquisitions des producteurs ont fait l`objet d`un accord préalable des différents ministres de tutelle, représentés dans les conseils d`administration" des structures de la filière.

L`Anaproci a également rappelé que les dirigeants incarcérés avaient, "en décidant de donner à l`Etat une partie de l`argent des producteurs", permis de soutenir le régime du président Laurent Gbagbo pendant la crise politico-militaire survenue en 2002.

"C`est encore eux qui ont permis au pouvoir en place d`organiser et de soutenir le mouvement patriotique" des jeunes pro-Gbagbo lors des événements de novembre 2004, a lancé M. Kottin.

Il s`agit de la première réaction de l`Anaproci depuis les inculpations fin mai des principaux dirigeants de la filière accusés de "détournements de fonds, d`abus de confiance, d`abus de biens sociaux, d`escroquerie, de faux et usage de faux en écriture de commerce ou de banque".

Le président de l`Anaproci Henri Kassi Amouzou, également président du Fonds de développement et de promotion des activités des producteurs de café-cacao (FDPCC), fait partie des personnes incarcérées depuis le 18 juin.

Parmi elles figurent aussi le président de la Bourse café-cacao (BCC) Lucien Tapé Do, la présidente du Fonds de régulation et de contrôle (FRC) Angeline Kili et son directeur général Firmin Kouakou, considérés comme des proches de Laurent Gbagbo ou de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI).

L`Afrique plus exposée aux effets du changement climatique (experts)

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AFP - 23/6/2008

GRAND-BASSAM (Côte d'Ivoire) - La déforestation très avancée des forêts africaines expose le continent aux effets les plus "brutaux et dévastateurs du changement climatique", a estimé lundi le directeur de l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT).
"L'Afrique sera le continent le plus affecté par le changement climatique.
Le taux de déforestation est le plus élevé par rapport aux autres continents", a déclaré le Camerounais Emmanuel Ze Meka, à l'ouverture d'une rencontre internationale à Grand-Bassam (près d'Abidjan) sur le "boisement et le reboisement".
"Une bonne partie de la population vit en milieu rural et est extrêmement dépendante des ressources forestières d'où elle tire l'essentiel de ses moyens de subsistance", a-t-il poursuivi lors de cette réunion de quatre jours.
"D'une manière générale, cette population est extrêmement vulnérable aux effets du changement climatique du fait que la grande majorité vit en dessous du seuil de pauvreté (...) limitant ainsi les possibilités d'adaptation", selon lui.
"La lutte contre le changement climatique et l'adaptation à ces effets représente pour l'Afrique un enjeu extrêmement important", a-t-il ajouté, soulignant que "l'Afrique dispose d'immenses espaces qui demandent à être reboisés".
La rencontre de Bassam regroupe des experts venus de Côte d'Ivoire, Cameroun, Congo, Gabon, République démocratique du Congo, Congo, République centrafricaine, Liberia, Nigeria, Ghana et Togo, ainsi que du Japon, de Corée et d'Inde.
Ces experts vont évoquer la "révision" des procédures d'exécution du Mécanisme pour un développement propre (MDP) décidé en 1997 par le protocole de Kyoto, afin d'atténuer les effets du changement climatique en aidant les pays en développement.
"Les conditions du MDP, grâce auquel des pays du Nord peuvent investir dans les pays du Sud et générer des profits pour le développement durable, sont complexes", a expliqué Cyril Loisel, chargé de mission Energie renouvelable à l'Office national des Forêts (ONF) en France.
"Le MDP impose que les terrains sur lesquels on va reboiser soient restés déforestés depuis au moins 1990. Dans beaucoup de circonstances, en Côte d'Ivoire comme dans d'autres pays de la sous-région, il est assez difficile de démontrer que ces terrains sont restés nus pendant cette période. Cela pose un problème et disqualifie beaucoup de projets potentiels", a déploré M. Loisel.
"Si nous ne sommes pas éligibles aux différents mécanismes de financement du MDP, c'est parce que nous n'avons pas été suffisamment pertinents pour trouver des projets", a déclaré pour sa part le ministre ivoirien de l'Environnement et des Eaux et Forêts", Daniel Ahizi, appelant les parties concernées à "se ressaisir"
L'OIBT est une organisation intergouvernementale qui favorise la conservation, la gestion, l'exploitation ainsi que le commerce durable des ressources des forêts tropicales.
Ses 59 membres représentent environ 80% des forêts tropicales du monde et 90% du commerce mondial des bois tropicaux.

Côte d`Ivoire: nouvelles arrestations dans la filière cacao

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AFP - 20/6/2008

ABIDJAN - La responsable de Fonds de régulation du café-cacao (FRC) de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de fèves, Angeline Kili, a été entendue vendredi dans le cadre d'une enquête sur des malversations puis incarcérée, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Mme Kili, ancienne conseillère du président Laurent Gbagbo et considérée comme une proche du chef de l'Etat, a été entendue par un juge en tant que présidente du conseil d'administration du FRC.

Le directeur général du FRC, Firmin Kouakou, et un cadre de cette structure, Prosper Kouassi, ont été également entendus par le juge d'instruc