REVUE DE PRESSE

MATIERES PREMIERES

DATE MISE A JOUR : 05 - 11 - 2009

Accord cadre Nestlé Côte d’Ivoire-Cnra - Un partenariat pour booster la production cacaoyère

Patriote - 4/11/2009

La production à grande échelle en Côte d'Ivoire de cacaoyers sélectionnés est en marche. En effet, récemment, à l’hôtel Pullman, Nestlé Côte d’Ivoire et le Cnra (Centre national de recherche agronomique), ont paraphé un accord cadre de collaboration scientifique et technique. A terme, il s’agit de produire un million de plants de cacaoyers par an à partir de 2012. Cette collaboration a deux aspects principaux. A savoir, la propagation par la technique d'embryogenèse somatique de plants de cacaoyers très productifs et tolérants aux maladies. Ainsi que l'évaluation en milieu paysan de ces cacaoyers et l'assistance technique aux planteurs pour assurer leur exploitation dans les meilleures conditions possibles. « C’est une collaboration pour une durée de deux ans renouvelables pour produire par culture in vitro les variétés performantes de cacaoyers mises au point par le Cnra. Le Cnra mettra son matériel performant et ses spécialistes en culture in vitro à la disposition de Nestlé », a indiqué Yo Tiémoko, Directeur général du Cnra. Quant à Pierre Broum, Directeur du Centre de recherche et de développement (Crd) de Tours, en France, il a souligné que ce partenariat va aider à la relance de la cacaoculture en Côte d’Ivoire. « Il s’agira de mettre à la disposition des paysans, des variétés plus résistantes et tolérantes aux maladies du cacaoyer. Nous voulons apporter notre soutien à la cacaoculture ivoirienne en améliorant la rentabilité et la qualité du cacao. On pourra améliorer le rendement en obtenant 1,2 tonne à l’hectare contre 400 kg en ce moment », a expliqué M. Broum. Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Cissé Bacongo, a salué ce partenariat qui va permettre de répondre au défi d’une cacaoculture durable en Côte d’Ivoire.
Jean-Eric ADINGRA

Publié le 20/10/2009 à 19:31 Reuters

Les cours du caoutchouc ont regagné un bon niveau, selon SIPH  Click here to find out more!

Les cours du caoutchouc ont retrouvé un niveau satisfaisant au second semestre, soutenus par la baisse de la production et les signes de reprise du marché automobile, déclare le directeur général adjoint de la Société internationale de plantation d'hévéas (SIPH).

Cette filiale du groupe franco-ivoirien SIFCA, détenue à 20% par le manufacturier français de pneumatiques Michelin, table toutefois sur un chiffre d'affaires 2009 en baisse par rapport à l'année précédente.

Le chiffre d'affaires 2009 devrait être "forcément moins élevé" qu'en 2008, a dit Olivier de Saint-Seine lors d'une interview à Reuters. "C'est difficile d'être au-dessus de l'année dernière, on est obligés d'être en dessous", a-t-il souligné. La SIPH avait publié un CA 2008 de 269,2 millions d'euros.

L'activité du groupe a pâti au premier semestre des niveaux atteints par les cours du caoutchouc naturel, qui sont retombés en décembre 2008 à leur plus bas niveau depuis trois ans.Entre leurs sommets de juillet 2008 et la fin novembre de la même année, les cours ont chuté de 52%.

"On avait vu une année 2009 qui pouvait être catastrophique (pour le groupe, ndlr), et finalement on a eu des cours qui se sont mieux tenus et qui atteignent aujourd'hui des niveaux qui sont bons", a souligné le DG adjoint de la SIPH.Ce rebond s'explique essentiellement par une production plus faible que prévu qui a joué favorablement sur les prix ainsi que par l'impact des aides publiques à l'automobile, notamment en Chine, premier consommateur mondial de caoutchouc. (Pour en savoir plus: )

"L'augmentation de la production automobile est toujours un bon signe, même si ce qui est important en consommation de caoutchouc naturel c'est surtout le pneu poids lourds, génie civil et aviation", note-t-il. Le secteur automobile représente 70% des débouchés du secteur.La production de caoutchouc a pâti d'un hivernage -- saison de production réduite -- plus long que d'habitude, ainsi que de conditions climatiques défavorables en Thaïlande et en Indonésie, les deux premiers producteurs mondiaux qui extraient à eux deux plus de la moitié du caoutchouc naturel du globe.

Selon le Groupe international d'études sur le caoutchouc (IRSG), la production mondiale avait décru de 3,7% sur un an à fin juin.

INCERTITUDE SUR L'ÉVOLUTION DES COURS

Mais, Olivier de Saint-Seine note que l'incertitude demeure sur la poursuite du rebond des cours, qui évoluaient mardi à 223 yens le kg (1,65 euro) en livraison octobre sur le marché futures de Tokyo."On ne voit pas une reprise telle que ça puisse vraiment 'booster' les prix. Ceci dit, personne dans la profession n'envisageait de voir remonter les cours au-dessus de deux dollars (1,35 euro, ndlr)", a-t-il déclaré, précisant que le seuil de rentabilité de la SIPH se situe entre 0,90 et un euro le kg.

Disposant de plantations d'hévéas dans quatre pays, Côte d'Ivoire, Nigeria, Ghana et Liberia, la SIPH produit 120.000 tonnes de caoutchouc chaque année, soit près d'un tiers de la production du continent africain (400.000 tonnes). Michelin, partenaire de la SIPH depuis 2002 et actionnaire depuis 2006, représente à lui seul 40% des ventes du producteur.

Mais les géants du caoutchouc se trouvent plutôt en Asie du Sud-Est, avec notamment dans un marché où les prix se décident à Tokyo ou à Singapour.La SIPH, fondée en 1905 sous le nom de "Société indochinoise de plantations" a dû quitter les actuels Vietnam et Cambodge après la décolonisation pour se recentrer sur l'Afrique.

Interrogé sur d'éventuelles acquisitions en Asie, Olivier de Saint-Seine a souligné que son groupe, quoique très peu endetté, souhaitait d'abord se concentrer sur sa croissance organique et le développement de ses installations africaines.

"Si on a(vait) une bonne opportunité en Extrême-Orient, je ne dis pas qu'on ne la regarderait pas", a-t-il concédé, rappelant que la SIPH prévoyait de replanter annuellement 1.500 à 2.000 hectares d'hévéas sur ses 49.000 hectares de plantations.

Le groupe doit publier en novembre ses résultats du troisième trimestre, après une baisse de 21,8% de son chiffre d'affaires au premier semestre par rapport aux six premiers mois de 2008, et une chute de 85% de son résultat net part du groupe sur la même période.A la Bourse de Paris, le titre SIPH a clôturé en baisse de 2,21% à 37,21 euros. Depuis le début de l'année, l'action s'adjuge 160%.

Édité par Jean-Michel Bélot

L'injuste prix du cacao en Côte-d'Ivoire


"L'Afrique de l'Ouest et notamment la Côte-d'Ivoire [40% de l'offre mondiale à elle seule] 'fait' le marché, du moins en ce qui concerne les fondamentaux", rappelle Sylvie Bellanger-Guillaume, qui le qualifie de "pays de référence du cacao".

Et justement, ce géant est devenu un sujet de préoccupation pour toute la filière, en raison du déclin, quantitatif et qualitatif, de sa production. La crise politique et militaire, qui a déchiré le pays entre 2002 et 2007, n'explique pas tout. D'ailleurs, déclare Sylvie Bellanger-Guillaume à propos de la Côte-d'Ivoire, "le cacao a beaucoup monté ces derniers mois sur les marchés internationaux, mais le planteur n'en bénéficie pas".

Le rendement ivoirien quatre fois plus faible que l'indonésien
D'une manière générale, le prix du cacao ne parvient qu'imparfaitement au planteur ivoirien. Selon les derniers chiffres (2002) de l'International Cocoa Organization (ICCO), c'est en Côte-d'Ivoire et au Ghana, les deux premiers producteurs de cacao au monde, que la proportion du prix de marché qui arrive jusqu'à la poche du planteur est la plus faible. Respectivement 57% et 52%, contre 85% pour le numéro trois mondial, l'Indonésie, et 99% au Brésil.

Notons au passage que le rendement est de l'ordre de 300 kilos/hectare en Côte-d'Ivoire, soit quatre fois moins qu'en Indonésie.

Les dieux sont tombés sur la tête !
De par ses origines pré-colombiennes, la dénomination botanique du cacao est theobroma (en grec, "la boisson des dieux"). Si dieu du cacao il y a, ses voies sont impénétrables. "En Côte-d'Ivoire, la fiscalité sur le cacao est à ce point lourde que les droits de douane et les reversements aux organismes para-étatiques coûtent parfois plus chers que la fève elle-même !", précise la négociante. De quoi décourager les exportateurs locaux et par voie de conséquence les planteurs, même si les autorités s'efforcent de corriger le tir.

Après les taxes, le planteur est maintenant confronté à d'énormes industriels, les "presseurs" qui transforment la fève dans leurs usines – parfois implantées sur place – et fournissent les chocolatiers comme Nestlé, Mars ou Hershey. Les plus gros de ces "gros" : le groupe suisse Barry-Callebaut, et les négociants-transformateurs américains Cargill et Archer Daniels Midland (ADM).

70% de l'offre vient de tout petits planteurs qui manquent cruellement de motivation
En effet, qui produit les fèves ? L'ICCO estime que 70% de l'offre est assurée par 2,5 à trois millions de petites exploitations de moins de 5-10 hectares. La production du cacao est donc avant tout une affaire de "petits". Voire de tout petits.

Le temps, c'est de l'argent, et tous deux font défauts aux planteurs. Ce qui les pousse à se précipiter, dès le début de la campagne, pour vendre leur production afin de scolariser leurs enfants qu'ils espèrent ne plus voir travailler dans les plantations. Le soin apporté à l'écabossage, la fermentation, le séchage et le tri qui participent de la qualité des fèves en pâtissent.

Les plantations en souffrent terriblement
Aujourd'hui, témoigne la négociante qui les rencontre très régulièrement, "les planteurs ivoiriens vivotent plus qu'ils ne vivent de leurs fèves". "Les travailleurs du cacao n'ont souvent jamais vu une tablette de chocolat", indique-t-elle.

Les vergers vieillissent et souffrent de défaut d'entretien, les pesticides coûtant chers, tout comme le renouvellement des arbres arrivés en fin de vie – il faut de trois à cinq ans pour qu'une pousse devienne un cacaoyer dont la vie productive est de l'ordre de 25 ans. Parfois en Côte-d'Ivoire, l'hévéa et le palmier à huile s'avèrent plus rentables que le cacaoyer qu'il leur arrive de remplacer. Un arbre chasse l'autre.

Du temps de la Caistab...
Il n'en a pas toujours été ainsi. La Côte-d'Ivoire d'Houphouët-Boigny avait décidé, juste après son indépendance dans les années 60, d'organiser sa filière agricole en la dotant d'une caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles, la Caistab.

La caisse réglementait la filière agricole et achetait aux planteurs, à un prix garanti fixé au début de chaque campagne, leur production de cacao, de café, etc. La caisse "pouvait ainsi vendre les productions à long terme sur une, voire deux campagnes d'avance", indique la dirigeante de Silco. Parallèlement, la Caistab permettait aux exportateurs de travailler autour d'un prix garanti à l'export. Organe régulateur, la Caistab jouait donc un rôle dans la formation des prix.

Implosion et chaos
Puis sous la pression des bailleurs de fonds internationaux dont la Banque mondiale, la Caistab a été démantelée à la fin des années 90, en raison notamment de son opacité et de la corruption. Les ventes à terme sont depuis lors impossibles, la privatisation de la filière ne permettant plus à ses opérateurs économiques de prendre le risque de vendre les récoltes par anticipation.

On n'a jamais eu tant besoin de régulation que quand elle n'est plus là...
Il est vrai que la Caistab était très "imparfaite", précise la négociante. Mais sa disparition "sans aucune mesure d'accompagnement"n'était pas non plus l'idée du siècle. La filière ivoirienne s'est trouvée totalement désorganisée.

Sylvie Bellanger-Guillaume en veut pour preuve qu'en 1995, "seules 5% des fèves de cacao exportées de Côte-d'Ivoire ne respectaient pas les normes FCC de qualité édictées par la filière cacao, et étaient alors dirigées vers les cosmétiques (savons...), la pharmacopée, etc. Aujourd'hui, ce taux est de 17%, voire 20%".

"Les autorités ivoiriennes essaient de remédier à cet état de fait",commente la négociante, qui précise que la réorganisation de la filière est en cours. A terme, le volume et la qualité du cacao devraient y gagner. Un défi qui ne demande qu'à être relevé !

UEMOA - Côte d’Ivoire/Bondoukou - Commercialisation de la noix de cajou : Les producteurs sur le marché mondial
Publié le 12 septembre 2009 à 12h23

L’évolution du marché de la noix de cajou reste déficitaire pour l`ensemble des opérateurs au niveau local depuis bientôt cinq années. Cette situation de fait a favorisé une nouvelle approche de la commercialisation de cette matière première des producteurs.

C`est en cela que la transformation de la noix de cajou s`avère être la porte de sortie pour valoriser son prix de vente. En effet, le décorticage de la noix de cajou qui s`est imposé à la coopérative des producteurs agricoles de Bondoukou (Copabo). Depuis trois ans, la Coopérative des producteurs agricoles de Bondoukou a décidé d`aller sur le marché international, notamment en France. Cela leur a valu d`être primé au Sial en France l`année dernière pour leur qualité et leur originalité…Malheureusement, la crise financière qui a ébranlé l`économie mondiale n`a pas épargné la coopérative à travers ses partenaires. Avec 15 tonnes en 2006, 20 tonnes en 2007, ce sont 30 tonnes d`amandes de cajou qui devaient être produites en 2008. Mais, avec une surestimation de l`évolution des ventes en France, leur client a dû retarder par deux fois la livraison de la commande. Le résultat est que la commande de 2008 sera livrée sur deux ans avec tous les retards que cela comporte. Face à cette situation, une autre alternative s`offre à la coopérative à en croire son directeur général M. Sekongo Fonibé. Celle d`étendre les activités de la coopérative au marché mondial, avec des prix moins intéressants mais sûrement avec une activité très intense sur toute l`année. « La grande difficulté à ce niveau sera de réduire considérablement nos charges de production pour survivre dans ce marché. », a-t-il ajouté.

Pascal Assibondry Correspondant à Bondoukou

Sombres perspectives en 2009 pour le cacao ivoirien, qui attend sa réforme

ABIDJAN (AFP) - jeudi 03 septembre 2009 - 16h22 - Pour cause de dégradation de la qualité et de vieillissement des vergers, la campagne de cacao en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, devrait se solder par une sérieuse baisse de la récolte en 2009, plongeant un peu plus dans le désarroi une filière qui attend sa réforme.

"Nos prévisions tablent sur une baisse de la production de plus de 300.000 tonnes au cours de cette campagne" qui s'achève en octobre, déclare à l'AFP le président du comité de gestion de la filière, Gilbert N'Guessan.

La production, dont plus de 90% sont exportés, devrait se situer autour d'un million de tonnes, contre 1,4 million prévu et 1,3 réalisé lors de la campagne précédente, selon les plus optimistes. Les principaux acteurs font le même diagnostic: "La qualité du cacao se dégrade d'année en année. Et la quantité ne fait que reculer parce que le verger est très vieillissant", résume Ali Lakiff, directeur de SAF-cacao, entreprise basée à San Pedro (sud-ouest), port par où transite 80% du cacao ivoirien.

D'ici trois ans, "si rien n'est fait, on pourra descendre en-dessous du million de tonnes", prévient-il.

Le pays perd chaque année plus de 150 milliards de FCFA (230 millions d'euros) en raison de la mauvaise qualité d'une partie de la production, de ce fait non exportable, selon les chiffres officiels. Affecté cette saison par de faibles pluies, le cacao ivoirien pâtit aussi de la fuite d'une part de la récolte vers les pays limitrophes à partir du nord du territoire, contrôlé par l'ex-rébellion depuis 2002.

Près de 300.000 tonnes de fèves prendraient chaque année la direction de pays voisins, Burkina et Guinée notamment, avancent des spécialistes.

Dans ce contexte sombre, la filière se cherche un avenir.

Créées à partir de 1999-2000 dans le cadre de la libéralisation du secteur, les structures de régulation ont vu presque tous leurs dirigeants envoyés en prison depuis juin 2008, pour "détournements de fonds" présumés. Elles ont été remplacées par un comité de gestion provisoire, en attendant une réforme.Installé en juin par le président Laurent Gbagbo, le comité chargé de plancher sur cette réforme doit rendre sa copie dans les prochains jours.

L'inspiration pourrait venir du Ghana voisin, 2e producteur mondial et rival de plus en plus sérieux.Revenue cet été d'un voyage dans ce pays, la responsable du comité de réforme, Géraldine Odéhoury, a dit avoir "apprécié" le système qui y a été mis en place, avec une structure unique chargée de la gestion et de la commercialisation.

"Ceci fait penser à un retour à l'ancienne Caistab", souligne le spécialiste Huberson Digbeu.Durant les décennies où le cacao a été au fondement du "miracle ivoirien", la Caistab (Caisse de stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles) avait encadré le secteur en achetant directement aux planteurs.

Elle avait été dissoute à la fin des années 1990, sous la pression des bailleurs de fonds qui y voyaient la "caisse noire" du régime.La prochaine réforme devra aussi trouver des solutions pour assurer une meilleure rémunération des paysans. Les prélèvements fiscaux perçus par l'Etat sont jugés démesurément élevés par les institutions internationales.

Il y a urgence: las de voir leurs revenus fondre, de nombreux planteurs abandonnent le cacao pour se tourner vers d'autres cultures, comme l'hévéa et le palmier à huile, jugés "plus rentables".

Chute de la production ivoirienne de cacao

Le 03 septembre 2009 par Pascal Coesnon
 
L'ancienne Caistab

Dans l’attente d’une nouvelle réforme de sa filière, la Côte d’Ivoire voit sa production de fèves se déliter.

La production ivoirienne de cacao, lors de la campagne 2008-2009 qui s’achève en octobre, devrait se situer autour d’un million de tonnes, indique plusieurs sources, contre 1,3-1,4 million au cours des saisons précédentes. « La qualité du cacao se dégrade d’année en année et la quantité ne cesse de reculer car le verger est vieillissant », se lamente Ali Lakiff, le directeur du négociant SAF-Cacao basé à San Pedro, le port par où transitent 80 % des exportations de cacao ivoirien. D’ici à trois ans, « si rien n’est fait, la production pourrait descendre sous le million de tonnes ». Un constat que partage Lolo Diby Cleophas, un économiste rural, pour qui « le rendement d’un hectare de cacao peut être d’environ 2 tonnes. Or, il est de l’ordre de 400 à 500 kilogrammes ». Selon les statistiques officielles, la Côte d’Ivoire perdrait plus de 150 milliards de francs CFA chaque année du fait de la mauvaise qualité des fèves, alors que la filière contribue à hauteur de 10 à 25 % du PIB et de 40 % des recettes d’exportation.

Une structure intérimaire

La filière est, depuis juin 2008, dirigée par un Comité de gestion provisoire, présidé par Gilbert Anoh N’guessan, qui doit proposer d’ici à quelques jours une nouvelle réforme de la structure. Ce Comité de gestion fait suite aux cinq structures de régulation, issues du démantèlement de la seule Caistab (Caisse de stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles), dont plusieurs dirigeants sont à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan pour détournement de fonds : l’Autorité de régulation du café et du cacao, la Bourse du café et du cacao, le Fonds de régulation et de contrôle, le Fonds de développement et de promotion des activités des producteurs de café et de cacao et le Fonds de garantie des coopératives du café et du cacao.

En visite au Ghana, le deuxième producteur mondial derrière la Côte d’Ivoire, Géraldine Odéhoury, la responsable du Comité de réforme, aurait « apprécié » le système ghanéen avec sa structure unique chargée de la gestion et de la commercialisation du cacao, le Ghana Cocoa Board (Cocobod). Un retour à la Caistab ?

Café-Cacao: Retour à la stabilisation en Côte d’Ivoire

25-07-2009

Après 10 années de libéralisation, la filière café cacao de Côte d’Ivoire va subir une nouvelle réforme. Elle va retourner dans les jours à venir au système de stabilisation.

Entamé le 07 Juillet 2009, le séminaire sur la réforme de la filière café cacao a clos ses travaux le Jeudi 23 Juillet dernier, au Golf Hôtel d’Abidjan. Cette rencontre organisée par le comité en charge de la reforme de ce secteur a enregistré Après 368 participants représentant la présidence de la république, le gouvernement, les bailleurs de fonds, la chambre de commerce, les entreprises de certification, les banques, les assurances, les ONG nationales et internationales, les exportateurs et les producteurs. Il s’agissait pour Mme Odéhouri Géraldine Brou, la présidente de cette structure et son équipe de recueillir les avis de tous les acteurs de la filière.

Pour le faire, 6 grands thèmes ont été abordés. Ce sont la production, la commercialisation intérieure et le financement, la commercialisation extérieure, la valorisation et la transformation, l’économie cacaoyère durable et le cadre réglementaire. De l’avis des participants, l’organisation de cet atelier était nécessaire et les échanges ont été fructueux. Un seul objectif les a guidés. Comment faire pour que le producteur puisse vivre de son travail ?

La principale solution proposée à cette question est la stabilisation. « Le retour à un système stabilisé est la seule façon d’amener la richesse aux producteurs » affirme M. Douka Christophe, producteur de la région de Divo. Le docteur Kouakou Opporture du ministère de l’agriculture est du même avis. Pour lui, Il est important de revenir à un système de stabilisation dans la filière café cacao .Rappelons que la précédente réforme qui a conduit à la libéralisation de ce secteur s’est faite à la demande des bailleurs de fonds et principalement de la Banque Mondiale et du Fond monétaire International. Il renchérit donc : « La crise financière mondiale actuelle doit convaincre ces institutions qu’il faut l’intervention de l’Etat ».

Mme Odéhouri Géraldine Brou a rassuré les séminaristes. Toutes leurs contributions seront prises en compte, le but de la réforme étant d’associer tous les acteurs à la redynamisation de la filière café cacao.

Nigeria: La production de pétrole s'est effondrée en trois ans
LAGOS (AFP) - vendredi 24 juillet 2009 - 10h55 - Longtemps premier producteur pétrolier d'Afrique, le Nigeria, assis sur d'énormes réserves d'hydrocarbures, ne sait plus exactement combien il produit, mais une chose est certaine: le chiffre s'est effondré après trois ans de violences dans le Delta du Niger.

En 2006, le pays pompait 2,6 millions de barils par jour (mbj). C'était avant l'apparition du Mend, un groupe armé qui écume le sud du pays et multiplie sabotages d'installations pétrolières et prises d'otages.Aujourd'hui les estimations les plus fiables varient entre 1,2 et 1,4 mbj. Le ministre nigérian du Pétrole Rilwanu Lukman a lui avancé mercredi le chiffre de 1,5 mbj. Un manque à produire d'un million de barils par jour, estime-t-il.

Selon le bureau national de la statistique, la valeur en devises des exportations de brut a été divisée par deux au 1er trimestre 2009 par rapport au dernier trimestre 2008, à 4,92 milliards de dollars.Les réserves en devises du pays ont également fondu: 43,2 milliards de dollars en juillet contre 53 milliards en décembre.

Dans son dernier rapport mensuel, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) évaluait la production à 1,72 mbj en juin après 1,80 mbj en mai et 1,78 mbj en avril, mais précisait que son chiffre de juin "exclut l'interruption de la production de quelque 500.000 barils/jour".Le plus pessimiste des analystes étrangers situait récemment la production fin juin entre 800.000 et 1 mbj.

"Mon estimation pour aujourd'hui est de 1,3 ou 1,4 mbj", affirme Olivier Jakob, du cabinet zurichois Petromatrix, qui estime les chiffres de l'AIE "trop élevés".

Au-delà d'une querelle de chiffres, la réalité est que, bien que le pays ait un bel avenir pétrolier et surtout gazier, jamais il ne s'est retrouvé avec une production en tel déclin et des besoins de développement aussi importants: infrastructures, routes, électricité, autant de secteurs budgétivores. Le tout dans un contexte mondial de ralentissement économique brutal.Les signes avant-coureurs n'ont pourtant pas manqué. En signant en mars le budget 2009, le président Umaru Yar'adua lui-même l'avait jugé peu réaliste et chiffrait alors la production de brut à 1,6 mbj, alors que le budget avait été bâti sur une production de 2,292 mbj.

Il avait averti que si la production n'augmentait pas et les prix du brut continuaient à décliner, le déficit budgétaire en 2009 dépasserait 5% du PIB.

Pour le Nigeria et ses 140 millions d'habitants, le scénario est inquiétant car le pays, heureusement "sauvé" par la production offshore, dépend à 90% du pétrole et du gaz pour ses rentrées en devises.Le problème de violence dans la zone pétrolifère n'est toujours pas réglé et à cela s'ajoute un climat tendu entre les multinationales pétrolières et les autorités qui préparent une nouvelle loi sur l'industrie pétrolière.

Les compagnies redoutent que la future législation en débat au parlement ne se traduise notamment par un coup de massue fiscal.Dans un récent document confidentiel, ces majors, parmi lesquelles Shell, Total ou Chevron, estiment que les nouvelles dispositions fiscales entraîneront une réduction "de moitié les investissements en capitaux sur 10 ans".

La production d'hydrocarbures "risque de se réduire de moitié, avec une forte proportion de nouveaux projets devenus non rentables" et les futures co-entreprises se heurteront à des problèmes de financement, prédisent-elles.

"Nous sommes au bord du précipice (...) Le président doit agir courageusement et maintenant pour résoudre la question du Delta du Niger", écrivait dimanche l'hebdomadaire Next on Sunday.

L'Angola, géant du pétrole, veut redevenir un grand du café

LUANDA (AFP) - vendredi 24 juillet 2009 - 9h35 - L'Angola, grand exportateur de pétrole et de diamants, ravive lentement ses plantations coloniales de café pour diversifier une économie ravagée par trente ans de guerre civile.La quasi-totalité des plantations, créées par le colonisateur portugais, ont été détruites par la guerre civile (1975-2002) qui a suivi l'indépendance.Pourtant, "la fève robusta d'Angola est la meilleure du monde", a expliqué à l'AFP un ingénieur de l'Institut national du café, Mayimona Romulo.

"En termes de climat et de précipitations, nous jouissons d'excellentes conditions pour cultiver le café. En plus du robusta, nous commençons à faire pousser de l'arabica sur les plateaux du centre", a-t-il ajouté.Dans les années 1970, avant la guerre civile, les 2.500 fermes commerciales et 250.000 petits exploitants angolais produisaient jusqu'à 228.000 tonnes de café par an, faisant du pays le quatrième exportateur mondial.

Mais la guerre a fait s'écrouler la production à moins de 9.000 tonnes en 1985, puis 2.000 tonnes en 2007.Aujourd'hui, les cours mondiaux du café explosent (+45% pour le robusta de 2007 à 2008), faisant du café une nouvelle priorité gouvernementale.

"Le café et toute la filière agricole sont fondamentaux pour le développement de notre société parce qu'ils créent des emplois, beaucoup plus que l'industrie pétrolière", a expliqué à l'AFP le ministre de l'Economie, Manuel Nunes Jr, lors d'une foire agricole.Sans chiffrer les investissements, le ministre de l'Agriculture, Pedro Canga, assure que le gouvernement "est déterminé à créer les meilleures conditions pour le secteur du café" grâce à des partenariats publics-privés.

Parmi les investisseurs privés, la société BelaNegra, spécialisée à 100% dans le café robusta bio, estime qu'"il y a beaucoup de potentiel ici", selon son directeur commercial, Luiz Gonzaga. BelaNegra espère commercialiser son café angolais prochainement en République tchèque, au Portugal et en Espagne.

A plus petite échelle, les Etats-Unis et la compagnie pétrolière américaine Chevron financent à hauteur de 6 millions de dollars (4,2 millions d'euros) le programme Pro-Agro, qui cherche à accroître les rendements, à dynamiser les bananeraies et à aider les petits producteurs de café.Attirer les acheteurs n'est pas facile. "Financièrement ce n'était pas viable", explique sous couvert de l'anonymat le porte-parole d'une société britannique. "Nous sommes juste parvenus a récolter 80 tonnes pour l'exportation en deux ans", a-t-il dit à l'AFP.

D'autres, comme le directeur général d'Action pour le développement rural et l'environnement, se disent également sceptiques. "Tout le monde parle de l'Angola comme d'un grand exportateur de café mais ils semblent oublier que cela se passait à l'époque coloniale, quand les Angolais travaillaient dans les plantations comme esclaves", estime Sergio Calundungo.

"Pour cultiver du café, vous avez besoin de très grandes terres, de bonnes infrastructures avec des zones de traitement et de stockage, et surtout, cela ne nourrit pas la population", selon lui.

Mais l'industrie locale reste optimiste. Le coordinateur d'un projet d'institut du café dans la région du Kwanza Sul, à l'ouest du pays, Pascoal Miranda, préfère conclure que "le café est (là) pour toujours. Il ne va pas s'éteindre comme le pétrole".

Burkina: L'UEMOA a annoncé mardi le lancement d'un programme régional de cinq ans financé à hauteur de 96 milliards de FCFA pour lutter contre l'érosion des côtes maritimes en Afrique de l'Ouest
OUAGADOUGOU, 14 juil 2009 - L'Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa) a annoncé mardi le lancement d'un programme régional de cinq ans financé à hauteur de 96 milliards de FCFA (plus de 146 millions d'euros) pour lutter contre l'érosion des côtes maritimes en Afrique de l'Ouest. "L'Uémoa a lancé cette année un programme régional de lutte contre l'érosion du littoral en Afrique de l'ouest. C'est un programme de cinq ans que nous finançons pour la période 2009-2015", a déclaré à l'AFP, le directeur de l'eau et de l'environnement à la Commission de l'Uémoa à Ouagadougou, Malick Diallo. Ce programme touche cinq des huit pays membres de l'Uémoa ayant accès à la mer: Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Sénégal et Togo. Cinq autres pays ouest-africains non membres de l'Uémoa sont aussi concernés: Mauritanie, Guinée, Gambie, Sierra Leone et Libéria. "Cela ne sert à rien de traiter certaines côtes et de laisser d'autres côtes dépendantes", a-t-il expliqué. Selon M. Diallo, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) mène actuellement pour 653 millions FCFA (plus de 995.000 euros) une étude de suivi du tracé des côtes devant aboutir à l'élaboration du schéma directeur du littoral d'Afrique de l'Ouest. "Cette étude permettra de savoir comment la mer a avancé sur le continent et quelles sont les zones les plus sensibles à l'érosion côtière. Elle nous permettra aussi d'avoir une photographie complète du littoral de la région", a précisé M. Diallo. Parallèlement à cette étude, l'Uémoa prévoit investir quelque 4 milliards FCFA (plus de 6 millions d'euros) en 2009 pour la mise en place d'un observatoire régional de suivi de l'érosion côtière et de mener des "actions d'urgence" de protection de la berge ouest du lac Togo (entre le Togo et le Bénin). Elle a également accordé une bonification de 2,17 milliards de FCFA (3,3 millions d'euros) au Bénin dans le cadre de son "programme national de lutte contre l'érosion du littoral, a conclu M. Diallo.

Nigeria, Algérie, Niger: accord pour un gazoduc transsaharien vers l'Europe

ABUJA (AFP) - vendredi 03 juillet 2009 - 18h52 - Le Nigeria, le Niger et l'Algérie ont signé vendredi à Abuja un accord pour construire un gazoduc de plus de 4.000 km à travers le Sahara afin d'acheminer en Europe les vastes réserves nigérianes, un projet estimé à 10 milliards de dollars.Selon cet accord, le futur gazoduc partira du delta du Niger, la zone de production de pétrole et de gaz dans le sud du Nigeria, et traversera le Niger et l'Algérie pour alimenter l'Europe.

"En signant cet accord, les trois gouvernements donnent instruction à leurs compagnies pétrolières nationales respectives de lancer la phase de définition du projet", a déclaré le patron de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), Mohammed Barkindo.

Les premières livraisons de gaz devraient selon les signataires intervenir en 2015, mais aucune date n'a été évoquée pour le début des travaux.L'accord a été paraphé par les ministres du Pétrole et de l'Energie des trois pays, a constaté un journaliste de l'AFP à Abuja: Rilwanu Lukman (BIEN Rilwanu) pour le Nigeria, Chakib Khalib pour l'Algérie et Mohammed Abdullahi pour le Niger.M. Lukman a précisé que la phase préliminaire du projet portait sur les options commerciales, fiscales, légales et techniques appropriées avant la décision finale d'investissement.

Le ministre nigérian a précisé que l'étude de faisabilité avait été bouclée en mai 2006 et que le coût de ce méga-projet était estimé à 10 milliards de dollars.

"Le résultat de l'étude a démontré que ce projet était techniquement réalisable, économiquement viable et qu'il existait une opportunité de marché de 15 à 20 milliards de pieds cubes de gaz pour le TSGP (Trans-Saharan Gas Project) à partir de 2015", a-t-il précisé.

"Nous allons maintenant parler avec des partenaires potentiels", a poursuivi M. Lukman, ex-secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Pour son collègue algérien, le financement de l'ouvrage ne posera aucun problème. "C'est un projet qui réunit toutes les conditions pour être un succès", a-t-il commenté.Le ministre nigérien a de son côté estimé que l'instabilité qui règne dans certaines régions des pays signataires ne devrait pas "hypothéquer l'avenir du projet".Le sud pétrolifère du Nigeria est en proie à des violences, sabotages et enlèvements récurrents d'employés du secteur pétrolier, tandis que des rebelles touareg sont encore actifs dans nord du Niger. Quant à l'Algérie, les attaques islamistes y sont encore relativement fréquentes.Le Nigeria dispose de réserves de 183 trillions de pieds cubes de gaz, parmi les plus importantes du monde.

A l'occasion d'une visite fin juin du président russe Dmitri Medvedev dans ce pays, le géant russe Gazprom, premier producteur et exportateur mondial, a conclu un accord de coopération avec la NNPC qui lui donne accès aux réserves de gaz nigérianes. Les deux sociétés ont ainsi créé une co-entreprise à 50/50, baptisée Nigaz.

Le patron de Gazprom International Boris Ivanov, qui accompagnait M. Medvedev, avait annoncé que sa compagnie allait construire à partir de 2010 un gazoduc de 360 km pour près d'un demi-milliard de dollars à partir du sud du Nigeria. Il pourrait devenir le premier tronçon du futur gazoduc transsaharien.

Le groupe français Total a lui aussi marqué publiquement son intérêt à participer au TSGP.

Un autre projet de gazoduc, baptisé Nabucco, doit relier l'Asie centrale à l'Union européenne (UE) pour réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe.

En tournée en Afrique, le président russe engrange les contrats gaziers

LUANDA (AFP) - vendredi 26 juin 2009 - 18h51 - Le président russe Dmitri Medvedev a achevé vendredi en Angola sa première tournée africaine, axée essentiellement sur des pays riches en ressources énergétiques et au cours de laquelle ont été conclus plusieurs accords d'exploitation du gaz.La visite du chef du Kremlin, la première d'un président russe en Afrique sud-saharienne depuis 2006, était destinée à permettre à la Russie de reprendre ses marques sur un continent où l'influence de Moscou, importante pendant la Guerre froide, a disparu après la chute de l'URSS.

A l'occasion de cette tournée de quatre jours qui a conduit M. Medvedev en Egypte, au Nigeria, en Namibie et en Angola, la Russie a conclu des contrats d'une valeur supérieure à 3 milliards de dollars qui témoigne de l'intérêt du pays pour les matières premières du continent africain.En Namibie, le géant gazier russe Gazprom a signé un accord d'un milliard de dollars (711 millions d'euros) avec la compagnie publique namibienne Namcor pour construire une centrale électrique au gaz. Dans le cadre de ce contrat, Gazprom aura accès à un gisement gazier offshore, situé à 140 km des côtes namibiennes.

Le Nigeria et la Russie ont aussi conclu à Abuja un accord de coopération offrant à Moscou un accès aux réserves nigérianes de gaz, qui figurent parmi les plus importantes du monde.

En Angola, pays qui se dispute avec le Nigeria la place de premier producteur d'or noir en Afrique sub-saharienne, M. Medvedev a encore parlé énergie."La coordination de nos actions sur le marché énergétique mondial est importante", a déclaré M. Medvedev lors de sa rencontre avec son homologue angolais Jose Eduardo dos Santos.

"Si nous agissons ensemble, nous obtiendrons un grand succès", a ajouté le maître du Kremlin.

La Russie espère à l'occasion de cette visite se faire une place sur le marché angolais, pays qui fut dans le giron soviétique pendant une grande partie de la guerre civile (1975-2002)."Nous avons toujours pu compter sur l'amitié et la solidarité du peuple russe", a déclaré pour sa part M. Dos Santos, au pouvoir depuis 1979."Nous accueillons les politiques constructives de la Russie menées en Afrique", a-t-il ajouté. L'Angola cherche en effet à développer les ressources de son riche sous-sol et a besoin d'aide pour reconstruire les infrastructures dévastées pendant les 27 années de guerre civile.

Depuis le retour à la paix, le boom économique en Angola a principalement profité à la Chine et aux pays occidentaux. Les échanges commerciaux entre Luanda et Moscou s'élèvent seulement à 77 millions de dollars (55 millions d'euros), ils sont 300 fois inférieurs à ceux entre la Chine et l'Angola, selon l'Accadémie russe des sciences."Le gouvernement angolais ne veut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. C'est pourquoi un créneau existe pour nous", a estimé Andrei Sharonov, directeur général de Troika Dialog, une grande banque d'investissements en Russie.
Le diamantaire russe Alrosa travaille déjà dans le pays et la Russie finance la construction de deux barrages. La compagnie pétrolière russe Zarubezhneft cherche maintenant à accéder aux réserves angolaises, selon le Kremlin.

Namibie: le processus de Kimberley évalue le trafic des "diamants de guerre"
WINDHOEK(AFP) - mardi 23 juin 2009 - 12h58 - Des pays producteurs de diamants se rencontraient mardi à Windhoek pour faire le point sur les efforts du processus de Kimberley, qui vise à éliminer du marché mondial le commerce illégal des pierres précieuses pour le financement des conflits.

Pendant trois jours, quelque 200 délégués de cette structure de coopération internationale, présidée cette année par la Namibie, devaient examiner de possibles violations de l'accord, notamment au Zimbabwe et au Venezuela, dénoncées par des organisations non gouvernementales.

"La crédibilité du processus de Kimberley est en jeu", a prévenu Annie Dunnebacke de Global Witness, une ONG qui défend notamment la transparence dans l'exploitation des ressources naturelles.

"Son travail est vital. Ce serait scandaleux si des gouvernements et des entreprises de ce secteur, en refusant de coopérer, réussissaient à faire capoter" le régime international de certification des diamants bruts, a-t-elle expliqué.

Au Zimbabwe, pays à l'économie en ruine, le processus de Kimberley prépare un nouveau rapport qui fait état de violations des droits de l'Homme dans les mines, de contrebande et de faibles contrôles internes qui pourraient alimenter la circulation de "diamants de guerre".

En avril, le Système de certification du processus de Kimberley a interdit la vente de diamants issus de l'est du Zimbabwe. Plusieurs témoignages ont rapporté de nombreux cas de maltraitances dans la région de Marange, où de petits mineurs ont été évincés de force, selon les médias locaux.

Le Venezuela, qui ne participe plus au processus depuis septembre 2008, a accepté de suspendre la commercialisation de ses pierres précieuses jusqu'à la mise en place d'un nouveau système de contrôle.

Une enquête, menée par la société civile, a cependant révélé en mai que l'extraction des diamants se poursuivait, selon Global Witness.

D'autres pays, comme le Liban et la Guinée, exportent trop de diamants travaillés par rapport aux importations officielles de pierres brutes, a souligné l'ONG.

Les délégués du processus de Kimberley se réunissaient mardi après-midi dans la capitale namibienne, fermée à la circulation à cette occasion, dans un contexte de chute des ventes de diamants en raison de la crise économique mondiale.

L'accord international couvre aujourd'hui 99,8% de la production mondiale de diamants bruts, avec 49 membres représentant 75 pays. Il a été lancé par les Nations unies en mai 2000 dans l'ancienne ville minière sud-africaine de Kimberley.

Signé trois ans plus tard par une trentaine de pays, il a pour objectif d'éviter l'utilisation des pierres précieuses pour financer des activités militaires en sous-main.

Dans les années 1990, des pays comme le Liberia et le Sierra Leone utilisaient bois et diamants pour acheter des armes dans des conflits qui ont fait des milliers de morts.

Le cacao cabossé par Alain Faujas

LE MONDE | 20.06.09 | 13h53


Le cacao est insaisissable. Comme celui des autres matières premières, son cours avait grimpé en 2008 à des hauteurs inouïes : 3 360 dollars la tonne à New York, le 1er juillet 2008 ! Comme pour les autres, la dégringolade a été vertigineuse : 1 912 dollars, le 12 novembre.

A partir de là, tout s'embrouille. Le chocolat repart à la hausse en solitaire, mais avec des coups de blues et des poussées de fièvre qui l'ont mené, vendredi 19 juin, à 2 505 dollars la tonne à New York. Ce parcours cabossé s'explique par les aléas qui s'imposent aux négociants. D'abord il y a la crise qui pousse à moins dévorer de chocolat, douceur indispensable pour remonter le moral des consommateurs riches, mais pas aussi vitale que les céréales ou les huiles pour les populations défavorisées.

"La demande industrielle de fèves broyées était en croissance de 3 % au cours de la saison précédente, explique Emmanuel Jayet, responsable de la recherche sur les produits agricoles à la Société générale. Elle est en recul de 3 %." Ce qui tend à déprimer les cours. Ensuite, il y a la pluie. Début janvier, la météo est mauvaise, et la récolte escomptée s'annonce médiocre : les prix montent. Trois mois plus tard, les ondées favorisent la pousse : les prix baissent.

Troisième facteur de pagaille : la Côte d'Ivoire où les planteurs sont littéralement "tondus" par un fisc qui cherche avidement des recettes. Au Nigeria, l'agriculteur perçoit 90 % du prix de vente de la fève. En Côte d'Ivoire, il ne lui reste que 40 % une fois les prélèvements effectués. "Le gros souci n'est plus que la guerre civile empêche le premier producteur mondial d'exporter sa récolte, commente M. Jayet, mais que ses planteurs découragés n'entretiennent pas leurs cacaoyères, comme c'est le cas."

Bien sûr, pour combler la production ivoirienne en recul, les opérateurs peuvent compter sur le deuxième producteur mondial, le Ghana, dont la cacaoyère est en pleine forme ; mais pas sur le troisième, l'Indonésie, qui n'arrive pas à débarrasser ses cabosses d'un méchant insecte du nom de Conopomorpha cramerella.

Pronostic ? "En 2009 et en 2010, les stocks de 1,4 million de tonnes ne devraient pas pousser les cours à la hausse, conclut M. Jayet. En revanche, nous prévoyons que les incertitudes qui pèsent sur la production mondiale renchériront à moyen terme le cacao." Une équation à quatre inconnues : le fisc ivoirien, la pluie tropicale, un lépidoptère indonésien et la gourmandise mondiale. Pas simple.


Article paru dans l'édition du 21.06.09

Démocratisation des énergies renouvelables en Côte d'Ivoire: quels enjeux énergétiques ?

18/06/09 à 09h49 GMT
Quels sont les enjeux énergétiques de la vulgarisation des énergies renouvelables dans les pays en développement d'Afrique Subsaharienne en général et en Côte d'Ivoire en particulier ?

A cette question nous tenterons d'apporter une esquisse de réponse.

S'il est vrai que les enjeux socio-économiques de l'exploitation d'énergies alternatives sont aisément perceptibles, il n'en demeure pas moins vrai que d'autres enjeux, notamment liés à l'environnement et aussi à l'énergie elle même, peuvent être tout à fait notables.Nous voulons insister dans cet article sur les enjeux essentiellement énergétiques. Il faut reconnaître que les objectifs d'une politique énergétique devraient reposer sur quelques principes directeurs:

- tout d'abord, tenir compte de la définition du développement durable qui prend en compte "la lutte contre la pauvreté, la préservation des ressources naturelles et de l'environnement";

-ensuite il ya la prise en compte de l'échelle sous régionale, de sorte que les objectifs de la politique énergétique ivoirienne devraient être en phase avec ceux de la PEC ( Politique Energétique Commune) de l'UEMOA.

-enfin, le long terme: il faut prévoir les besoins des générations futures et imaginer des scénarii de développement industriel plus important que celui que nous connaissons en ce moment.

Ainsi, même si la Côte d'Ivoire est considérée comme auto suffisante énergétiquement, le pays possède des réserves limitées tandis que les besoins, déjà énormes, s'accroissent de façon exponentielle avec le développement démographique, de sorte que la satisfaction de l'ensemble de ses besoins en énergie présente un risque qu'il faut maîtriser.Par conséquent, une valorisation des potentialités énergétiques naturelles renouvelables aurait ainsi des impacts interessants au plan énergétique:

- la sécurité et la continuité de la fourniture d'énergie sous plusieurs formes: électricité, biocarburants mais aussi combustibles fossiles

-la réduction du coût de l'énergie: pour les entreprises énergétiques orientées vers la production des biocarburants qui se mettent en ce moment en place, c'est un enjeu important, car elles voudront agrandir leur marché national et éventuellement se faire connaître à l'extérieur tandis que les consommateurs  devront contrôler de plus en plus les coûts.

-la conception d'un développement énergétique durable, c'est-à-dire plus respectueux de l'environnement et qui se préoccupe des besoins pour les générations futures.

-la réduction des inégalités, en assurant un meilleur accès à l'énergie pour toutes les populations du territoire ivoirien.

Ainsi, la vulgarisation du solaire en Côte d'Ivoire et dans les autres pays d'Afrique de  l'Ouest doit faire l'objet de projets d'envergure pour l'accès à l'énergie des populations

Palmier à huile: Palmci veut la palme

Le Journal De L'Economie - 14/6/2009
Née de la dislocation de Palmindustrie en 1997, Palmci ne veut pas se limiter qu’à sa place de leader national de la filière oléagineuse.

La société qui s’est vue attribuer trois blocs de palmeraies repartis entre 36.024 hectares de plantations industrielles et 124.318 hectares de plantations villageoises compte aujourd’hui huit unités. Important pourvoyeur d’emplois (6.398 travailleurs à fin décembre 2007),Palmci a entrepris depuis 2007 un programme de repositionnement baptisée ‘’renaissance’’.

Mission : 500.000 tonnes en quatre ans

La société qui a réalisé un bénéfice net 10,6 milliards FCFA et un résultat d’exploitation de 15 milliards, en hausse de 10 milliards, en 2008, s’est donné pour mission de faire passer sa production de 250.000 tonnes à 500.000 tonnes en quatre ans. Ainsi, le plan de développement prévoit une amélioration des capacités d’usinage, une productivité accrue des plantations industrielles et aussi un développement des plantations villageoises. 16 milliards ont été investis, chaque année en 2007 et 2008, dans la mise à niveau des usines. Et l’entreprise prévoit construire en 2009 deux nouvelles usines. L’une d’un coût de 7 milliards d’une capacité de 300.000 tonnes par an à Ehania, et une autre de 200.000 tonnes à Irobo pour un coût de 6 milliards. Ces investissements devraient permettre à Palmci, selon son DG Angora Tano, de pousser la capacité d’usinage de 1.200.000 tonnes l’an à 1.500.000 tonnes supplémentaires. Deux autres usines sont prévues en 2010 et 2011 à Boubo et Iboké. Quant à la productivité des plantations industrielles, elle devrait passer de 12,5 tonnes l’hectare en 2007 (17 en 2008), à 20 tonnes l’hectare en 2011.

Les plantations villageoises, elles, bénéficient de l’apport de nouveaux encadreurs, d’une réhabilitation du réseau des pistes, de la fourniture en engrais, outillages…

Outre la compétitivité recherchée pour faire face à la concurrence internationale, Palmci veut ainsi combler le déficit en huile de palme en Afrique de l’Ouest estimé à 500.000 tonnes en 2008.

Une restructuration nommée Redback

Palmci profite de la dynamique impulsée par le Groupe Sifca dont elle est l’une des filiales. Celle-ci a engagé une profonde restructuration de ses filiales dans le cadre d’un projet baptisé Redback. Consistant à remplacer Unilever dans les plantations par Sifca, comme actionnaire principal dans Palmci et Phci. Ce qui a permis à Palmci de bénéficier de l’apport de la joint-venture singapourienne Nauvu, formée par Olam et Wilmar, qui ont fait leur entrée dans son actionnariat. Ce projet industriel, selon le DG de Sifca et PCA de Palmci, Yves Lamblin, a pour objet de réduire les coûts de raffinage quatre fois plus élevé qu’en Asie : 40 dollars la tonne de régime en Côte d’Ivoire contre 10 en Asie.

L’entreprise qui a tenu son Assemblée générale ordinaire le 11 juin dernier a profité de l’amélioration du cours mondial de l’huile de palme brute et de l’huile palmiste sur les neuf premiers mois de l’année. Le résultat de 10,6 milliards réalisés aurait pu être meilleur s’il n’y avait pas eu des charges exceptionnelles liées au déficit en engrais, l’entretien des pistes pour les plantations villageoises et industrielles ainsi que le surcroît de consommation de pièces de rechange.

Par Jean-Louis GBANGBO


Gestion de la filière Café cacao:
Retour à la case départ

Le Journal De L'Economie - 7/6/2009
La très riche, mais bruissante filière café-cacao de Côte d’Ivoire est toujours à la recherche d’une cure de jouvence. Laquelle devrait lui permettre de sauvegarder sa place de leader mondial de plus en plus contestée. C’est en tout cas l’ambition de cet énième reforme mise en place par les autorités ivoiriennes.

La filière café-cacao de Côte d’Ivoire a mal quelque part. Où exactement ? Il est difficile de le dire. Mais, une chose est sûre : les autorités n’ont pas l’intention de laisser plonger davantage cette filière qui représente 40% du marché mondial. Depuis la libéralisation survenue début 2000, une dizaine de textes ont été pris pour régir cette filière et en assurer une gestion saine et efficiente. La dernière en date, le décret n°2009-54 du 27 février 2009, qui instaure un comité dit de la réforme de la filière café cacao a été installé officiellement le 26 mai dernier. Si pour Odehouri Géraldine Brou qui dirige cet autre comité de reforme, le bien fondé se retrouve dans la « redéfinition du cadre organique de la filière café-cacao, y compris la description complète des opérateurs par type d’activités… », pour nombre d’observateurs, cette réorganisation sonne le glas de la politique de libéralisation de ladite filière. Au surplus s’agit- il de l’échec de cette politique qui a consisté à remettre la gestion de la filière café-cacao entre les mains des producteurs? Lesquels ne percevaient pas les dividendes équivalents à leurs labeurs dans les plantations. Cependant, en sept années passées à la tête des différentes structures de gestion, les représentants des paysans et producteurs qui avaient ainsi, entre leurs mains le destin de toute cette corporation, n’ont pu changer la donne. Ce qui explique aujourd’hui la reprise en mains par les autorités ivoiriennes. Celle –ci se traduit par la vaste reforme, dont l’un des points d’orgue aura été incontestablement l’arrestation en juin 2008 de l’ensemble des responsables des structures de gestion de la filière café-cacao. Aujourd’hui donc, tout est à refaire pour épurer cette filière de tous ses maux. De l’amélioration du système de commercialisation à l’évaluation de l’impact des restructurations jusqu’ici engagées,

en passant par l’exportation, la gestion rationnelle des ressources communes de la filière, le système d’évaluation périodique des performances, le comité de reforme devra trouver les mesures, mécanismes ou systèmes adéquats. Ceci, en vue de trouver des solutions pérennes et définitives . Dans un délai de trois mois, l’équipe de Mme Odéhouri devra tracer les axes de cette nouvelle réforme en s’appuyant sur les audits et les conclusions des travaux des comités et autres commissions antérieures relatifs à l’organisation de la filière.

Au-delà des reformes institutionnelles…

Pour l’instant, les autorités ivoiriennes semblent avoir concentré leurs énergies sur les reformes institutionnelles. Là aussi, il n’est pas sûr que les résultats soient ceux escomptés par les producteurs à la base. Pour certains bailleurs de fonds comme la Banque Mondiale, « au-delà des réformes institutionnelles, il est important de réduire la fiscalité pour que le maximum de ressources aille aux paysans », avait indiqué son directeur des opérations à Abidjan Madani Tall, . « Combien le paysan ivoirien touche-t-il sur le prix du cacao… c’est moins de 40%, comparé au Ghana où il touche 70%, au Nigeria où le paysan touche 90% du prix international et en Indonésie», s’est-il indigné.

Par JEAN-LOUIS GBANGBO

Côte d`Ivoire: 10 mds de FCFA pour améliorer la qualité du cacao en 2009
AFP - 13/3/2009

ABIDJAN - La Côte d`Ivoire, premier producteur mondial de cacao va financer à hauteur de 10 milliards de FCFA (15,2 millions d`euros) un programme national destiné à améliorer la qualité de la fève, a annoncé vendredi le président du Comité de gestion de la filière Gilbert N`Guessan.

"A cause de la mauvaise qualité, le cacao marchand ivoirien n`est pas suffisamment valorisé au niveau international", a affirmé N`Guessan, évoquant une "décote du produit au détriment du planteur".Baptisé Programme d`amélioration de la quantité, la qualité et la croissance des revenus (2QC), ce programme concerne 10.000 exploitations et va coûter 9,7 milliards de FCFA (14,7 millions d`euros) en 2009.Prévu pour deux ans, le 2QC va s`étaler de mars à septembre pour la première année et sera géré par des comités départementaux.

"Les enjeux pour la Côte d`Ivoire sont de maintenir sa position de leader dans un contexte concurrentiel, et de satisfaire la demande des consommateurs de plus en plus exigeants en matière de la qualité des produits marchands", a souligné, M. N`Guessan.Il a également fait état d`une baisse de la production au cours de la campagne cacaoyère 2008/2009, en dépit d`une hausse de 40% du prix d`achat aux planteurs."La production a beaucoup baissé au cours de cette campagne. Nos prévisions tablaient sur 1,4 millions de tonnes en 2009. On doit être très loin peut être dans les 800.000 tonnes", a déploré le premier responsable de la filière.

Le programme 2QC constitue le premier volet d`un vaste plan de réforme initié par le gouvernement après des malversations intervenues dans la filière.Depuis juin 2009, la quasi-totalité des dirigeants des structures ont été inculpés de "détournement de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie" et incarcérés dans le cadre d`une enquête judiciaire lancée en octobre 2007 à l`initiative du président ivoirien Laurent Gbagbo.Le cacao et le café représentent 40% des recettes d`exportation du pays et environ 20% de son PIB.

Le pays perd chaque année plus de 150 milliards de FCFA (228,6 millions d`euros) en raison de la mauvaise qualité d`une partie de sa production.

Economie: Malgré la crise, les projets pétroliers reste attractifs en Afrique

Autre presse - 15/2/2009

Les Afriques.com - Le baril de pétrole est aux alentours de 40-45 $, un cours qui demeure historiquement élevé mais qui a chuté de quelque $ 100 en six mois, bouleversant le marché et remettant en cause plusieurs projets à travers le monde. Mais cela, « peut-être moins en Afrique qu’ailleurs », explique à Les Afriques Julius Walker, analyste des marchés pétroliers à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), à l’occasion d’une conférence organisée par l’agence Reuters à Paris le 29 janvier.


Propos recueillis par Bénédicte Châtel


Les Afriques : Dans ce tumulte pétrolier, quelles sont les cartes de l’Afrique ?

Julius Walker : Tout d’abord, l’Afrique de l’Ouest – c’est-à dire le Nigeria, l’Angola et la Guinée équatoriale – recèle de bruts de grande qualité, très propices à la production d’essence et de diésel. C’est ce qui les rend si populaires. D’autre part, géographiquement, l’Afrique est le producteur d’appoint, le « swing producer ». La plupart du pétrole produit en Amérique est consommé en Amérique ; celui produit en Asie est consommé largement en Asie ; les exportations du Proche-Orient sont destinées à toutes les régions du monde, mais il a des flux stables : les deux tiers vont à l’est et un tiers à l’ouest. La Russie a aussi des flux réguliers. L’Afrique, comme producteur d’appoint, en raison de sa géographie, de la qualité de son pétrole et parce que c’est un producteur relativement récent, a pu vendre à l’est et à l’ouest, en fonction des opportunités et des marges. Je pense que ceci demeurera ainsi.


LA : Quel sera, à votre avis, l’impact de la baisse des cours sur les projets pétroliers en Afrique ?

JW : Au Nigeria et en Angola, les projets en cours ne devraient pas être remis en question. Tout d’abord, parce que ce sont des projets énormes, en offshore, utilisant une technologie de pointe, impliquant des investissements massifs, soutenus pour la plupart par des majors, comme Total, BP, Shell, etc. D’autre part, les Etats sont largement impliqués. Si les grandes compagnies pétrolières retardent actuellement de nombreux projets à travers le monde, ceux en Afrique pourraient ne pas subir le même sort, non seulement du fait de leur ampleur, mais aussi en raison des engagements de ces entreprises à l’égard des Etats.

De façon générale, le défi des compagnies internationales est d’avoir accès à la ressource. Et s’il y a un endroit, où elles ont cet accès, c’est bien dans l’ouest de l’Afrique. Elles hésiteraient à se retirer, car elles craindraient ne pas pouvoir s’y repositionner plus tard. Alors, oui, certains projets connaitront vraisemblablement des retards, mais je doute qu’ils souffrent réellement. D’autres projets, ailleurs, souffriront avant eux.


LA : L’interventionnisme étatique aide-t-il dans ce cas-là ?

JW : Je le crois. Nombre de ces économies dépendent du pétrole. L’Etat a donc intérêt à ce que ces projets se poursuivent. D’autre part, la nature des relations entre les entreprises pétrolières et les Etats les lie véritablement. De nombreux pays demandent aux compagnies pétrolières des investissements importants, non seulement dans le pétrole, mais aussi dans les infrastructures et ailleurs. C’est une sorte de prix à payer pour pouvoir accéder au pétrole. Donc il y a un intérêt commun, partagé, pour que ces projets se poursuivent.


LA : Les pays africains respectent-ils habituellement les restrictions demandées par l’OPEP ? L’organisation a demandé des réductions totalisant 4,2 Mb/j depuis septembre…

JW : Historiquement, c’est moins respecté qu’ailleurs. C’est le cas de la Libye et de l’Algérie, mais ce sont de relativement petits producteurs. Je crois qu’ils ont un peu réduit leurs exportations. Quant à l’Angola (entré dans l’OPEP en 2007, ndlr), il est trop tôt pour le dire, car il n’avait, jusque-là, jamais été soumis à des coupes. C’est la première fois. Il semblerait que, jusqu’à maintenant, le pays n’ait pas réduit ses exportations, mais il est trop tôt pour se prononcer. Les coupes décidées en septembre ne sont entrées en vigueur qu’en novembre ou décembre.

Au Nigeria, nous n’avons pas vu de coupes non plus. Mais le pays se voit déjà amputé d’un demi-million de barils par jour suite aux violences politiques…

« Si les grandes compagnies pétrolières retardent actuellement de nombreux projets à travers le monde, ceux en Afrique pourraient ne pas subir le même sort, non seulement du fait de leur ampleur mais aussi en raison des engagements de ces entreprises à l’égard des Etats. »

La difficulté dans ces deux pays, c’est qu’ils ont des capacités en progression. Or, il est très difficile d’arriver au terme d’un long programme d’investissement, de le mettre en route et de l’arrêter si tôt. C’est techniquement difficile et mauvais pour le champ pétrolier. Et qui veut vraiment prendre ce type de décision ? Vous voulez, au moins, récupérer l’investissement réalisé, que ce soit l’Etat ou la compagnie pétrolière.

Ceci dit, il faut voir sur quelle base de prix un projet a été bâti. Rappelez-vous que les grands projets ont été conçus il y a 5 à 10 ans, alors que les cours du pétrole étaient plus bas (36 $ en moyenne sur 2004, ndlr). Donc ils peuvent être encore économiquement viables malgré la toute récente baisse.


LA : A de tels prix, des projets dans des pays pionniers comme la Côte d’Ivoire sont-ils plus fragilisés ?

JW : Oui. Souvent des projets de plus petite taille se verront les premiers affectés, car ils sont en général développés par des compagnies de plus petite taille, qui ont moins de liquidités, ont des crédits et moins de garanties. Ce qui n’est pas le cas des grandes entreprises qui voient à 5, 10 ou 15 ans lorsqu’ils démarrent un projet et disposent du budget nécessaire.


LA : Quel impact cette situation peut-elle avoir sur les projets de réduction de torchage ou de GNL ?

JW : Ces projets devraient se poursuivre, et ce d’autant plus que les marchés gaziers se portent plutôt bien actuellement. Les prix du gaz ont baissé, mais le GNL prend une place croissante sur de nombreux marchés.


LA : La baisse des cours va-t-elle accélérer le déclin de pays comme le Gabon ?

JW : Cette baisse va toucher tous les pays. Mais il ne faut pas oublier que les prix sont à environ 40 $. C’est au-dessus de la moyenne historique. Ce n’est pas un faible prix ; c’est même un prix élevé. Donc de plus petits producteurs peuvent avoir des coûts de production plus faibles ou ils peuvent avoir budgétisé des prix plus bas. Pour développer de nouveaux champs, on estime que le coût moyen est de 80 $ le baril. Mais cela varie selon les projets.


LA : Comment voyez-vous évoluer le front pétrolier africain dans un tel contexte ?

JW : Malgré la baisse des cours, l’Afrique demeure une région hautement intéressante, tant dans l’exploration que dans le développement pétrolier. Sur les court et moyen termes, le plus grand nombre de réserves connues sont dans le deep offshore, au large de l’Angola et du Nigeria. Elles sont attirantes en raison de leur taille mais aussi parce que seules des grandes compagnies pétrolières ont la capacité, la connaissance et la technologie pour les exploiter. Par conséquent, ces projets attirent aussi beaucoup les gouvernements. Aussi, le Golfe de Guinée, et surtout l’offshore, demeurent très attirants dans un avenir proche.

Pétrole africain : Les raffineurs face au jugement de la Banque mondiale

Frat Mat - 16/3/2009

Assurément, c’est un tournant décisif qu’amorcent les raffineurs africains avec la tenue lundi à Cape Town en Afrique du Sud de l’assemblée générale. L’étude conjointe Banque mondiale /Ara (Association des raffineurs africains) va dominer ces travaux auxquels vont prendre part pas moins de 200 professionnels de la raffinerie en provenance des différents endroits du continent.

Cette réunion annuelle de l’Ara va ainsi permettre d’en savoir davantage sur la santé et le raffinage en Afrique subsaharienne.

Association créée en 2006 et présidée par l’Ivoirien Joël Dervain, directeur général de la Société ivoirienne de raffinage, l’Ara, conformément a sa vocation, va offrir l’occasion à ses membres, à travers ces trois jours, de se focaliser sur les questions environnementales clés posées par l’industrie du raffinage et d’améliorer la communication et la coopération avec les institutions gouvernementales et les ONG.

Le cacao : un des rares actifs dont la valeur a progressé depuis l'été 2008 

Par Gerard KOUASSI

A l'automne dernier, les marchés plongeaient, toutes classes d'actifs confondues. Le cacao n'a alors pas échappé à la tourmente. Entre son point haut touché début juillet à 1 744 livres sterling la tonne sur le LIFFE à Londres et son point bas atteint le 22 octobre, le cacao a perdu 30%, se repliant jusqu'à 1 243.

Graphiquement, nous avions retracé 50% de la hausse intervenue entre novembre 2007 et jusqu'à juillet 2008. Puis, la tendance s'est inversée, envers et contre tout.Le cacao rebondit de 65% en trois mois !

La crise ? Connais pas... semble nous hurler le cacao.En effet, il est passé de 1 243 livres fin octobre à plus de 2 040 livres fin janvier, décrochant au passage un record historique à Londres, bien au-delà du dernier record datant de juillet dernier ! +65% de hausse en trois mois.

L'effervescence est passée et le cours est revenu autour des 1 800 livres la tonne. Cet actif est l'un des très rares sur le marché à avoir vu sa valeur progresser depuis l'été 2008... Rien que ça, c'est une performance ! Sur la même période le CAC est passé de 4 500 à 2 500 points, soit -45% !

Petit rappel de la situation récente

L'Afrique de l'Ouest concentre 71% de la production mondiale de cacao : le Ghana produit 21% du cacao mondial et la Côte-d'Ivoire concentre 43% de la production. Ces deux pays donnent donc la tendance...

Vous vous souvenez aussi que la hausse des cours était liée fin janvier à l'insuffisance de l'offre de cacao en provenance de Côte-d'Ivoire. Les conditions climatiques n'avaient pas été de la partie au moment de la récolte et les problèmes structurels auxquels la filière cacao est confrontée -- et sur lesquels je ne reviens pas aujourd'hui -- militaient pour une baisse de la production. Les anticipations voyaient rouge...

Voilà qui, combiné à l'effondrement de la livre sterling -- le cacao est libellé en livres sterling sur le LIFFE --, n'a pas manqué de propulser le cours du cacao au-delà de son record historique, et au-dessus des 2 000 livres.

La situation n'est finalement pas aussi grave qu'anticipée

Il semblerait que les craintes concernant l'offre en provenance de Côte-d'Ivoire se lèvent progressivement. En effet, les livraisons de fèves vers les ports de Côte-d'Ivoire finissent par arriver. Mieux vaut tard que jamais ! Et les expéditions par bateau reprennent -- les grèves dans les ports sont terminées.

"Les livraisons de cacao dans les ports de la Côte-d'Ivoire ont augmenté de 59% la semaine achevée, le 22 février selon les derniers chiffres officiels", selon des officiels.  Aujourd'hui encore, les livraisons se poursuivent à un rythme soutenu.

Les investisseurs sont en train de revoir leurs anticipations

Voilà qui a mis un terme aux rumeurs de mauvaise récolte qui ont fait s'envoler les cours fin janvier. La récolte sera certainement moins bonne qu'en 2008, mais de là à dire qu'elle sera catastrophique... les investisseurs sont en train de revoir leurs anticipations.

Selon l'Organisation internationale du cacao (ICCO), la production mondiale de cacao devrait décliner de 5% sur la saison 2008/2009 qui a commencé en octobre dernier.

Les exportations de cacao ivoirien sur la saison 2008/2009 (saison close au 30 septembre prochain) sont aujourd'hui estimées à 1,3 million de tonnes contre 1,1 million encore récemment.

Le marché, rassuré sur l'offre, se focalise maintenant sur la demande...

La demande, véritable énigme de l'équation

La demande avait tendance à croître régulièrement ces dernières années. Aujourd'hui, toute la question de savoir si elle maintiendra ce cap et à quel rythme. L'ombre de la crise économique plane...

Pour l'instant, la demande occidentale -- soit l'essentielle de la demande -- commence à peine à faiblir. Les industries européennes du chocolat auraient fortement réduit leur activité en janvier, anticipant un affaiblissement de la demande.  Aux Etats-Unis, même constat : le stock de cacao aurait doublé aux Etats-Unis depuis le 1er janvier... donc rien n'est joué. L'industrie, qui travaille le cacao, lève le pied. Prévention ? Ou réaction ? Je penche pour la première solution. Restons prudents.  Le cours du cacao pourrait donc refluer encore. Les plus pessimistes tablent sur un repli de la consommation de 10% sur l'année. Les plus optimistes de 1%... voilà qui laisse de la marge !L'effervescence est passée et le cours est revenu autour des 1 800 livres la tonne.Rien que ça, c'est une performance ! Sur la même période le CAC est passé de 4 500 à 2 500 points, soit -45% !
Petit rappel de la situation récente
L'Afrique de l'Ouest concentre 71% de la production mondiale de cacao : le Ghana produit 21% du cacao mondial et la Côte-d'Ivoire concentre 43% de la production. Ces deux pays donnent donc la tendance... Vous vous souvenez aussi que la hausse des cours était liée fin janvier à l'insuffisance de l'offre de cacao en provenance de Côte-d'Ivoire. Les conditions climatiques n'avaient pas été de la partie au moment de la récolte et les problèmes structurels auxquels la filière cacao est confrontée -- et sur lesquels je ne reviens pas aujourd'hui -- militaient pour une baisse de la production. Les anticipations voyaient rouge...Voilà qui, combiné à l'effondrement de la livre sterling -- le cacao est libellé en livres sterling sur le LIFFE --, n'a pas manqué de propulser le cours du cacao au-delà de son record historique, et au-dessus des 2 000 livres.La situation n'est finalement pas aussi grave qu'anticipée
Il semblerait que les craintes concernant l'offre en provenance de Côte-d'Ivoire se lèvent progressivement. En effet, les livraisons de fèves vers les ports de Côte-d'Ivoire finissent par arriver. Mieux vaut tard que jamais ! Et les expéditions par bateau reprennent -- les grèves dans les ports sont terminées.
"Les livraisons de cacao dans les ports de la Côte-d'Ivoire ont augmenté de 59% la semaine achevée, le 22 février selon les derniers chiffres officiels", selon des officiels.Aujourd'hui encore, les livraisons se poursuivent à un rythme soutenu.Les investisseurs sont en train de revoir leurs anticipations.Voilà qui a mis un terme aux rumeurs de mauvaise récolte qui ont fait s'envoler les cours fin janvier. La récolte sera certainement moins bonne qu'en 2008, mais de là à dire qu'elle sera catastrophique... les investisseurs sont en train de revoir leurs anticipations.Selon l'Organisation internationale du cacao (ICCO), la production mondiale de cacao devrait décliner de 5% sur la saison 2008/2009 qui a commencé en octobre dernier.Les exportations de cacao ivoirien sur la saison 2008/2009 (saison close au 30 septembre prochain) sont aujourd'hui estimées à 1,3 million de tonnes contre 1,1 million encore récemment.Le marché, rassuré sur l'offre, se focalise maintenant sur la demande...La demande, véritable énigme de l'équation.
La demande avait tendance à croître régulièrement ces dernières années. Aujourd'hui, toute la question de savoir si elle maintiendra ce cap et à quel rythme. L'ombre de la crise économique plane...Pour l'instant, la demande occidentale -- soit l'essentielle de la demande -- commence à peine à faiblir. Les industries européennes du chocolat auraient fortement réduit leur activité en janvier, anticipant un affaiblissement de la demande.Aux Etats-Unis, même constat : le stock de cacao aurait doublé aux Etats-Unis depuis le 1er janvier... donc rien n'est joué. L'industrie, qui travaille le cacao, lève le pied. Prévention ? Ou réaction ? Je penche pour la première solution. Restons prudents.Le cours du cacao pourrait donc refluer encore. Les plus pessimistes tablent sur un repli de la consommation de 10% sur l'année. Les plus optimistes de 1%... voilà qui laisse de la marge !

Le marché devrait rester déficitaire encore cette année
Pour mémoire, le marché du cacao était déficitaire l'an passé de 77 000 tonnes (saison 2007/2008). Et pour la troisième année consécutive, la campagne 2008/2009 devrait être déficitaire de quelque 300 000 tonnes selon les spécialistes et leurs prévisions actuelles.Les difficultés structurelles que connait la filière cacao ivoirienne impact sur les cours. 43% de la production mondiale tout de même... Tant que le problème ne sera pas solutionné, l'offre sera à la peine et les fondamentaux du cacao resteront haussiers. A moins d'un effondrement de la demande !Le cours, même s'il peut perdre encore du terrain, devrait rester à des niveaux historiquement élevés. Pour mémoire, le marché du cacao était déficitaire l'an passé de 77 000 tonnes (saison 2007/2008). Et pour la troisième année consécutive, la campagne 2008/2009 devrait être déficitaire de quelque 300 000 tonnes selon les spécialistes et leurs prévisions actuelles.Les difficultés structurelles que connait la filière cacao ivoirienne impact sur les cours. 43% de la production mondiale tout de même... Tant que le problème ne sera pas solutionné, l'offre sera à la peine et les fondamentaux du cacao resteront haussiers. A moins d'un effondrement de la demande !

Le cours, même s'il peut perdre encore du terrain, devrait rester à des niveaux historiquement élevés.
Cacao : Impact des conditions météorologique dans certains pays

Le 10 mars (CICDOT)  Les exportateurs de la Côte d'Ivoire et les unités centrales de cacao ont déclaré 60,155 tonnes métriques de cacao à l'exportation du 18 février jusqu'au 3 mars, en prenant le total cumulatif pour la saison 2008-09 à 672,753 tonnes, données officielles montrées vendredi. La saison de cacao court du 1 octobre au 30 septembre. Les fèves de cacao de la région productrice principale du Cameroun de la province de sud-ouest exportée en février de Douala ont étés réduits en taille de 93-100 grains pour 100 grammes de 87-92 grains pour 100grammes en Décembre et Janvier. La province de sud-ouest est la principale région productrice de cacao du Cameroun, produisant près de la moitié des exportations annuel de cacao du pays, selon le gouvernement et les données d'industrie. Ce qui laisse prévoir une baisse des exportations du pays pour la compagne avenir.

Au Nigeria, la mi-récolte du cacao pour la saison 2008-09(le Septembre-octobre) a commencé dans la partie sud-ouest du pays, après une bonne période de chute de pluie dans cette région le mois dernier. "La récolte sort déjà des fermes, bien que la quantité soit modérée,". Le Nigeria produit entre 55,000-60,000 tonnes métriques de fèves de cacao par année.

Café : cours plus ou moins Régulier; Aucune Aide des Marchés d'Extérieur

Les contrats à terme café sur New York ont garde des positions quasi-inchangées en ce début de semaine. Le contrat livraison Mai a baissé de 5 points à $1.0865 par livre. Le marché de café reçoit peu d'aide « amical » à l'extérieur des marchés qui incluent un marché boursier plus ferme des États-Unis, des prix plus élevés de pétrole brut et un dollar d'États-Unis plus faible. " ; C'est un autre indice à la baisse pour le café si le marché ne peut pas se rallier quand les marchés extérieurs sont amicaux, " Les prix restent dans la tendance à la baisse sur la semaine. L'histogramme quotidien et les analyses techniques restent de façon globale à la baisse.

Par Gerard KOUASSI

Les Raisons d’une baisse de la production mondiale Cacao

Par Gerard Kouassi

Lundi 09 mars 2009

Les vergers viellissants et les faibles revenues des planteurs sont en partie responsables de la baisse de la production en Afrique de l’ouest. Sur les 5 millions d’hectare cultives en Afrique de l’ouest et en Afrique central , la majeur partie des cacayiers ont entre 35 ans et 50 ans d’age. La quantite produite par un producteur africain est de 350 kg a 400 kg de cacao par hectare contre 1,5  tonnes pour le producteur malaysien.

A la fin de cette annee cacaoyere , en septembre 2009 , le deficite mondial (Demande > Offre) avoisinnerait 193 000 tonnes.Une augmentation des revenues des planteurs boosterait la production .

La culture du cacao est menace par la diversification des cultures . En effet les agriculteurs preferent s’adonner a d’autres culture plus rentable  comme l’huile de palme et  l’hevea . Aussi les fils et petit fils des planteurs de cacao , ne veulent pas etre planteur de cacao en raison des bas revenues liees a ce business.

La solution est d’accroitre et stabiliser les revenues des planteurs en leur permettant l’access aux instruments de gestion de risque et en leur permettant l’acces a de plus grands marches.

Le cours du café s'élève du a la Spéculation au Viêtnam, et une baisse d'approvisionnement en Colombie.
Le 4 mars (CICDOT) -- les prix du Café ont augmentés le plus en presque quatre semaines du a la spéculation que les approvisionnements en provenance du Viêtnam (deuxième pays producteur et exportateur au monde) et de la Colombie (troisième pays producteur et exportateur au monde) diminueront.
La récolte prévisionnelle du Viêtnam gravite a 16 millions de sacs cette année, comparé aux prévisions de décembre de 17 millions de sacs du aux conditions climatiques défavorables.
Les exportations de café de Colombie ont baisse de 18 pourcent au mois de janvier, une association de planteurs l'a souligne le 24 février.
Les contrats à terme livraison Mai du café Arabica ont augmentés de 2,2 cents, ou 2,1 pourcent, à $1,087 la livre sur la bourse de New York aux Etats Unis. Ceci représente le plus grand gain pour un contrat actif depuis début février.
La Fédération Nationale colombienne des producteurs de café a demandé une renégociation des contrats d'approvisionnement du a des difficultés à honorer des engagements des quantités de livraison
Les exportations du pays ont baisse de 849.000 sacs le mois dernier de 1,029 millions de sacs. Chaque sac pèse 60 kilogrammes (132 livres).

La Demande surpasse l'Offre

La demande Mondiale peut dépasser l'offre de 6 millions à 8 millions de sacs pour l'année commençant le 1 octobre, Nestor Osorio, l'administrateur dirigeant de l'Organisation International du Café, l'a dit le mois dernier.
« Fondamentalement, je suis haussier sur le café, ». Cependant, les prix de café peuvent continuer d'être « maitrise » par les conditions économiques et financières. Les contrats à terme sont en baisse de 3 pourcent cette année partiellement parce que la chute des marchés des actions ont incité l'inquiétude qui prédisait une baisse de la demande des commodities. Le Brésil reste le plus grands producteur et exportateur de café du monde.

Le Cuivre ,paradis des investisseurs

En terminant la séance à 3690 dollars la tonne, le cours du cuivre a retrouvé hier mardi à Londres son plus haut niveau depuis trois mois.Cette vague est porteuse. Le cours du métal rouge pourrait rapidement rebondir vers la ligne des 4000 dollars, prévoient plusieurs experts. Ce serait encore moitié moins que la plus haute cotation jamais atteinte par le non ferreux, lorsque les matières premières flamboyaient. C’était en juillet dernier. Mais c’est déjà une performance remarquable au regard de ce qui se passe sur les marchés d’actions. Cela n’a pas échappé aux analystes, certains s’étonnent : contrairement aux autres matières premières, toujours en berne, au diapason des bourses mondiales, le bon vieux métal relève la tête. C’est pourtant une matière hautement sensible à l’activité industrielle. Or depuis décembre son cours se redresse alors que les bourses plongent sans discontinuer.
En fait la reprise a commencé quand les Chinois ont annoncé qu’ils renflouaient leurs stocks stratégiques. Et depuis ils ont fait ce qu’ils ont dit, ils achètent effectivement des cathodes de cuivre sur le marché londonien. Parce que les prix sont plus intéressants en Europe que sur le marché de Shangaï. Parce que les gisements de cuivre secondaire, c’est-à-dire issu du recyclage, s’épuisent.
Personne n’en déduit pour autant que l’appareil industriel chinois est reparti de plus belle. Ces achats sont bien réels, la demande en provenance d’Asie est significative , mais nul ne sait si le cuivre acheté est ensuite consommé. Que les réserves du marché londonien baissent, corollaire à la hausse des cours, signifient surtout que le métal bouge d'un continent à l'autre, mais pas nécessairement qu'il est injecté dans les fonderies.La hausse actuelle du cuivre est encore un phénomène artificiel qui traduit surtout le regain d'intérêt des fonds pour le métal rouge. C'est parce que les bourses sont toujours aussi déprimées que le marché du cuivre attire à nouveau les investisseurs. A court terme, grâce au soutien de la demande chinoise, c'est l'un des rares marchés disposant d'un potentiel de hausse.

Le prix du cacao chute à l'image de la Grande Récolte, Une faible demande peut lier à un surplus

 Par Gerard KOUASSI

Le 3 Mars (CICDOT) -- le cours du Cacao a plongé le plus depuis Mars de l'an dernier sur la spéculation que la grande récolte en Côte d'Ivoire, première mondiale, et le ralentissement de la demande globale peuvent mener au premier surplus d'offre des ingrédients du chocolat dans trois ans. Le cacao « est passé de marché de vente en marché de rassemblements » sur les semaines passées, suivant des rapports sur l'état de la récolte de Côte d'Ivoire.

L'effondrement économique global peut réduire la demande, selon des analyses techniques du marché. « Fortes Offres et Faibles Demandes ne sont pas une bonne combinaison pour une hausse de prix, ». Les contrats à terme cacao livraison Mai ont baisse de  $200, ou 8,3 pourcent, à $2.213 une tonne métrique sur le ICE Futures  à New York aux  Etats-Unis, la plus grande baisse pour un contrat très-actif depuis le 20 Février. Le prix à l'ouverture a atteint $2.198, le plus bas depuis le 8 décembre. Le cacao est tombé 17 pourcent plus bas depuis le 13 février.

La mi-récolte, la plus petit des deux traites annuelles dans les pays ouest africain, peut atteindre 350.000 tonnes métriques à 400.000 tonnes, en haut de 320.000 tonnes par rapport a l'an précédent, selon un acteur important de la filière café-cacao. Une plus grande mi-récolte peut amener la production dans la saison terminant le 30 septembre à autant que 1,3 millions de tonnes, en hausse d'une prévision en janvier de 1,1 millions. Les contrats à terme Mai peuvent atteindre $2.200 la tonne et en fin de compte chute en dessous de $2.000 d'ici la fin de ce mois, selon les prédictions. Les prix ne peuvent pas dépasser $2.440 ce mois.

« La livre britannique faible est aussi un facteur contribuant a cette faiblesse sur du court-terme, ». La livre, qui est utilisée comme monnaie de change sur le commerce du cacao en Afrique de 'ouest, est tombé à moins de $1,40 pour la première fois depuis janvier 27. Le cacao a bondit de 31 pourcent en 2008, la meilleure performance parmi les 19 matières premières sur l'Indice de CRB.

To contact the reporter: Gerard KOUASSI in London at Gerard.kouassi@cicdot.com

Bon Trading.

www.cicdot.com

Noix de cajou: la Côte d`Ivoire devient le 2e producteur mondial en 2008

ABIDJAN - La production de noix de cajou ou anacarde de la Côte d`Ivoire, déjà premier exportateur mondial, a atteint 330.000 tonnes en 2008, faisant du pays le deuxième producteur mondial derrière l`Inde, a-t-on appris mardi auprès de la structure gestion de la filière (Areca).

"Avec 330.000 tonnes, nous sommes devenus le deuxième producteur mondial. Nous venons de dépasser le Vietnam, on est juste après l`Inde (400.000 tonnes)", a indiqué à l`AFP Dominique Mapri Kpolo, directeur exécutif de l`Autorité de régulation du coton et de l`anacarde (Areca, étatique), structure de gestion de la filière.

La production de noix brute a augmenté en trois ans, passant de 235.000 tonnes au cours de la campagne 2006/2007, à 330.000 tonnes en 2008.Une production de 350.000 tonnes est attendue pour 2009.

L`anacarde est la deuxième culture au nord de la Côte d`Ivoire, après le coton."Nous avons une responsabilité en que tant premier exportateur mondial et deuxième producteur mondial. Nous devons pouvoir peser sur le marché international, ce qui n`est encore pas le cas", a déploré M. Kpolo, plaidant pour une transformation locale de la noix.

"Il faut éviter le syndrome cacao (la Côte d`Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% de parts de marché), pour lequel on a longtemps négligé la transformation", a-t-il souligné.Selon lui, l`Areca va proposer à l`Etat un allègement fiscal en vue d`encourager la transformation locale.

La noix de cajou produit de l`amande utilisée en cuisine et dans les produits cosmétiques. La coque de la noix brute contient un liquide qui est utilisé comme fluide pour les systèmes de freinage des avions.

La pomme de cajou sert également à produire du vin, de la liqueur, du sirop, de la confiture et du jus.

L`amande est achetée 2.000 francs CFA le kg (3,05 euros) sur le marché international, alors que la noix brute exportée par la Côte d`Ivoire est payée 300 FCFA (0,45 euro) le kg.

La filière emploie 150.000 producteurs regroupés dans une vingtaine de coopératives et nourrit 1,5 million de personnes directement ou indirectement.

Le Vietnam cherche à soutenir les cours du riz

La Thaïlande et le Vietnam sont-ils sur le point de constituer un « cartel du riz » ? Ces deux Etats produisent la moitié du riz cultivé dans le monde. Ils en auraient donc les capacités. Mais il y a loin du bol aux lèvres. Seul un « protocole d’accord » pour une coopération rizicole a pour le moment été signé en Thaïlande.

C’est Hanoï qui est le plus favorable à un prix commun à l’export. Son riz 5% brisure, la meilleure qualité du delta du fleuve Rouge ou du delta du Mékong, est toujours négocié près de 100 dollars de moins la tonne que son concurrent thaï.

Le Vietnam souhaiterait aussi contrôler davantage les cours par l’offre, pour assurer à la fois un revenu correct à ses riziculteurs et un prix raisonnable au consommateur vietnamien. En attendant, le gouvernement de Hanoï a demandé aux compagnies rizicoles, il y a dix jours, de cesser de signer des contrats pour les 4 mois qui viennent. Les engagements se montent déjà à plus de 3 millions de tonnes, et il va falloir honorer la livraison d’un million et demi de tonnes aux Philippines ! Le Vietnam veut éviter que les paysans ne bradent leurs récoltes de riz. Si les cours se sont redressés de 5% en janvier 2009, et qu’à 450 dollars la tonne, ils sont encore le double de leur niveau des années 2003-2006, on est très loin des records d’avril 2008. Un prix encore inférieur serait difficilement supportable pour les riziculteurs, qui ont payé très cher leurs intrants.

Il faut donc attendre. Les cours sont étales : la demande n’est pas au rendez-vous. Les greniers à riz sont pleins de l’Asie à l’Afrique, après une récolte 2008 exceptionnelle. Le mois d'avril 2009 sera décisif : les stocks auront baissé ; et l'on connaîtra la taille réelle de la récolte au Vietnam, comme en Indonésie. 

Djakarta a promis, revirement historique, d'exporter à nouveau du riz ! Mais un simple déficit de 2 à 3 millions de tonnes pourrait, confie un trader, renverser ce marché, « en équilibre sur la lame d’un couteau ».

La ruée vers l'or ralentit

On dit que l’or aime les mauvaises nouvelles, mais l’annonce du recul aggravé du produit intérieur brut américain, vendredi, n’a pas suffi pour durablement soutenir le cours du métal jaune. L’once d’or livrable en avril ne valait plus que 942,50 dollars à la clôture, alors qu’elle avait atteint les 1 000 dollars, le seuil fatidique, une semaine plus tôt.

Les investisseurs ont semble-t-il davantage écouté les propos rassurants du président de la Réserve fédérale américaine, prédisant la fin de la récession d’ici fin 2009 aux Etats-Unis. De quoi leur redonner le goût du risque sur le marché des capitaux, aux dépens de l’or.

Fin de mois oblige, les investisseurs ont également vendu pour prendre leurs bénéfices…

Mais une autre raison est invoquée pour expliquer ce recul du métal jaune, près de 6% tout de même en cinq jours : la crainte que l’or ne soit à son tour le centre d’une bulle spéculative, le comble pour une valeur refuge.

Les achats d’or ont effectivement augmenté de 64% l’an dernier, un afflux de 15 milliards de dollars. Au cours des 3 derniers mois, la part des fonds spécialisés sur ce marché - les « trackers », ceux qui achètent et stockent de l’or en lieu et place des actionnaires - s’est accrue de 30%. Et la vogue se poursuit, puisque cette semaine, un « placement islamique » adossé à l'or doit être lancé à Dubaï. Il faudrait six ans au premier producteur d’or au monde, Barrick, pour extraire l’équivalent des lingots détenus par ces fonds, qui talonnent les plus grandes banques centrales.

Résultat, l’or a gagné 13% en sept semaines. Et ce, malgré la reprise du dollar ; malgré la baisse de l’inflation. 

Et en décalage avec la demande, complètement atone sur le marché physique : jamais l’Inde, premier marché mondial, n’aura aussi peu consommé d’or au cours de la saison d’octobre à mars, qui est traditionnellement celle des mariages. Les importations indiennes ont même été nulles au mois de février, tant les prix sont dissuasifs. Au contraire des traders, les fiancées indiennes n’achètent pas d’or en ce moment, au mieux elles apportent leur vieil or au bijoutier pour qu’il soit fondu.


Côte d’Ivoire : Une société néerlandaise écope d’une amende pour une affaire de déchets toxiques

La société néerlandaise Amsterdam Port Services (APS), de retraitement de déchets, a été condamnée à une amende de 450 000 euros par un tribunal d’Amsterdam pour son rôle dans l’affaire des déchets toxiques du cargo Probo Koala, déversés à Abidjan en 2006.La société a été reconnue coupable de violation des lois de protection de l’environnement. Un de ses anciens dirigeants a été condamné à 240 heures de travaux d’intérêt général, dont la moitié avec sursis.Les résidus toxiques du cargo avaient été déversés en août 2006, causant la mort de 16 personnes et intoxiquant des milliers d’autres.En octobre dernier, deux responsables locaux impliqués dans l’affrètement du Probo Koala ont été condamnés à 20 et 5 ans de prison à Abidjan.

Chute de 13,6% de la production d'or sud-africaine, au plus bas depuis 1922

JOHANNESBURG (AFP) - mardi 24 février 2009 - 16h45 - La production d'or en Afrique du Sud a chuté de 13,6% en 2008 pour atteindre son niveau le plus bas depuis 1922, si bien que le pays a rétrogradé à la troisième place au classement des principaux producteurs du métal précieux, a indiqué mardi la Chambre des mines.

L'Afrique du Sud, qui a extrait près 30% de l'or actuellement en circulation dans le monde, a été le premier producteur d'or de 1906 à 2006, avant d'être détrôné en 2007 par la Chine.

La baisse de sa production en 2008, à 220.127 kilogrammes, lui a fait perdre une nouvelle place au profit des Etats-Unis, précise dans un communiqué la Chambre des mines, qui représente l'industrie minière.

Jamais depuis 1922, quand le secteur avait été paralysé par une longue grève, la production d'or n'avait été aussi basse, ajoute-t-elle, en mettant en cause la crise énergétique dont a souffert l'Afrique du Sud au début de 2008.

Incapable de faire face à la demande, la compagnie publique d'électricité Eskom avait procédé à des délestages massifs et les mines avaient dû rester fermées du 24 au 31 janvier - pour la première fois depuis la guerre anglo-boer de 1900-1902, rappelle la Chambre des Mines.

Malgré ce déclin, l'or reste "un secteur crucial" pour la première économie du continent, représentant 7% des revenus à l'exportation et 2,5% du produit intérieur brut (PIB). Les mines d'or employaient également 166.000 personnes en moyenne en 2008.

Côte d`Ivoire: une compagnie minière indienne obtient 3 permis de recherche

AFP - 20/2/2009
ABIDJAN - Le gouvernement ivoirien a accordé trois permis de recherche à une compagnie minière indienne pour un montant global de 1,85 milliards de FCFA (2,8 millions d`euros), a-t-on appris vendredi de source officielle à Abidjan.

"Les autorisations de recherche sollicitées par la société Taurian manganèse/Ferro Alloy CI portent sur le nickel, le manganèse et la bauxite", indique un communiqué du conseil des ministres.

Les recherches de cette société, présente en Côte d`Ivoire depuis 2004, se dérouleront dans les régions d`Odienné (nord), Divo et Lakota (centre-ouest).

Le ministère ivoirien des Mines et de l`Energie est chargé de mener une campagne de "sensibilisation" auprès des populations riveraines en vue d`éviter "la confusion entre l`exploration et l`exploitation" qui entoure les travaux de recherche et dégénère parfois en conflit, selon le communiqué gouvernemental.

Le sous-sol ivoirien contient des minerais très divers comme l`or, le diamant, le fer, le nickel, le manganèse, la bauxite ou encore le cuivre. Seul l`or et le diamant sont exploités industriellement.

Le 4 février, la société africaine d`exploration minière Randgold Resources a annoncé la découverte du plus important gisement d`or de Côte d`Ivoire, dont elle entamera l`exploitation d`ici la fin 2010.

En 2008, la Côte d`Ivoire a exporté 176.561 tonnes de minerai de manganèse contre 94.618 tonnes en 2007 soit une augmentation de 46%, selon les chiffres du Port autonome d`Abidjan.

Chronique des Matières Premières du 23/02/2009 

Les emplettes de la Chine réveillent le nationalisme australien

Alors que les géants miniers mondiaux décident l’un après l’autre de mesures drastiques d’économies, les groupes chinois, eux, continuent leurs emplettes… et particulièrement en Australie, le plus grand exportateur de fer et de charbon au monde.

Le 12 février 2009, Chinalco, grand producteur chinois d’aluminium, signait le projet d’acquisition le plus important jamais réalisé par la Chine à l’étranger, 19 milliards et demi de dollars, grimer à 18% du capital de Rio Tinto, le géant du fer, écrasé par les dettes…
Le 16 février, c’était au tour du numéro un chinois des mines, Minmetals, d’offrir 1 milliard 700 millions de dollars pour contrôler Oz Minerals, le numéro deux mondial du zinc, contraint de fermer des sites de production…

Dernière annonce en date, le producteur d’acier chinois Valin serait prêt à investir 323 millions de dollars pour prêter main forte à Fortescue Metals, le troisième producteur de fer australien, qui peine aujourd’hui à développer son gisement phare de Pilbara, dans l'ouest australien.
China Investment Corp, le richissime fonds souverain chinois, pourrait être de la partie, son président s’est d’ailleurs déplacé à Canberra pour s’enquérir des nouvelles conditions imposées aux investisseurs étrangers… Car c’est là que le bât pourrait blesser pour les opérateurs chinois : les politiciens australiens commencent à s’inquiéter de la mainmise croissante de la Chine sur les ressources naturelles de l’île. Si l’accord entre Chinalco et Rio Tinto aboutissait, par exemple, le groupe chinois contrôlerait neuf joyaux du géant anglo-australien, comme la mine de fer d’Hamersley, un des gisements les plus riches du monde.

Avant le vote des actionnaires, qui n’aura pas lieu avant le mois de mai 2009, le ministre des Finances et le régulateur australiens doivent donner leur aval et ils sont un peu nerveux : ces partenariats portent en germe un conflit d’intérêt majeur, lorsque l’économie mondiale reprendra vigueur, et donc que les prix des matières pourront repartir à la hausse : le partenaire chinois, contrairement aux autres actionnaires, risque fort de s'opposer à tout nouveau bond des prix, c'est d'ailleurs là tout l'enjeu de cette course aux  ressources de la part de la Chine : développer l'offre et la contrôler aujourd'hui pour stabiliser les cours en faveur de son industrie demain. 

RDC: les métaux des téléphones mobiles financent le conflit dans l'est

KINSHASA, 16 fév 2009 (AFP) - lundi 16 février 2009 - 9h06 - Les métaux présents dans les téléphones portables "contribuent à financer les atrocités" dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), affirme lundi l'ONG Global Witness, exhortant les industriels à bannir de leurs produits les minerais de cette provenance.

L'organisation "demande aux fabricants de téléphones portables de soumettre leurs chaînes dapprovisionnement à un audit complet afin dexclure les minerais qui financent le conflit armé" dans lest congolais, dans un communiqué publié lundi, au premier jour du congrès mondial de la téléphonie mobile à Barcelone.

Selon l'ONG basée à Londres, "il existe un lien causal direct entre ce commerce des minerais en provenance de l'est de la RDC et les atrocités perpétrées à lencontre des civils congolais".

"De récentes enquêtes menées par Global Witness et le Groupe dexperts des Nations Unies révèlent que les principaux groupes armés impliqués dans les combats actuels se financent tous par le commerce de minerais de grande valeur. Ces minerais permettent de produire des métaux, dont létain et le tantale, qui entrent dans la fabrication des téléphones portables", explique-t-elle.

L'est de la RDC, frontalier du Rwanda et de l'Ouganda et très riche en minerais, connaît depuis le milieu des années 90 une succession de conflits. Le pillage de ses ressources par les belligérants a été régulièrement dénoncé par l'ONU et des ONG.

Les armées de Kinshasa et Kigali ont lancé le 20 janvier dans l'est congolais une opération conjointe sans précédent visant à neutraliser les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), estimés à environ 6.500 hommes et réfugiés en RDC depuis le génocide au Rwanda de 1994 auquel certains ont participé.

Cette opération a eu pour premier résultat l'arrestation le 22 janvier au Rwanda de Laurent Nkunda, chef historique d'une autre rébellion, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP, congolais).

L'OR GAGNANT DE LA CRISE

Pour les premiers consommateurs d’or au monde, les Indiens, le métal précieux est aujourd’hui hors de prix. C’est pourquoi leurs achats sont devenus parcimonieux. En janvier, le volume des importations indiennes a été divisé par dix par rapport à l’année dernière.

Cet assèchement de la demande de la bijouterie est sans effet sur les cours. La semaine dernière, l’once d’or valait près de 953 dollars. Sa plus forte valeur depuis sept mois. D’ordinaire, les cours retombent rapidement quand les achats de la bijouterie s’espacent. Ce principe fonctionne tant que cette industrie est le principal débouché du minerai. Mais à la faveur de la crise, les financiers ont pris le relais.

Les financiers, ce sont les gérants des ETC, les exchange traded commodities, c’est-à-dire les matières premières échangeables en bourse. Ces véhicules répliquent le cours de l’or jaune. Chaque fois qu’un contrat est passé, les gérants achètent en contrepartie de l’or physique pour donner du crédit à cet instrument financier. Leurs achats grossissent de jour en jour. La semaine dernière plus de 110 tonnes d’or ont été acquises par les ETC. Cela correspond à ce que l’Inde pourrait importer en 2009. Les quinze premiers fonds spécialisés sur ce segment détiendraient plus de 1 400 tonnes d’or. Un trésor équivalent à la moitié des réserves de la banque centrale d’Italie.

La puissance de ce moteur bouleverse les schémas classiques. L’or qui a coutume de suivre le pétrole à la trace n’en fait qu’à sa tête. Autre changement notable : l’or considéré comme une valeur refuge perd vite son attrait quand le billet vert se renforce, ce n’est pas le cas en ce moment. Depuis le début de l’année, le dollar progresse et l’or aussi. Mais il n'y a pas que face au dollar que l'once se bonifie, c'est le cas dans la plupart des devises. Ceux qui transforment aujourd'hui leurs capitaux en or n'ont visiblement plus confiance dans leur monnaie nationale.

SEMINAIRE D'ABIDJAN "ECONOMIE CACAOYERE

L`économie cacaoyère mondiale dont l`Afrique représente 70% de l`offre fait face à de "graves menaces" liées à "la faible transformation locale" de la fève, a déploré mardi à Abidjan le ministre ivoirien de l`Agriculture, Amadou Gon Coulibaly."L`économie cacaoyère mondiale est caractérisée par une faible présence des pays producteurs aux stades de la transformation et de la consommation", a déclaré M. coulibaly, à l`ouverture d`une rencontre internationale sur "l`économie cacaoyère durable" à Abidjan.

"Cela pose le problème du partage de la valeur ajoutée de la filière pour une économie cacaoyère durable et équitable" a-t-il ajouté, évoquant de "graves contraintes" qui pèsent sur cette économie.Le ministre ivoirien a cité "la faible rémunération des producteurs africains et la baisse de la qualité des produits sur le marché international", avant de dénoncer "la faible productivité dans plusieurs pays", source selon lui, "de consommation de terre cultivable et dégradation de l`environnement".

M. Coulibaly a également fait état d`une baisse de la production mondiale de cacao d`environ 45.000 à 100.000 tonnes durant la campagne en cours 2008/2009, contre une production de 3,7 millions de tonnes lors de la campagne précédente.La rencontre d`Abidjan doit se prononcer sur "les enjeux sociaux de la cacaoculture", a indiqué de son côté, Mme Assouan Acquah, vice-présidente du comité ivoirien de gestion de la filière, organisatrice de cette réunion.

"La cacaoculture pour le producteur ne doit pas être une fatalité, mais un business, une entreprise, il doit pouvoir en vivre comme tout le monde", a souligné Mme Acquah.Le directeur exécutif de l`Organisation internationale du cacao (ICCO) Jan Vingerhoets participe à cette rencontre qui doit s`achever jeudi.

Les résolutions de la réunion d`Abidjan seront présentées fin mars à Trinidad et Tobago, lors de la rencontre regroupant tous les acteurs mondiaux de la filière.La production africaine fait vivre entre 5 à 6 millions de planteurs dont la superficie des exploitations est de 1 à 5 hectares.Premier producteur mondial de cacao, la Côte d`Ivoire détient plus de 40% de parts de marché.

Chronique des Matières Premières du 13/02/2009

Acier, la tentation du protectionnisme

« Achetez américain », recommandait l'une des clauses du plan de relance de Barack Obama, plan actuellement examiné par le Congrès. Cette option, aujourd’hui édulcorée, concerne entre autre l’acier susceptible d’être employé dans les chantiers ouverts grâce aux subsides de l’Etat fédéral. Elle a provoqué une belle levée de boucliers à travers le monde.
La tentation du protectionnisme fait partie des sujets qui seront examinés en priorité par les ministres des Finances du G7 réunis à partir de vendredi 13 février 2009 au soir, à Rome. Dans le collimateur de l'administration américaine, la sidérurgie chinoise est soupçonnée de profiter de la situation.Un secteur visé également par l’Union européenne. Cette semaine, Bruxelles a relevé à 25 % les droits de douane sur les importations de fils d’acier chinois.

Alors que les sidérurgistes occidentaux ont fortement réduit leurs production pour éviter un effondrement des prix consécutif à la contraction de la demande, les Chinois, qui ont nettement moins réduit la voilure, pourraient inonder le marché américain de leurs produits bon marché quand la demande reprendra, c’est ce que craignent les sidérurgistes occidentaux.
Un faux procès, selon un observateur indépendant. D’abord parce que la Chine a d’elle-même imposé des droits de sortie sur son acier pour limiter ses exportations. La Chine est devenue un exportateur net d’acier à partir de 2005. Avec des volumes fluctuants au gré des prix mondiaux et de la demande interne.

Depuis le début de la crise, les Chinois ont réduit les volumes exportés de huit millions de tonnes en octobre à trois millions de tonnes en décembre. Une situation qui résulte en partie de l’évolution des prix. Pour l’acier plat, employé par exemple dans l’industrie automobile, les prix tendent à converger, à quoi bon dans ces circonstances aller sur le marché mondial.
Deuxième explication avancée : la Chine a trop à perdre dans cette affaire. Ses exportations d’acier vers les Etats-Unis ne représentent pas grand-chose dans la balance commerciale des deux pays. La Chine préfère de loin exporter toujours plus de produits manufacturés à forte valeur ajoutée plutôt que d'ouvrir un conflit pour vendre une matière première nettement moins rémunératrice.

Chronique des Matières Premières du 11/02/2009

Marée montante pour le fret

Actuellement une journée de transport sur un Capesize, la catégorie des plus gros navires, coûte 35 000 dollars, c'est-à-dire deux fois plus qu’à la fin janvier. Même si on est loin du sommet historique de juin 2008 - 300 000 dollars la journée - la remontée des cours est spectaculaire.Nous en parlions hier lundi, cette embellie s’explique en grande partie par le regain des importations chinoises de fer. Le minerai représente à peu près la moitié des tonnages transportés en vrac, les commandes faites pour renouveler les stocks chinois ont donc un impact certain sur le coût du transport.Cet emballement pourrait laisser croire que l’économie se relève. Attention aux effets d’optique, préviennent les experts. Une vision élargie du marché révèle un tableau beaucoup moins optimiste.

D’abord si la demande en fer est vivace, en revanche, elle est inexistante pour le charbon, l’autre matière clé pour la sidérurgie. Il n’y a donc pas encore de signe probant du redémarrage de l’industrie lourde.Ensuite si les cours du fret ont grimpé aussi vite c’est peut-être parce que peu de bateaux étaient disponibles. Vu le ralentissement général des échanges, les armateurs ont désarmé à grande échelle à la fin de l’année 2008. En Grèce, on parle de plusieurs centaines de bateaux sur cale au Pirée avant les fêtes de Noël.

Un autre phénomène prive sans doute momentanément le marché d'une capacité substantielle de transport, c'est le déroutage d'une bonne partie des bateaux reliant l'Asie à l'Europe par le cap de Bonne Espérance. Avec un carburant bon marché, il est plus économique d'éviter le canal de Suez, quitte à rallonger le voyage d'une dizaine de jours.

Voilà qui ôte au marché du fret des capacités de transport et qui indique au passage que rien ne presse aujourd'hui pour faire tourner les ateliers du monde. Lorsque le Canal aura retrouvé l'affluence d'il y a quelques mois seulement, on pourra raisonnablement parier sur le redressement de l'économie. Les Egyptiens en seront les premiers bénéficiaires, avec le tourisme, le Canal est leur principale source de devises.

Filière cajou : La Côte d’Ivoire devient 2e producteur mondial

Frat Mat - 7/2/2009
La Côte d’Ivoire a fait un bon qualitatif en devenant le deuxième producteur mondial de cajou après l’Inde ». Cette information a été livrée par M. Abdoulaye Touré, président du conseil d’administration de l’organe interprofessionnel de la filière anacarde, l’Intercajou, jeudi après- midi, à la faveur du second atelier de cette journée, dit de lancement des projets initié par le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (Firca). Cette rencontre réunissant autour de la même table tous les acteurs de la filière cajou, a planché sur «l’état des lieux des procédures et équipement de transformation de l’anacarde et valorisation des produits dérivés de l’anacardier et l’amélioration de la qualité de la noix de cajou». Cela a donné lieu à trois communications de consultants. Le premier, M. Diabaté Gaoussou, économiste, spécialiste en stratégie industrielle, développement organisationnel et des marchés du secteur de l’anacarde, s’est appesanti sur «l’état des lieux des procédés et équipements de transformation de l’anacarde et la valorisation de ses sous produits ». Il a indiqué au regard des performances de la côte d’Ivoire, qui est passée de 6000 tonnes en 1990 à 310 000 tonnes en 2008, qu’il pourrait y avoir de sérieuses menaces si le taux de transformation stagne à 4,6% là où l’Inde réalise 100%. L’Inde étant la principale destination de la noix de cajou, serait également de son point de vue une menace, si la Côte d’ivoire en trouvait d’autres destinations pour écouler le produit. Il a reconnu tout de même que le Vietnam et le brésil importent une partie de la production ivoirienne. Ses recherches l’ont mené au Ghana, au Burkina Faso et en Guinée Bissau pour voir comment au plan local, la Côte d’Ivoire peut opérationnaliser et optimiser sa politique de transformation au mieux des intérêts de la filière. Enfin, l’expert a relevé qu’il est possible dans l’optique de la transformation de produire une vingtaine de produits à base de l’anacarde. Mme koné Karidja, la directrice de Inades Formation Côte d’Ivoire (IFCI), est, pour sa part, intervenue sur la composante 1 du programme d’amélioration de la qualité de la noix de cajou, intitulée : «conception d’itinéraires techniques de production, d’un système d’encadrement et de guides des bonnes pratiques de production d’anacarde».

Céréales : la sécheresse fait grimper les cours

Après l’Argentine, voilà la Chine frappée à son tour par la sécheresse. Le nord et l’est du pays sont touchés. On parle de la pire pénurie d’eau depuis un demi-siècle. La production de blé est directement menacée. Les autorités se veulent rassurantes : la récolte de l’année précédente a été très abondante, les réserves stratégiques sont au plus haut, il n’y aurait pas d’inquiétudes sur l’approvisionnement des populations. Le pouvoir chinois craint surtout les désordres sociaux qui pourraient découler de la baisse de la production des céréales avec le retour à la campagne des migrants privés d’emplois dans les villes du sud à cause du ralentissement de l’économie.

Cette sécheresse pourrait faire baisser le niveau des exportations chinoises de blé de plusieurs millions de tonnes. Cela s’ajoute à la baisse de la production de l’Argentine. Le quatrième exportateur mondial de blé s’attend à la pire récolte de ces vingt dernières années à cause du manque d’eau. L’état d’urgence a été déclaré en Chine, le niveau d’alerte a été relevé jeudi dernier de 3 à 1. Ce qui a fait bondir les cours du blé. Mais pas assez pour inverser une tendance globalement baissière pour l’ensemble des céréales.

En revanche, sur le marché des oléagineux, la sécheresse qui sévit en Argentine depuis plusieurs mois soutient la hausse. A Chicago, le soja a franchi la ligne des 10 dollars le boisseau pour une livraison en mars. Lorsque la pluie a commencé à tomber il y a une dizaine de jours, les cours se sont repliés mais ils ont rebondi mercredi suite à une nouvelle estimation de la récolte argentine. Le troisième exportateur mondial de soja pourrait voir sa production tomber à 42 millions de tonnes, 6 millions de tonnes en moins que l’année dernière. Le marché est donc en ce moment entièrement dominé par la météo. Une situation assez normale. Depuis deux ans, les conditions climatiques ont permis des récoltes record à travers le monde. Que cette situation se renouvelle une troisième fois était hautement improbable, avaient prévenu les experts.

Les opérateurs attendent maintenant avec impatience le rapport mensuel du département américain à l’Agriculture qui sera publié demain. Seront actualisées les estimations de récolte et également l’évolution de la demande, la grande inconnue en cette période de crise économique.

Par Dominique Baillard

La filière du coton africain en crise

Ouagadougou se transforme momentanément en capitale mondiale du coton. La capitale du Burkina Faso accueille, à partir de dimanche 16 novembre, la réunion annuelle du Comité consultatif international du coton. Cette instance rassemble la plupart des Etats producteurs et consommateurs. Pour le Burkina Faso, dont le coton est le premier produit d’exportation, l’organisation de cet évènement consacre les efforts menés depuis une dizaine d’années dans la filière. L’introduction cette année des OGM propulse le pays à la pointe de l’innovation technologique qui a permis, sous d’autres latitudes, notamment en Inde, l’augmentation substantielle des rendements. Le pays espère cette année retrouver son titre de premier producteur africain de coton. Ce dynamisme est tout relatif à l’aune de la crise qui frappe l’ensemble des producteurs d’Afrique de l’Ouest.

Mal ou carrément pas payés, les coton-culteurs ont jeté l’éponge. Ils ont abandonné cette culture qui ne semble plus tenir ses promesses. La flambée des produits agricoles laisse entrevoir un autre destin possible pour le paysan africain, celui de tirer un revenu décent des cultures vivrières. C’est ce qui s’est passé cette année au Mali. Le modèle du développement par le coton n’est, pourtant, pas remis en cause par les Etats car la fibre fait marcher de nombreux secteurs comme les transports, les banques, les usines d’égrenage et les huileries. Enfin, les Etats soutiennent le redressement de la filière car c'est une activité qui fixe les populations rurales.

C'est au Mali où la société cotonnière est sans doute la plus mal en point. Un nouveau directeur a d'ailleurs été nommé la semaine dernière. Tiena Coulibaly, qui faisait partie de la mission de restructuration du secteur, est perçu par ses pairs comme l’homme chargé de mener et de réussir la privatisation de la compagnie nationale. Avec l’autre crise, celle qui touche l’ensemble de l’économie mondiale et qui fait chuter les cours et la consommation de coton, il est devenu encore plus difficile de sortir le coton africain du marasme dans lequel il se trouve aujourd'hui.

par Dominique  Baillard

[14/11/2008]

Pétrole: réunion des ministres ouest-africains le 17 novembre à Yamoussoukro

AFP - 14/11/2008

Une réunion des ministres ouest-africains du Pétrole et de l`Energie se tiendra le 17 novembre à Yamoussoukro en vue de "relancer le marché régional de l`énergie et des mines devenu de plus en plus compétitif", a-t-on appris jeudi de source officielle à Abidjan.

Présenté comme le premier sommet des mines et de l`énergie d`Afrique de l`Ouest, cette rencontre se déroulera jusqu`au 20 novembre sur le thème: "mine et énergie pour la paix, la croissance et le développement de l`Afrique de
l`Ouest: perspectives et opportunités".Ce sommet réunira, outre les ministres, près d`une centaine d`entreprises et d`investisseurs privés du secteur.

"Le secteur de l`énergie, véritable moteur des investissements et de la transformation économique du continent africain, devrait connaître une forte croissance dans les années à avenir", a expliqué Hilaire N`Bocho, responsable de la communication à la Société nationale des pétroles de Côte d`Ivoire (Pétroci, public), un des principaux organisateurs du sommet.

Selon M. N`Bocho, les "enjeux et les perspectives pour la Côte d`Ivoire et pour l`ensemble de l`Afrique sont nombreux et énormes".

La rencontre doit également débattre "des questions de développement durable et de sécurité en matière d`approvisionnement énergétiques qui demeurent des préoccupations capitales", selon les organisateurs.

La Côte d`Ivoire est un pays producteur de pétrole avec 28 champs pétrolifères identifiés, dont 23 attribués à des opérateurs étrangers: Canada, Etats-Unis, Italie, Russie, Irlande, Koweït, Malaisie.

La production du pays approche les 50.000 barils par jour, dont 6.000 bj revenant à l`Etat, selon les chiffres officiels.

Cette production avait fait un pic à 80.000 bj en 2006, selon un rapport de l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Elle a ensuite chuté, selon le gouvernement ivoirien, en raison de problèmes techniques sur certains
champs.Des ONG ont au contraire dénoncé l`opacité de ce secteur, affirmant que la production s`établissait aujourd`hui à environ 100.000 bj.

Déprime sur le marché du coton

Le coton n’en finit pas de baisser. La semaine dernière, le cours fixé à New York est tombé à son plus bas niveau depuis 2005, au-dessous du seuil des 45 cents la livre pour le contrat de décembre 2008. Il ne faut pas compter sur ceux qui l’ont porté artificiellement au firmament, au mois de mars 2008, pour redresser la barre : ils se sont volatilisés. Ils, ce sont les fonds, les investisseurs qui ont accéléré la liquidation de leurs positions acheteuses quand la débâcle financière s’est déclenchée à la mi-septembre 2008. Sur le marché du coton, les fondamentaux ont repris le dessus pour tirer les cours vers le dessous.

Comme l’automobile ou la sidérurgie, le textile est touché de plein fouet par la crise économique. Ce qui explique le très net ralentissement de la demande. Avec la baisse des prix, les filateurs perdent aujourd’hui de l’argent. Plus personne ne veut du filet qu’ils ont produit avec du coton à 70 cents la livre. C’est pourquoi malgré la baisse, aucun d’entre eux ne s’engage sur le moyen terme. Cette industrie étant largement localisée dans les pays émergents, elle est de surcroît lourdement pénalisée par la crise du crédit qui affecte ces pays. Comment un industriel peut-il espérer une lettre de crédit lorsqu’il est installé au Pakistan, un Etat en situation de faillite ? En Indonésie, les banques locales qui demandaient 10 % des fonds avancés pour ouvrir une lettre de crédit exigent aujourd’hui 100 %.

Enfin comme sur tous les marchés baissiers, les renégociations de contrats, voire les annulations, occupent plus le négoce que les ventes à proprement dit. Tant que la situation économique sera aussi déprimée, la demande a peu de chances de se relever. Vu le calendrier de la coton culture, l'espoir n'est pas à attendre du côté de l’offre : la récolte américaine arrive. Et même si la quantité baisse par rapport à 2007, l'offre abondante du premier exportateur au monde de fibre pèsera lourdement sur le marché.

par Dominique  Baillard (RFI)

[10/11/2008]

Réforme de la filière cacao-café: Toute l`historique

Le Quotidien - 10/11/2008

Stéphane de Vaucelles possède plus de quinze ans d'expérience et d'expertise des mandats de conseil sur les pays émergents, et plus particulièrement sur le continent africain. Il est un spécialiste des restructurations et des privatisations d'entreprises et a effectué de nombreuses opérations de conversion de dette (notamment en Égypte ou au Maroc). Il possède aussi une connaissance approfondie des opérations de fusions et acquisitions ainsi que de conseil financier et stratégique sur l'ensemble des secteurs industriels importants de la région (télécommunications, utilities agro-industries, mines, etc...). Il a ainsi participé, avec réussite, à des dizaines d'opérations de privatisations dans des secteurs très divers. Il est intervenu notamment au Congo sur la restructuration et la privatisation de la première banque du pays, au Tchad, pour la restructuration et la privatisation d'un groupe agro-industriel, au Niger, pour la restructuration et la privatisation d'une banque de l'habitat, en Ouganda, pour la cession d'actifs agro-industriels, en Mauritanie sur la privatisation de la SOMELEC, producteur et distributeur d'électricité, au Sénégal, sur la privatisation d'un groupe minier, en Côte d'Ivoire, sur la privatisation d'un groupe agro-industriel, au Gabon, sur la privatisation d'une compagnie ferroviaire et de l'opérateur de télécommunication, en France dans la privatisation d'Air France et du groupe agro-industriel DAGRIS, …. Il est intervenu en Afrique sur plus d'une trentaine de pays en Afrique.

Avant de constituer sa société de conseil en 2004, il a travaillé au sein des banques d'affaires des Groupes Crédit Agricole Indosuez, Société Générale et HSBC Investment Bank, où il était directeur responsable de l'Afrique.

II. Son intervention dans la filière cacao en 2001

Durant la fin de l'année 2001, HSBC Investment Bank, représenté par Stéphane de Vaucelles, directeur de cette institution pour la zone Afrique, a étudié la faisabilité des différents scénarios envisageables dans le cadre de la réforme de la filière cacao souhaitée par le Gouvernement ivoirien (autorité de régulation, cadre juridique, structure financière, …) et a présenté un projet adapté, qui comprenait l'ensemble de la documentation technique, financière et juridique nécessaire à sa mise en place à brève échéance. Ce système fondé sur trois structures (BCC, FRC et ARCC) visait à rétablir les ventes à terme et à limiter les abus de position dominante de certains exportateurs. En juin 2001, ces travaux sont terminés avec l'aval des partenaires institutionnels de la Côte d'Ivoire.


Le 2 août 2001, les acteurs de la filière mettaient en place la Bourse du Café et du Cacao. Toutefois les statuts avaient été profondément modifiés par rapport aux propositions de HSBC Investment Bank. Les différents outils de contrôle étatique (convention entre l'Etat et la BCC, contrat-plan, contrôle de la gestion des fonds alloués, détermination d'un budget corrélé aux besoins réels de la structure, …) avaient été éliminés. Dès le mois d'octobre, la gestion approximative et opaque des flux financiers de la BCC et du FDPCC inquiétait les Autorités ivoiriennes qui souhaitaient voir aboutir la commercialisation par vente à terme, qui était un des objectifs de la réforme.


Afin de faciliter la mise en place effective de ces structures et leur bon fonctionnement, le gouvernement a alors souhaité que ces structures puissent s'appuyer sur des experts ayant démontré leurs expertises et leur indépendance dans la filière. Les Autorités ivoiriennes ont logiquement sollicité alors HSBC Investment Bank dès le mois d'octobre 2001. Toutefois, durant le mois de novembre 2001, HSBC Investment Bank a décliné définitivement toute action complémentaire en faveur de la réforme de la filière et a demandé à Stéphane de Vaucelles d'arrêter toute discussion avec les Autorités ivoiriennes.

Les Autorités ivoiriennes lui ayant demandé fortement de continuer malgré cela son action dans la filière cacao, Stéphane de Vaucelles décide alors de mettre en place cette assistance technique et constitue la société CCC à cette fin.

III. La raison du refus de HSBC Investment Bank d'intervenir dans l'assistance technique auprès des Autorités ivoiriennes fin 2001

Au début du mois d'octobre 2001, une réunion confidentielle s'est tenue à Johannesboug entre d'une part les responsables de HSBC Investment Bank (S. Green, A. Patel), avec le responsable d'une filiale, HSBC Equator Bank (F. Kennedy), et le directeur fusions-acquisitions de la filiale sud-africaine (R. Bouma) et d'autre part deux responsables du groupe Cargill. Cette réunion avait pour objet l'établissement de liens privilégiés entre les deux groupes, notamment dans le cadre de financements export pour le négoce.

Deux des conditions à ce rapprochement étaient l'arrêt des activités de conseil de HSBC Investment Bank pour la réforme de la filière cacao en Côte d'Ivoire et l'arrêt des activités de Stéphane de Vaucelles sur l'Afrique. En effet, la finalisation de la réforme de la filière cacao allait permettre la relance des ventes à terme du cacao ivoirien, à la Côte d'Ivoire de redevenir actif sur les marchés des matières premières, d'obtenir ainsi une meilleure valorisation de sa production de cacao et donc de réduire les marges des principaux négociants du secteur, et la lutte contre les abus de position dominante, qui allait limiter les possibilité de commercialisation des trois plus gros opérateurs dans la filière en Côte d'Ivoire et voir l'émergence de nouveaux opérateurs ivoiriens dans la filière cacao.


Le 5 novembre 2001, la direction de HSBC Investment Bank a indiqué à Stéphane de Vaucelles d'arrêter tout appui à la réforme de la filière cacao. Le 26 novembre 2001, elle lui a proposé de travailler à Paris avec une forte augmentation salariale pour être responsable des fusions-acquisitions dans le secteur du luxe. A ce moment, Stéphane de Vaucelles gérait plus d'une dizaine de dossiers majeurs (privatisations, réorganisation, …) en Afrique et était considéré comme un banquier d'affaires actif et respecté sur l'Afrique.

Suite à la demande réitérée des Autorités ivoiriennes d'appuyer la finalisation de la réforme, il décide de quitter définitivement HSBC Investment Bank le 1er décembre 2001 et de constituer la société CCC, afin de finaliser la réforme de la filière cacao en cours.

IV. Les travaux de CCC dans la filière cacao

Stéphane de Vaucelles signe le contrat d'assistance technique avec le Gouvernement de Côte d'Ivoire le 11 décembre 2001, représenté par le Premier Ministre, président du Comité Interministériel des Matières Premières, avec l'aval du Ministre de l'Economie et des Finances Bohoun Bouabré, du Ministre de l'Agriculture et des Ressources Animales Alphonse Douati, du Ministre de l'Industrie Alain Cocautrey et du Ministre du Commerce, Eric Kahé. Stéphane de Vaucelles avait rencontré préalablement à la signature du dit contrat le président Laurent Gbagbo et ce dernier avait reconfirmé officiellement le souhait de voir aboutir cette réforme à la mi-janvier 2002 avec l'appui de cette assistance technique. La RTI avait été convoquée par les soins des services de la présidence à l'issu de la réunion.

Ce contrat était constitué de deux parties : un volet opérationnel de trois mois correspondant notamment à un audit de la BCC, à la mise en place du FRC, à la finalisation des procédures techniques et organisationnelles pour chaque structure de la filière et au démarrage des ventes à terme, et un volet de suivi d'un an, qui incluait la formation et l'appui technique dans la commercialisation auprès des trois structures.

La société CCC s'est appuyée sur les compétences du cabinet juridique britannique Denton Wilde & Sapte, spécialisé dans les matières premières, le cabinet d'audit international KPMG (ex-Andersen), du cabinet juridique ivoirien Yassi et près d'une vingtaine d'experts indépendants spécialisés, notamment dans les domaines de l'organisation, de la communication et du négoce international, soit au total près d'une quarantaine d'experts ivoiriens ou internationaux.

Au cours des trois premier mois d'intervention, les travaux de l'assistance technique ont porté notamment sur l'étude de la procédure de commercialisation du café pour la campagne 2001 / 2002, l'audit technique et financier de la BCC, la délimitation définitive des périmètres de compétences des structure de régulation, l'établissement du FRC (statut, manuel de procédure, ressources humaines), et la procédure de commercialisation du cacao pour la campagne 2002 / 2003.

Les travaux portant sur les modalités de commercialisation du café pour la campagne 2001 / 2002 ont été concluants. Ceux portant sur l'audit technique et financier de la BCC ont subi de nombreux retards liés aux équipes de la BCC ne permettant aux équipes d'auditeurs de l'assistance technique de pouvoir remplir leur mission. Les travaux portant sur l'établissement du FRC (statuts, organisation, ressources humaines) ont été finalisés en février 2002.

Le Comité interministériel des Matières Premières en date du 5 mars 2002 a décidé que l'Assistance technique ne devait plus s'impliquer dans les modalités de constitution du FRC. A partir du mois d'avril 2002, le Ministère de l'Economie et des Finances a décidé que les fonds de la filière logés à la BCEAO soient transférés à la BNI et que les ventes à terme soient abandonnées.

A l'issue de cette décision, de nombreux experts de CCC ont du quitté la Côte d'Ivoire. Stéphane de Vaucelles, lui-même, a subi des pressions et des menaces lourdes pour qu'il mette un terme à sa mission et à ses travaux.

Dans le cadre du contrat signé entre CCC et l'Etat de Côte d'Ivoire, seul l'acompte du contrat a été payé, soit 300 millions de FCFA, au démarrage des travaux. Cet acompte a permis de payer les différents experts et cabinets juridiques et comptables pendant les deux premiers mois. Le reste des paiements effectués aux experts a été effectué sur les fonds de Stéphane de Vaucelles. Deux factures validées par le Comité interministériel des Matières Premières durant les mois de février et mars 2002 restent à ce jour impayé.


Depuis cette période difficile, Stéphane de Vaucelles a fondé une banque d'affaires en Belgique, qui couvre les quatre métiers suivants : conseil stratégique auprès des Gouvernements (privatisations, restructurations, filières agricoles, …), conseil stratégique et en fusions et acquisitions auprès des opérateurs privés, conseil sur les offres publiques de vente sur des bourses locales et internationales, et conseil en restructuration de dettes (dettes extérieure [Clubs de Paris et de Londres] et intérieure).

 

Une entreprise de transformation du cacao en Côte d’Ivoire en 2009
 
APA-San Pedro (Côte d’Ivoire) La première entreprise de transformation de la fève du cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, s’ouvre en mars 2009 à San Pédro (sud ouest d’Abidjan), a annoncé dans un entretien à APA, le promoteur de cette entreprise, Lakiss Ali.

Selon M. Lakiss, également directeur général de Saf Cacao, la première entreprise d’exportation du cacao à San Pédro, cette nouvelle filiale de son entreprise qui emploie déjà 300 personnes, en offrira 200 supplémentaires aux populations de cette ville.

« Cette nouvelle entreprise s’appellera Choco Ivoire et nous permettra de transformer sur place annuellement 100 mille tonnes de fève de cacao », a-t-il expliqué.

La première année consistera à transformer 35.000 tonnes avant d’atteindre, l’année suivante, la vitesse de croisière avec les 100 mille tonnes, la capacité réelle de l’usine.

« Il s’agira pour nous de broyer la fève pour en faire un produit semi fini avant l’exportation. Cette transformation sur place nous sera profitable et pour nos partenaires en Europe et aux Etats-Unis, c’est aussi un projet intéressant », a ajouté Lakiss Ali qui dit craindre que les effets pervers de la crise financière internationale ne déteignent sur le secteur du cacao.

« Nous sommes très inquiets pour l’avenir de l’industrie du chocolat en Europe parce qu’il semble que les banques locales refusent de financer les matières premières », a encore souligné le promoteur de Choco Ivoire.

« La mauvaise rénumération de nos produits est un autre danger qui nous guette », prévient-il.

« Je ne peux pas comprendre qu’un seul kilogramme puisse faire dix plaquettes de chocolat et qu’une de ces plaquettes soit vendue à 30 euros alors que le kilogramme de cacao est acheté à moins de 2 euros », s’est-il plaint.

L’Etat ivoirien a fixé au mois d’octobre le prix indicatif d’achat du kilogramme de cacao bord champ à 700 FCFA (1,359 dollar), mais sur le terrain cette mesure a du mal à se faire appliquer.

Les pisteurs (acheteurs) achètent à moins de 500 FCFA (0,971 dollar) le kilogramme du cacao aux producteurs, amenant certains à brader leur produit et d’autres à retenir leur production.

Malgré la crise qu’elle traverse depuis le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire a réussi à préserver son rang de premier producteur mondial de fève de cacao qui représente 40% des produits d’exportation et fournit 20% du Produit intérieur brut ivoirien (PIB) soit 800 milliards de FCFA (1.553.699.680 dollars).

Dans ce pays, plus de sept millions de personnes, sur une population totale d’environ 20 millions, vivent directement ou indirectement du cacao.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du mou dans le caoutchouc

Entre septembre et octobre 2008, le cours du caoutchouc a été divisé par deux. Combien vaut-il aujourd’hui ? Un dollar 80 le kilo. Rien du tout, selon un négociant. Un dollar 80, c’est le cours fixé à la Bourse de Tokyo pour l’échéance avril 2009. Mais quand les acheteurs sont absents, la formation du prix n’a plus de sens, estiment les intermédiaires.

La chute brutale des cours provoquée par les déboires de l’automobile a été largement amplifiée par la crise mondiale. Elle reflète l’assèchement soudain des échanges. Les contrats passés sont annulés en cascade. Parce que les importateurs ne veulent plus payer 3 dollars 80 une marchandise qui n’en vaut plus que la moitié, ou encore parce que les usines de pneus ou de gants installées en Asie ont mis la clé sous la porte.

Les trois principaux pays exportateurs, la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie, se sont retrouvés le 29 octobre à Bangkok pour décider d’une réduction coordonnée de la production afin de soutenir le marché. Un peu à l’image de l’Opep, la conférence tripartite qui représente 80 % de l’offre mondiale de caoutchouc espère reprendre la main. Une noble ambition de la part de gouvernants soucieux de défendre le revenu des petits planteurs qui vivent grâce à l’hévéa. Vu le soudain rebond des cours observé avant et pendant la réunion, on pourrait croire que la tripartite est plus efficace que le cartel des pays pétroliers, dont les récentes décisions sont restées sans effet sur le marché du brut.

Mais, si le caoutchouc a retrouvé momentanément du tonus, cela n'a pas grand chose à voir avec les manoeuvres des producteurs. C’est surtout grâce à l’accès de faiblesse du dollar et à la baisse des taux décidée par la Réserve fédérale, deux évènements qui ont profité à l'ensemble des marchés de matières premières. Le 29 octobre, le pétrole a repris 9 %, le sucre 8 %, le cuivre 14 %, le blé 12 %. Dans le jargon des financiers, on appelle ça le bargain hunting, la chasse aux bonnes affaires. On avait cru les parieurs mortifiés, torpillés par la crise, les voilà déjà de retour.


 

par Dominique  Baillard

[31/10/2008]

Les planteurs ivoiriens font les frais de la baisse des cours du cacao

Hier, pas une fève de cacao n’est entrée dans le port de San Pedro, assure un exportateur basé dans le deuxième port ivoirien. A 450 FCFA le kilo, c’est le prix offert par les intermédiaires, les planteurs préfèrent garder leur marchandise. Ils sont actuellement en grève. Pour livrer, ils attendent que le prix indicatif fixé au lancement officiel de la campagne à 700 FCFA soit enfin respecté.

Depuis la libéralisation, la rétention et les bisebilles autour du prix indicatif sont monnaie courante au début de la principale récolte de la fève. Mais cette année, le mouvement prend de l’ampleur parce que le prix indicatif fixé il y a trois semaines est en total décalage avec l’évolution du marché du cacao. Il est en chute libre depuis le début du mois. Au cours actuel, c'est-à-dire 1 640 euros la tonne livrable en décembre, le prix de référence n’est plus tenable, estiment les exportateurs, d’où le bras de fer avec les planteurs. Les usines de broyage tournent au ralenti et les embarquements s’espacent. Seulement 60 000 tonnes de cacao sont arrivées dans les ports contre 160 000 l’année dernière à la même époque.

En dix ans, le prix du cacao bord champ n’a guère varié mais celui du sac de riz a été multiplié par sept et celui du sac d’engrais par cinq.  Les planteurs n’en peuvent plus, compatissent les exportateurs ivoiriens. Des rives du lac Léman, où sont installés une partie des négociants, le mécontentement des planteurs n’est plus qu’un épiphénomène sur un marché totalement bouleversé par la crise mondiale. Si l’on s’en tient aux fondamentaux, le cours du cacao devrait remonter car un déficit se profile d’ici à la fin de la campagne. Mais le marché n’en n’a cure. Il ne vit plus qu'au rythme de la débâcle des finances et de l’économie. La crise du crédit frappe les plus grandes maisons. Faute de cash, des industriels demandent crédit au négoce. Faute de cash, le négoce renonce à se couvrir sur le long terme.

Le flux des affaires ralentit avec un gros point d’interrogation à l'horizon : la récession ne va-t-elle pas couper l’appétit des amateurs de chocolat ? Il faudra environ une année pour connaître la réponse. D'ici là, les cours peuvent descendre beaucoup plus bas, la grogne des planteurs ivoiriens pourrait même accentuer cette tendance à court terme, car lorsqu’ils finiront par céder leur cacao, l’abondance de l’offre pourrait faire plier les cours.


 

par Dominique  Baillard

[28/10/2008]

 

Les producteurs se familiarisent avec les mécanismes du marché international
 
Fraternité Matin - 14/03/2006
Certification du cacao ivoirien
Face au défi de la certification de son cacao auquel est confrontée la Côte d’Ivoire, les producteurs doivent prendre leurs responsabilités.

Face au défi de la certification de son cacao auquel est confrontée la Côte d’Ivoire, les producteurs doivent prendre leurs responsabilités. C’est le souci qui a motivé la tenue de l’atelier de formation auquel ont pris part, récemment, à Grand-Bassam, une quinzaine d’auditeurs en provenance d’organisations de la filière : FRC (Fonds de régulation du café-cacao), Ucopexci (Union des coopératives exportatrices de cacao de Côte d’Ivoire), FCA (Fonds cacao association).
Organisé par l’Ecole supérieure internationale des matières premières (ESIMP) du groupe IFPG, premier établissement dédié entièrement et exclusivement à la formation théorique et à l’étude des différentes filières des matières premières exploitées sur le continent africain, cet atelier, indiquera le promoteur du groupe, M. Silué Kagnon Augustin, avait pour objectif de familiariser les apprenants avec les mécanismes du marché international. “ Entre la base et le sommet, il y a un fossé. Les producteurs n’ont pas la maîtrise de la gestion du contact avec les interlocuteurs d’ailleurs ”, indiquera le promoteur du groupe, M. Silué Kagnon Augustin. Les travaux ont duré deux jours. Ils ont été marqués par diverses communications, notamment “l’environnement juridique du commerce international ” et “la problématique de la certification des cacaos africains” présentées par l’ancien ministre de la Justice, Me Faustin Kouamé, et M. N’Djoré, chef du projet pilote du système de suivi du travail des enfants.  

Auteur: Elvis KODJO

 

EDITION DU 6 MARS 2006


Une école pour former les acteurs


La Côte d'Ivoire a besoin de bien vendre ses matières premières, qui constituent le socle de son économie, à l'extérieur. Pour ce faire, elle a besoin de ressources humaines qualifiées. C'est pourquoi l'école supérieure internationale des matières premières (ESIMP) située aux Deux Plateaux a procédé au lancement de ses activités par un séminaire qui a eu pour cadre l'hôtel “Le Wharf” à Bassam, les 2 et 3 mars derniers.
“Le commerce international du café cacao” et “Problématique de la certification du cacao africain” étaient les thèmes du séminaire.
Le directeur de l' ESIMP, M. Patrick Mirebeau, a indiqué que les modules de formation sont conçus par rapport à la demande. A l'en croire, la formation va constituer un outil essentiel pour le négoce et la vente de produits de qualité à l'extérieur. “La Côte d'Ivoire a aussi le droit d'exporter ses compétences en matières premières au lieu d'en importer à coût exorbitant. Aussi avons-nous l'ambition d'aider les jeunes à obtenir de l'emploi et soutenir ceux qui ont des projets bancables”, a-t-il rassuré.
Me Faustin Kouamé, avocat au barreau de Paris, est intervenu sur l'environnement juridique du commerce international du café - cacao. Il a indiqué qu'une vente internationale à l'exportation doit être accompagnée d'une assistance juridique, autrement l'opération s'expose à d'énormes risques. Pour lui, l'exportation doit envisager la clause “Isabel” par laquelle l'acheteur se trouve engagé à payer irrévocablement et inconditionnellement.
L 'ESIMP décerne en un an un master Négoce café - cacao, un masters Négoce 4 produits (café - cacao coton, anacarde karité) .



G.E 

Filière café cacao
Les structures dirigeantes étudient le marché mondial

Vendredi 3 Mars 2006:: Source: nordsudmedia.com




15 employés issus des structures dirigeantes de la filière café cacao et de l’Union des coopératives exportatrices (UCOOPEXCI) sont en formation depuis hier à l’Hôtel «Warf» de Grand Bassam. Ils étudient les «réalités» du marché international des matières premières, à travers un atelier de formation dit «programme 2006», initié par l’Ecole supérieure internationale des matières premières (ESIMP). Les auditeurs sont formés autour de deux modules: «Commerce international du café cacao» et « Problématique de la certification des cacaos africains». Pendant deux jours (jeudi 2, vendredi 3 mars) ils vont se familiariser avec des termes clés du fonctionnement du marché, tels que «le marché à terme», «le marché physique», «la cotation», «les acteurs du marché», «le processus de formation des prix», «l’environnement juridique du commerce inter», etc. «Il s’agit pour nous d’apporter notre aide à la Côte d’Ivoire pour le volet formation qui a manqué avant le saut vers la libéralisation», a indiqué le directeur de l’ESIMP, Patrick Mirebeau. Selon lui, le démarrage officiel de l’année scolaire de l’école, située à Abidjan (Plateau, face au «Cercle du rail») est prévu le 15 mars 2006. «Nos filières sont le café - cacao, le coton, l’anacarde, les fruits, l’hévéas, le sucre, le riz, le karité, le pétrole et le gaz naturel. Nous sommes le premier établissement dédié entièrement et exclusivement à la formation théorique et à l’étude des matières premières exploitées sur le continent africain», a-t-il annoncé. « Nous soutenons cette initiative qui permettra à nos jeunes de mieux maîtriser le marché et permettre à notre pays d’influencer les prix», a commenté le PCA de la société ACE, Kouassi Prosper, parrain de la cérémonie.

Djama Stanislas

 

Commercialisation des matières premières : SILUE KAGNON ouvre son école aux ingénieurs en négoce

Nouveau Réveil- 11/2/2006 
   
Une grande première dans le microcosme des grandes écoles ivoiriennes. Le groupe IFPG vient d'ouvrir l'Ecole supérieure internationale des matières premières (ESIMP) en vue de la formation exclusive et de l'Etude dans les différentes filières des matières premières exploitées sur le continent africain.
Pour le lancement de ses activités, l'ESIMP a scellé un partenariat avec l'Union des coopératives et exportateurs de Côte d'Ivoire (UCOOPEX-CI dont la signature officielle a eu lieu jeudi 9 février dernier à Cocody, entre M. Silué Kagnon Augustin, président fondateur du groupe IFPG (ESIMP) et M. N'Guessan Fulgence, président du conseil d'Administration de l'UCOOPEX-CI. Pour M. Silué Kagnon "le destin de l'Ivoirien étant dans les matières premières, il y avait comme un vide caractérisé par l'absence de techniciens de la commercialisation… C'est pour quoi, nous avons décidé de former les jeunes dans ce sens. Il n'est jamais tard pour bien faire…". Quant à lui, N'guessan Fulgence a salué l'ouverture de l'ESIMP. Pour relever ce grand défi, le groupe IFPG s'est entouré de solides partenaires tant en Europe, en Amérique qu'en Asie. L'ESIM proposera aux acteurs des filières agricoles et au public des diplômes Bac+3 (DESMP) et Bac+4 (Master).

E P
 

Les coopératives vont se former en négoce
 
Filière café - cacao

Mercredi 15 Février 2006

 

C'est parce que la formation n'a pas d'âge et qu'il n'est jamais trop tard pour mieux faire que l'Union des coopératives exportatrices de café et cacao de Côte d'Ivoire (UCOOPEXCI) a signé un protocole d'accord avec l'Ecole supérieure internationale des matières premières (ESIMP) du groupe IFPG.

Ce protocole conclu hier au siège de l'Ucoopexci à Cocody, va permettre à quinze membres des coopératives de se former dans les différentes filières des matières premières exploitées sur le continent africain (café, cacao, coton, anarcade, ananas).
L'objectif est de donner, dans le cas de ce protocole, aux acteurs de la filière café cacao, une formation en négoce. Durant 12 mois, ces directeurs et responsables logistiques se verront dispenser une formation en financement commerce internationale, et instruments logistiques
" Lorsque l'on est premier producteur, on se doit de maintenir le cap et de maîtriser toutes les techniques de sa commercialisation ", a souligné M. Silué Augustin, président fondateur de l'ESIM .
M. N'Guessan Fulgence, président du conseil d'administration de l'Ucoopexci a abordé dans le même sens et a surenchéri en affirmant que "  la lutte s'effectuait autour du prix des matières premières. Car le café-cacao est une affaire qui marche et nous devons nous armer pour les batailles futures ".
 
Jean-Rock  KIRINE

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