REVUE DE PRESSE
MATIERES PREMIERES
DATE MISE A JOUR : 05 - 11 - 2009
| Accord cadre Nestlé Côte d’Ivoire-Cnra - Un partenariat pour booster la production cacaoyère |
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| Patriote - 4/11/2009 |
La
production à grande échelle en Côte d'Ivoire de
cacaoyers sélectionnés est en marche. En effet,
récemment, à l’hôtel Pullman, Nestlé
Côte d’Ivoire et le Cnra (Centre national de recherche
agronomique), ont paraphé un accord cadre de collaboration
scientifique et technique. A terme, il s’agit de produire un
million de plants de cacaoyers par an à partir de 2012. Cette
collaboration a deux aspects principaux. A savoir, la propagation par
la technique d'embryogenèse somatique de plants de cacaoyers
très productifs et tolérants aux maladies. Ainsi que
l'évaluation en milieu paysan de ces cacaoyers et l'assistance
technique aux planteurs pour assurer leur exploitation dans les
meilleures conditions possibles. « C’est une collaboration
pour une durée de deux ans renouvelables pour produire par
culture in vitro les variétés performantes de cacaoyers
mises au point par le Cnra. Le Cnra mettra son matériel
performant et ses spécialistes en culture in vitro à la
disposition de Nestlé », a indiqué Yo
Tiémoko, Directeur général du Cnra. Quant à
Pierre Broum, Directeur du Centre de recherche et de
développement (Crd) de Tours, en France, il a souligné
que ce partenariat va aider à la relance de la cacaoculture en
Côte d’Ivoire. « Il s’agira de mettre à
la disposition des paysans, des variétés plus
résistantes et tolérantes aux maladies du cacaoyer. Nous
voulons apporter notre soutien à la cacaoculture ivoirienne en
améliorant la rentabilité et la qualité du cacao.
On pourra améliorer le rendement en obtenant 1,2 tonne à
l’hectare contre 400 kg en ce moment », a expliqué
M. Broum. Pour sa part, le ministre de l’Enseignement
supérieur et de la recherche scientifique, Cissé Bacongo,
a salué ce partenariat qui va permettre de répondre au
défi d’une cacaoculture durable en Côte
d’Ivoire.
Jean-Eric ADINGRA
Publié le 20/10/2009 à 19:31 Reuters

Les cours du caoutchouc ont retrouvé un niveau satisfaisant au second semestre, soutenus par la baisse de la production et les signes de reprise du marché automobile, déclare le directeur général adjoint de la Société internationale de plantation d'hévéas (SIPH).
Cette filiale du groupe franco-ivoirien SIFCA, détenue à 20% par le manufacturier français de pneumatiques Michelin, table toutefois sur un chiffre d'affaires 2009 en baisse par rapport à l'année précédente.
Le chiffre d'affaires 2009 devrait être "forcément moins élevé" qu'en 2008, a dit Olivier de Saint-Seine lors d'une interview à Reuters. "C'est difficile d'être au-dessus de l'année dernière, on est obligés d'être en dessous", a-t-il souligné. La SIPH avait publié un CA 2008 de 269,2 millions d'euros.
L'activité du groupe a pâti au premier semestre des niveaux atteints par les cours du caoutchouc naturel, qui sont retombés en décembre 2008 à leur plus bas niveau depuis trois ans.Entre leurs sommets de juillet 2008 et la fin novembre de la même année, les cours ont chuté de 52%.
"On avait vu une année 2009 qui pouvait être catastrophique (pour le groupe, ndlr), et finalement on a eu des cours qui se sont mieux tenus et qui atteignent aujourd'hui des niveaux qui sont bons", a souligné le DG adjoint de la SIPH.Ce rebond s'explique essentiellement par une production plus faible que prévu qui a joué favorablement sur les prix ainsi que par l'impact des aides publiques à l'automobile, notamment en Chine, premier consommateur mondial de caoutchouc. (Pour en savoir plus: )
"L'augmentation de la production automobile est toujours un bon signe, même si ce qui est important en consommation de caoutchouc naturel c'est surtout le pneu poids lourds, génie civil et aviation", note-t-il. Le secteur automobile représente 70% des débouchés du secteur.La production de caoutchouc a pâti d'un hivernage -- saison de production réduite -- plus long que d'habitude, ainsi que de conditions climatiques défavorables en Thaïlande et en Indonésie, les deux premiers producteurs mondiaux qui extraient à eux deux plus de la moitié du caoutchouc naturel du globe.
Selon le Groupe international d'études sur le caoutchouc (IRSG), la production mondiale avait décru de 3,7% sur un an à fin juin.
INCERTITUDE SUR L'ÉVOLUTION DES COURS
Mais, Olivier de Saint-Seine note que l'incertitude demeure sur la poursuite du rebond des cours, qui évoluaient mardi à 223 yens le kg (1,65 euro) en livraison octobre sur le marché futures de Tokyo."On ne voit pas une reprise telle que ça puisse vraiment 'booster' les prix. Ceci dit, personne dans la profession n'envisageait de voir remonter les cours au-dessus de deux dollars (1,35 euro, ndlr)", a-t-il déclaré, précisant que le seuil de rentabilité de la SIPH se situe entre 0,90 et un euro le kg.
Disposant de plantations d'hévéas dans quatre pays, Côte d'Ivoire, Nigeria, Ghana et Liberia, la SIPH produit 120.000 tonnes de caoutchouc chaque année, soit près d'un tiers de la production du continent africain (400.000 tonnes). Michelin, partenaire de la SIPH depuis 2002 et actionnaire depuis 2006, représente à lui seul 40% des ventes du producteur.
Mais les géants du caoutchouc se trouvent plutôt en Asie du Sud-Est, avec notamment dans un marché où les prix se décident à Tokyo ou à Singapour.La SIPH, fondée en 1905 sous le nom de "Société indochinoise de plantations" a dû quitter les actuels Vietnam et Cambodge après la décolonisation pour se recentrer sur l'Afrique.
Interrogé sur d'éventuelles acquisitions en Asie, Olivier de Saint-Seine a souligné que son groupe, quoique très peu endetté, souhaitait d'abord se concentrer sur sa croissance organique et le développement de ses installations africaines.
"Si on a(vait) une bonne opportunité en Extrême-Orient, je ne dis pas qu'on ne la regarderait pas", a-t-il concédé, rappelant que la SIPH prévoyait de replanter annuellement 1.500 à 2.000 hectares d'hévéas sur ses 49.000 hectares de plantations.
Le groupe doit publier en novembre ses résultats du troisième trimestre, après une baisse de 21,8% de son chiffre d'affaires au premier semestre par rapport aux six premiers mois de 2008, et une chute de 85% de son résultat net part du groupe sur la même période.A la Bourse de Paris, le titre SIPH a clôturé en baisse de 2,21% à 37,21 euros. Depuis le début de l'année, l'action s'adjuge 160%.
Édité par Jean-Michel Bélot
L'injuste prix du cacao en Côte-d'Ivoire
"L'Afrique de l'Ouest et notamment la
Côte-d'Ivoire [40% de l'offre mondiale à elle seule] 'fait' le marché, du moins
en ce qui concerne les fondamentaux", rappelle Sylvie
Bellanger-Guillaume, qui le qualifie de "pays de référence du cacao".
Et
justement, ce géant est devenu un sujet de préoccupation pour toute la filière,
en raison du déclin, quantitatif et qualitatif, de sa production. La crise
politique et militaire, qui a déchiré le pays entre 2002 et 2007, n'explique
pas tout. D'ailleurs, déclare Sylvie Bellanger-Guillaume à propos de la
Côte-d'Ivoire, "le
cacao a beaucoup monté ces derniers mois sur les marchés internationaux, mais
le planteur n'en bénéficie pas".
Le
rendement ivoirien quatre fois plus faible que l'indonésien
D'une
manière générale, le prix du cacao ne parvient qu'imparfaitement au planteur
ivoirien. Selon les derniers chiffres (2002) de l'International Cocoa
Organization (ICCO), c'est en Côte-d'Ivoire et au Ghana, les deux premiers
producteurs de cacao au monde, que la proportion du prix de marché qui arrive
jusqu'à la poche du planteur est la plus faible. Respectivement 57% et 52%,
contre 85% pour le numéro trois mondial, l'Indonésie, et 99% au Brésil.
Notons au
passage que le rendement est de l'ordre de 300 kilos/hectare en Côte-d'Ivoire,
soit quatre fois moins qu'en Indonésie.
Les
dieux sont tombés sur la tête !
De
par ses origines pré-colombiennes, la dénomination botanique du cacao est theobroma (en grec,
"la boisson des dieux").
Si dieu du cacao il y a, ses voies sont impénétrables. "En Côte-d'Ivoire, la fiscalité sur
le cacao est à ce point lourde que les droits de douane et les reversements aux
organismes para-étatiques coûtent parfois plus chers que la fève
elle-même !", précise la négociante. De quoi décourager
les exportateurs locaux et par voie de conséquence les planteurs, même si les
autorités s'efforcent de corriger le tir.
Après les
taxes, le planteur est maintenant confronté à d'énormes industriels, les
"presseurs" qui transforment la fève dans leurs usines – parfois
implantées sur place – et fournissent les chocolatiers comme Nestlé, Mars ou
Hershey. Les plus gros de ces "gros" : le groupe suisse
Barry-Callebaut, et les négociants-transformateurs américains Cargill et Archer
Daniels Midland (ADM).
70%
de l'offre vient de tout petits planteurs qui manquent cruellement de
motivation
En
effet, qui produit les fèves ? L'ICCO estime que 70% de l'offre est
assurée par 2,5 à trois millions de petites exploitations de moins de 5-10
hectares. La production du cacao est donc avant tout une affaire de
"petits". Voire de tout petits.
Le temps, c'est
de l'argent, et tous deux font défauts aux planteurs. Ce qui les pousse à se
précipiter, dès le début de la campagne, pour vendre leur production afin de
scolariser leurs enfants qu'ils espèrent ne plus voir travailler dans les
plantations. Le soin apporté à l'écabossage, la fermentation, le séchage et le
tri qui participent de la qualité des fèves en pâtissent.
Les
plantations en souffrent terriblement
Aujourd'hui,
témoigne la négociante qui les rencontre très régulièrement, "les
planteurs ivoiriens vivotent plus qu'ils ne vivent de leurs fèves".
"Les travailleurs du cacao n'ont souvent jamais vu une tablette de
chocolat", indique-t-elle.
Les
vergers vieillissent et souffrent de défaut d'entretien, les pesticides coûtant
chers, tout comme le renouvellement des arbres arrivés en fin de vie – il faut
de trois à cinq ans pour qu'une pousse devienne un cacaoyer dont la vie
productive est de l'ordre de 25 ans. Parfois en Côte-d'Ivoire, l'hévéa et le
palmier à huile s'avèrent plus rentables que le cacaoyer qu'il leur arrive de
remplacer. Un arbre chasse l'autre.
Du
temps de la Caistab...
Il
n'en a pas toujours été ainsi. La Côte-d'Ivoire d'Houphouët-Boigny avait
décidé, juste après son indépendance dans les années 60, d'organiser sa filière
agricole en la dotant d'une caisse de stabilisation et de soutien des prix des
productions agricoles, la Caistab.
La caisse
réglementait la filière agricole et achetait aux planteurs, à un prix garanti
fixé au début de chaque campagne, leur production de cacao, de café, etc. La
caisse "pouvait ainsi
vendre les productions à long terme sur une, voire deux campagnes d'avance",
indique la dirigeante de Silco. Parallèlement, la Caistab permettait aux
exportateurs de travailler autour d'un prix garanti à l'export. Organe régulateur,
la Caistab jouait donc un rôle dans la formation des prix.
Implosion
et chaos
Puis
sous la pression des bailleurs de fonds internationaux dont la Banque mondiale,
la Caistab a été démantelée à la fin des années 90, en raison notamment de son
opacité et de la corruption. Les ventes à terme sont depuis lors impossibles,
la privatisation de la filière ne permettant plus à ses opérateurs économiques
de prendre le risque de vendre les récoltes par anticipation.
On
n'a jamais eu tant besoin de régulation que quand elle n'est plus là...
Il
est vrai que la Caistab était très "imparfaite",
précise la négociante. Mais sa disparition "sans aucune mesure d'accompagnement"n'était
pas non plus l'idée du siècle. La filière ivoirienne s'est trouvée totalement
désorganisée.
Sylvie
Bellanger-Guillaume en veut pour preuve qu'en 1995, "seules 5% des fèves de cacao
exportées de Côte-d'Ivoire ne respectaient pas les normes FCC de qualité
édictées par la filière cacao, et étaient alors dirigées vers les cosmétiques
(savons...), la pharmacopée, etc. Aujourd'hui, ce taux est de 17%, voire 20%".
"Les autorités ivoiriennes essaient
de remédier à cet état de fait",commente la négociante, qui
précise que la réorganisation de la filière est en cours. A terme, le volume et
la qualité du cacao devraient y gagner. Un défi qui ne demande qu'à être
relevé !
UEMOA - Côte d’Ivoire/Bondoukou - Commercialisation de la noix de cajou : Les producteurs sur le marché mondial
Publié le 12 septembre 2009 à
12h23
L’évolution du marché de la
noix de cajou reste déficitaire pour l`ensemble des opérateurs au
niveau local depuis bientôt cinq années. Cette situation de fait a
favorisé une nouvelle approche de la commercialisation de cette matière
première des producteurs.
C`est en cela que la transformation de la noix de cajou s`avère être la porte de sortie pour valoriser son prix de vente. En effet, le décorticage de la noix de cajou qui s`est imposé à la coopérative des producteurs agricoles de Bondoukou (Copabo). Depuis trois ans, la Coopérative des producteurs agricoles de Bondoukou a décidé d`aller sur le marché international, notamment en France. Cela leur a valu d`être primé au Sial en France l`année dernière pour leur qualité et leur originalité…Malheureusement, la crise financière qui a ébranlé l`économie mondiale n`a pas épargné la coopérative à travers ses partenaires. Avec 15 tonnes en 2006, 20 tonnes en 2007, ce sont 30 tonnes d`amandes de cajou qui devaient être produites en 2008. Mais, avec une surestimation de l`évolution des ventes en France, leur client a dû retarder par deux fois la livraison de la commande. Le résultat est que la commande de 2008 sera livrée sur deux ans avec tous les retards que cela comporte. Face à cette situation, une autre alternative s`offre à la coopérative à en croire son directeur général M. Sekongo Fonibé. Celle d`étendre les activités de la coopérative au marché mondial, avec des prix moins intéressants mais sûrement avec une activité très intense sur toute l`année. « La grande difficulté à ce niveau sera de réduire considérablement nos charges de production pour survivre dans ce marché. », a-t-il ajouté.
Pascal Assibondry Correspondant à Bondoukou
Sombres perspectives en 2009
pour le cacao ivoirien, qui attend sa réforme
ABIDJAN (AFP)
- jeudi 03 septembre 2009 - 16h22
- Pour cause de dégradation de la
qualité et de vieillissement des vergers, la campagne de cacao en Côte d'Ivoire,
premier producteur mondial, devrait se solder par une sérieuse baisse de la
récolte en 2009, plongeant un peu plus dans le désarroi une filière qui attend
sa réforme.
"Nos prévisions tablent sur une baisse de la production de plus de 300.000 tonnes au cours de cette campagne" qui s'achève en octobre, déclare à l'AFP le président du comité de gestion de la filière, Gilbert N'Guessan.
La production, dont plus de 90% sont exportés, devrait se situer autour d'un million de tonnes, contre 1,4 million prévu et 1,3 réalisé lors de la campagne précédente, selon les plus optimistes. Les principaux acteurs font le même diagnostic: "La qualité du cacao se dégrade d'année en année. Et la quantité ne fait que reculer parce que le verger est très vieillissant", résume Ali Lakiff, directeur de SAF-cacao, entreprise basée à San Pedro (sud-ouest), port par où transite 80% du cacao ivoirien.
D'ici trois ans, "si rien n'est fait, on pourra descendre en-dessous du million de tonnes", prévient-il.
Le pays perd chaque année plus de 150 milliards de FCFA (230 millions d'euros) en raison de la mauvaise qualité d'une partie de la production, de ce fait non exportable, selon les chiffres officiels. Affecté cette saison par de faibles pluies, le cacao ivoirien pâtit aussi de la fuite d'une part de la récolte vers les pays limitrophes à partir du nord du territoire, contrôlé par l'ex-rébellion depuis 2002.
Près de 300.000 tonnes de fèves prendraient chaque année la direction de pays voisins, Burkina et Guinée notamment, avancent des spécialistes.
Dans ce contexte sombre, la filière se cherche un avenir.
Créées à partir de 1999-2000 dans le cadre de la libéralisation du secteur, les structures de régulation ont vu presque tous leurs dirigeants envoyés en prison depuis juin 2008, pour "détournements de fonds" présumés. Elles ont été remplacées par un comité de gestion provisoire, en attendant une réforme.Installé en juin par le président Laurent Gbagbo, le comité chargé de plancher sur cette réforme doit rendre sa copie dans les prochains jours.L'inspiration pourrait venir du Ghana voisin, 2e producteur mondial et rival de plus en plus sérieux.Revenue cet été d'un voyage dans ce pays, la responsable du comité de réforme, Géraldine Odéhoury, a dit avoir "apprécié" le système qui y a été mis en place, avec une structure unique chargée de la gestion et de la commercialisation.
"Ceci fait penser à un retour à l'ancienne Caistab", souligne le spécialiste Huberson Digbeu.Durant les décennies où le cacao a été au fondement du "miracle ivoirien", la Caistab (Caisse de stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles) avait encadré le secteur en achetant directement aux planteurs.
Elle avait été dissoute à la fin des années 1990, sous la pression des bailleurs de fonds qui y voyaient la "caisse noire" du régime.La prochaine réforme devra aussi trouver des solutions pour assurer une meilleure rémunération des paysans. Les prélèvements fiscaux perçus par l'Etat sont jugés démesurément élevés par les institutions internationales.
Il y a urgence: las de voir leurs revenus fondre, de nombreux planteurs abandonnent le cacao pour se tourner vers d'autres cultures, comme l'hévéa et le palmier à huile, jugés "plus rentables".
Dans l’attente d’une nouvelle réforme de sa filière, la Côte d’Ivoire voit sa production de fèves se déliter.
La production ivoirienne de cacao, lors de la campagne 2008-2009 qui s’achève en octobre, devrait se situer autour d’un million de tonnes, indique plusieurs sources, contre 1,3-1,4 million au cours des saisons précédentes. « La qualité du cacao se dégrade d’année en année et la quantité ne cesse de reculer car le verger est vieillissant », se lamente Ali Lakiff, le directeur du négociant SAF-Cacao basé à San Pedro, le port par où transitent 80 % des exportations de cacao ivoirien. D’ici à trois ans, « si rien n’est fait, la production pourrait descendre sous le million de tonnes ». Un constat que partage Lolo Diby Cleophas, un économiste rural, pour qui « le rendement d’un hectare de cacao peut être d’environ 2 tonnes. Or, il est de l’ordre de 400 à 500 kilogrammes ». Selon les statistiques officielles, la Côte d’Ivoire perdrait plus de 150 milliards de francs CFA chaque année du fait de la mauvaise qualité des fèves, alors que la filière contribue à hauteur de 10 à 25 % du PIB et de 40 % des recettes d’exportation.
Une structure intérimaire
La filière est, depuis juin 2008, dirigée par un Comité de gestion provisoire, présidé par Gilbert Anoh N’guessan, qui doit proposer d’ici à quelques jours une nouvelle réforme de la structure. Ce Comité de gestion fait suite aux cinq structures de régulation, issues du démantèlement de la seule Caistab (Caisse de stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles), dont plusieurs dirigeants sont à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan pour détournement de fonds : l’Autorité de régulation du café et du cacao, la Bourse du café et du cacao, le Fonds de régulation et de contrôle, le Fonds de développement et de promotion des activités des producteurs de café et de cacao et le Fonds de garantie des coopératives du café et du cacao.
En visite au Ghana, le deuxième producteur mondial derrière la Côte d’Ivoire, Géraldine Odéhoury, la responsable du Comité de réforme, aurait « apprécié » le système ghanéen avec sa structure unique chargée de la gestion et de la commercialisation du cacao, le Ghana Cocoa Board (Cocobod). Un retour à la Caistab ?
Après 10 années de libéralisation, la filière café cacao de Côte d’Ivoire va subir une nouvelle réforme. Elle va retourner dans les jours à venir au système de stabilisation.
Entamé le 07 Juillet 2009, le séminaire sur la réforme de la filière café cacao a clos ses travaux le Jeudi 23 Juillet dernier, au Golf Hôtel d’Abidjan. Cette rencontre organisée par le comité en charge de la reforme de ce secteur a enregistré Après 368 participants représentant la présidence de la république, le gouvernement, les bailleurs de fonds, la chambre de commerce, les entreprises de certification, les banques, les assurances, les ONG nationales et internationales, les exportateurs et les producteurs. Il s’agissait pour Mme Odéhouri Géraldine Brou, la présidente de cette structure et son équipe de recueillir les avis de tous les acteurs de la filière.
Pour le faire, 6 grands thèmes ont été abordés. Ce sont la production, la commercialisation intérieure et le financement, la commercialisation extérieure, la valorisation et la transformation, l’économie cacaoyère durable et le cadre réglementaire. De l’avis des participants, l’organisation de cet atelier était nécessaire et les échanges ont été fructueux. Un seul objectif les a guidés. Comment faire pour que le producteur puisse vivre de son travail ?
La principale solution proposée à cette question est la stabilisation. « Le retour à un système stabilisé est la seule façon d’amener la richesse aux producteurs » affirme M. Douka Christophe, producteur de la région de Divo. Le docteur Kouakou Opporture du ministère de l’agriculture est du même avis. Pour lui, Il est important de revenir à un système de stabilisation dans la filière café cacao .Rappelons que la précédente réforme qui a conduit à la libéralisation de ce secteur s’est faite à la demande des bailleurs de fonds et principalement de la Banque Mondiale et du Fond monétaire International. Il renchérit donc : « La crise financière mondiale actuelle doit convaincre ces institutions qu’il faut l’intervention de l’Etat ».
Mme Odéhouri Géraldine Brou a rassuré les séminaristes. Toutes leurs contributions seront prises en compte, le but de la réforme étant d’associer tous les acteurs à la redynamisation de la filière café cacao.
En 2006, le pays pompait 2,6 millions de barils par jour (mbj). C'était avant l'apparition du Mend, un groupe armé qui écume le sud du pays et multiplie sabotages d'installations pétrolières et prises d'otages.Aujourd'hui les estimations les plus fiables varient entre 1,2 et 1,4 mbj. Le ministre nigérian du Pétrole Rilwanu Lukman a lui avancé mercredi le chiffre de 1,5 mbj. Un manque à produire d'un million de barils par jour, estime-t-il.
Selon le bureau national de la statistique, la valeur en devises des exportations de brut a été divisée par deux au 1er trimestre 2009 par rapport au dernier trimestre 2008, à 4,92 milliards de dollars.Les réserves en devises du pays ont également fondu: 43,2 milliards de dollars en juillet contre 53 milliards en décembre.
Dans son dernier rapport mensuel, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) évaluait la production à 1,72 mbj en juin après 1,80 mbj en mai et 1,78 mbj en avril, mais précisait que son chiffre de juin "exclut l'interruption de la production de quelque 500.000 barils/jour".Le plus pessimiste des analystes étrangers situait récemment la production fin juin entre 800.000 et 1 mbj.
"Mon estimation pour aujourd'hui est de 1,3 ou 1,4 mbj", affirme Olivier Jakob, du cabinet zurichois Petromatrix, qui estime les chiffres de l'AIE "trop élevés".
Au-delà d'une querelle de chiffres, la réalité est que, bien que le pays ait un bel avenir pétrolier et surtout gazier, jamais il ne s'est retrouvé avec une production en tel déclin et des besoins de développement aussi importants: infrastructures, routes, électricité, autant de secteurs budgétivores. Le tout dans un contexte mondial de ralentissement économique brutal.Les signes avant-coureurs n'ont pourtant pas manqué. En signant en mars le budget 2009, le président Umaru Yar'adua lui-même l'avait jugé peu réaliste et chiffrait alors la production de brut à 1,6 mbj, alors que le budget avait été bâti sur une production de 2,292 mbj.
Il avait averti que si la production n'augmentait pas et les prix du brut continuaient à décliner, le déficit budgétaire en 2009 dépasserait 5% du PIB.
Pour le Nigeria et ses 140 millions d'habitants, le scénario est inquiétant car le pays, heureusement "sauvé" par la production offshore, dépend à 90% du pétrole et du gaz pour ses rentrées en devises.Le problème de violence dans la zone pétrolifère n'est toujours pas réglé et à cela s'ajoute un climat tendu entre les multinationales pétrolières et les autorités qui préparent une nouvelle loi sur l'industrie pétrolière.
Les compagnies redoutent que la future législation en débat au parlement ne se traduise notamment par un coup de massue fiscal.Dans un récent document confidentiel, ces majors, parmi lesquelles Shell, Total ou Chevron, estiment que les nouvelles dispositions fiscales entraîneront une réduction "de moitié les investissements en capitaux sur 10 ans".
La production d'hydrocarbures "risque de se réduire de moitié, avec une forte proportion de nouveaux projets devenus non rentables" et les futures co-entreprises se heurteront à des problèmes de financement, prédisent-elles.
"Nous sommes au bord du précipice (...) Le président doit agir courageusement et maintenant pour résoudre la question du Delta du Niger", écrivait dimanche l'hebdomadaire Next on Sunday.
L'Angola, géant du pétrole, veut redevenir un grand du café
"En termes de climat et de précipitations, nous jouissons d'excellentes conditions pour cultiver le café. En plus du robusta, nous commençons à faire pousser de l'arabica sur les plateaux du centre", a-t-il ajouté.Dans les années 1970, avant la guerre civile, les 2.500 fermes commerciales et 250.000 petits exploitants angolais produisaient jusqu'à 228.000 tonnes de café par an, faisant du pays le quatrième exportateur mondial.
Mais la guerre a fait s'écrouler la production à moins de 9.000 tonnes en 1985, puis 2.000 tonnes en 2007.Aujourd'hui, les cours mondiaux du café explosent (+45% pour le robusta de 2007 à 2008), faisant du café une nouvelle priorité gouvernementale.
"Le café et toute la filière agricole sont fondamentaux pour le développement de notre société parce qu'ils créent des emplois, beaucoup plus que l'industrie pétrolière", a expliqué à l'AFP le ministre de l'Economie, Manuel Nunes Jr, lors d'une foire agricole.Sans chiffrer les investissements, le ministre de l'Agriculture, Pedro Canga, assure que le gouvernement "est déterminé à créer les meilleures conditions pour le secteur du café" grâce à des partenariats publics-privés.
Parmi les investisseurs privés, la société BelaNegra, spécialisée à 100% dans le café robusta bio, estime qu'"il y a beaucoup de potentiel ici", selon son directeur commercial, Luiz Gonzaga. BelaNegra espère commercialiser son café angolais prochainement en République tchèque, au Portugal et en Espagne.
A plus petite échelle, les Etats-Unis et la compagnie pétrolière américaine Chevron financent à hauteur de 6 millions de dollars (4,2 millions d'euros) le programme Pro-Agro, qui cherche à accroître les rendements, à dynamiser les bananeraies et à aider les petits producteurs de café.Attirer les acheteurs n'est pas facile. "Financièrement ce n'était pas viable", explique sous couvert de l'anonymat le porte-parole d'une société britannique. "Nous sommes juste parvenus a récolter 80 tonnes pour l'exportation en deux ans", a-t-il dit à l'AFP.
D'autres, comme le directeur général d'Action pour le développement rural et l'environnement, se disent également sceptiques. "Tout le monde parle de l'Angola comme d'un grand exportateur de café mais ils semblent oublier que cela se passait à l'époque coloniale, quand les Angolais travaillaient dans les plantations comme esclaves", estime Sergio Calundungo.
"Pour cultiver du café, vous avez besoin de très grandes terres, de bonnes infrastructures avec des zones de traitement et de stockage, et surtout, cela ne nourrit pas la population", selon lui.
Mais l'industrie locale reste optimiste. Le coordinateur d'un projet d'institut du café dans la région du Kwanza Sul, à l'ouest du pays, Pascoal Miranda, préfère conclure que "le café est (là) pour toujours. Il ne va pas s'éteindre comme le pétrole".
Nigeria, Algérie, Niger: accord pour un gazoduc transsaharien vers l'Europe
"En signant cet accord, les trois gouvernements donnent instruction à leurs compagnies pétrolières nationales respectives de lancer la phase de définition du projet", a déclaré le patron de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), Mohammed Barkindo.
Les premières livraisons de gaz devraient selon les signataires intervenir en 2015, mais aucune date n'a été évoquée pour le début des travaux.L'accord a été paraphé par les ministres du Pétrole et de l'Energie des trois pays, a constaté un journaliste de l'AFP à Abuja: Rilwanu Lukman (BIEN Rilwanu) pour le Nigeria, Chakib Khalib pour l'Algérie et Mohammed Abdullahi pour le Niger.M. Lukman a précisé que la phase préliminaire du projet portait sur les options commerciales, fiscales, légales et techniques appropriées avant la décision finale d'investissement.
Le ministre nigérian a précisé que l'étude de faisabilité avait été bouclée en mai 2006 et que le coût de ce méga-projet était estimé à 10 milliards de dollars.
"Le résultat de l'étude a démontré que ce projet était techniquement réalisable, économiquement viable et qu'il existait une opportunité de marché de 15 à 20 milliards de pieds cubes de gaz pour le TSGP (Trans-Saharan Gas Project) à partir de 2015", a-t-il précisé.
"Nous allons maintenant parler avec des partenaires potentiels", a poursuivi M. Lukman, ex-secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Pour son collègue algérien, le financement de l'ouvrage ne posera aucun problème. "C'est un projet qui réunit toutes les conditions pour être un succès", a-t-il commenté.Le ministre nigérien a de son côté estimé que l'instabilité qui règne dans certaines régions des pays signataires ne devrait pas "hypothéquer l'avenir du projet".Le sud pétrolifère du Nigeria est en proie à des violences, sabotages et enlèvements récurrents d'employés du secteur pétrolier, tandis que des rebelles touareg sont encore actifs dans nord du Niger. Quant à l'Algérie, les attaques islamistes y sont encore relativement fréquentes.Le Nigeria dispose de réserves de 183 trillions de pieds cubes de gaz, parmi les plus importantes du monde.
A l'occasion d'une visite fin juin du président russe Dmitri Medvedev dans ce pays, le géant russe Gazprom, premier producteur et exportateur mondial, a conclu un accord de coopération avec la NNPC qui lui donne accès aux réserves de gaz nigérianes. Les deux sociétés ont ainsi créé une co-entreprise à 50/50, baptisée Nigaz.
Le patron de Gazprom International Boris Ivanov, qui accompagnait M. Medvedev, avait annoncé que sa compagnie allait construire à partir de 2010 un gazoduc de 360 km pour près d'un demi-milliard de dollars à partir du sud du Nigeria. Il pourrait devenir le premier tronçon du futur gazoduc transsaharien.
Le groupe français Total a lui aussi marqué publiquement son intérêt à participer au TSGP.
Un autre projet de gazoduc, baptisé Nabucco, doit relier l'Asie centrale à l'Union européenne (UE) pour réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe.
En tournée en Afrique, le président russe engrange les contrats gaziersA l'occasion de cette tournée de quatre jours qui a conduit M. Medvedev en Egypte, au Nigeria, en Namibie et en Angola, la Russie a conclu des contrats d'une valeur supérieure à 3 milliards de dollars qui témoigne de l'intérêt du pays pour les matières premières du continent africain.En Namibie, le géant gazier russe Gazprom a signé un accord d'un milliard de dollars (711 millions d'euros) avec la compagnie publique namibienne Namcor pour construire une centrale électrique au gaz. Dans le cadre de ce contrat, Gazprom aura accès à un gisement gazier offshore, situé à 140 km des côtes namibiennes.
Le Nigeria et la Russie ont aussi conclu à Abuja un accord de coopération offrant à Moscou un accès aux réserves nigérianes de gaz, qui figurent parmi les plus importantes du monde.
"Si nous agissons ensemble, nous obtiendrons un grand succès", a ajouté le maître du Kremlin.
La Russie espère à l'occasion de cette visite se faire une place sur le marché angolais, pays qui fut dans le giron soviétique pendant une grande partie de la guerre civile (1975-2002)."Nous avons toujours pu compter sur l'amitié et la solidarité du peuple russe", a déclaré pour sa part M. Dos Santos, au pouvoir depuis 1979."Nous accueillons les politiques constructives de la Russie menées en Afrique", a-t-il ajouté. L'Angola cherche en effet à développer les ressources de son riche sous-sol et a besoin d'aide pour reconstruire les infrastructures dévastées pendant les 27 années de guerre civile.
Namibie: le processus de Kimberley évalue le trafic des "diamants de guerre"
"La crédibilité du processus de Kimberley est en jeu", a prévenu Annie Dunnebacke de Global Witness, une ONG qui défend notamment la transparence dans l'exploitation des ressources naturelles.
"Son travail est vital. Ce serait scandaleux si des gouvernements et des entreprises de ce secteur, en refusant de coopérer, réussissaient à faire capoter" le régime international de certification des diamants bruts, a-t-elle expliqué.
Au Zimbabwe, pays à l'économie en ruine, le processus de Kimberley prépare un nouveau rapport qui fait état de violations des droits de l'Homme dans les mines, de contrebande et de faibles contrôles internes qui pourraient alimenter la circulation de "diamants de guerre".
En avril, le Système de certification du processus de Kimberley a interdit la vente de diamants issus de l'est du Zimbabwe. Plusieurs témoignages ont rapporté de nombreux cas de maltraitances dans la région de Marange, où de petits mineurs ont été évincés de force, selon les médias locaux.
Le Venezuela, qui ne participe plus au processus depuis septembre 2008, a accepté de suspendre la commercialisation de ses pierres précieuses jusqu'à la mise en place d'un nouveau système de contrôle.
Une enquête, menée par la société civile, a cependant révélé en mai que l'extraction des diamants se poursuivait, selon Global Witness.
D'autres pays, comme le Liban et la Guinée, exportent trop de diamants travaillés par rapport aux importations officielles de pierres brutes, a souligné l'ONG.
Les délégués du processus de Kimberley se réunissaient mardi après-midi dans la capitale namibienne, fermée à la circulation à cette occasion, dans un contexte de chute des ventes de diamants en raison de la crise économique mondiale.
L'accord international couvre aujourd'hui 99,8% de la production mondiale de diamants bruts, avec 49 membres représentant 75 pays. Il a été lancé par les Nations unies en mai 2000 dans l'ancienne ville minière sud-africaine de Kimberley.
Signé trois ans plus tard par une trentaine de pays, il a pour objectif d'éviter l'utilisation des pierres précieuses pour financer des activités militaires en sous-main.
Dans les années 1990, des pays comme le Liberia et le Sierra Leone utilisaient bois et diamants pour acheter des armes dans des conflits qui ont fait des milliers de morts.
Le cacao cabossé par Alain Faujas
A partir de là, tout s'embrouille. Le chocolat repart à la hausse en solitaire, mais avec des coups de blues et des poussées de fièvre qui l'ont mené, vendredi 19 juin, à 2 505 dollars la tonne à New York. Ce parcours cabossé s'explique par les aléas qui s'imposent aux négociants. D'abord il y a la crise qui pousse à moins dévorer de chocolat, douceur indispensable pour remonter le moral des consommateurs riches, mais pas aussi vitale que les céréales ou les huiles pour les populations défavorisées.
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Troisième facteur de pagaille : la Côte d'Ivoire où les planteurs sont littéralement "tondus" par un fisc qui cherche avidement des recettes. Au Nigeria, l'agriculteur perçoit 90 % du prix de vente de la fève. En Côte d'Ivoire, il ne lui reste que 40 % une fois les prélèvements effectués. "Le gros souci n'est plus que la guerre civile empêche le premier producteur mondial d'exporter sa récolte, commente M. Jayet, mais que ses planteurs découragés n'entretiennent pas leurs cacaoyères, comme c'est le cas."
Bien sûr, pour combler la production ivoirienne en recul, les opérateurs peuvent compter sur le deuxième producteur mondial, le Ghana, dont la cacaoyère est en pleine forme ; mais pas sur le troisième, l'Indonésie, qui n'arrive pas à débarrasser ses cabosses d'un méchant insecte du nom de Conopomorpha cramerella.
Pronostic ? "En 2009 et en 2010, les stocks de 1,4 million de tonnes ne devraient pas pousser les cours à la hausse, conclut M. Jayet. En revanche, nous prévoyons que les incertitudes qui pèsent sur la production mondiale renchériront à moyen terme le cacao." Une équation à quatre inconnues : le fisc ivoirien, la pluie tropicale, un lépidoptère indonésien et la gourmandise mondiale. Pas simple.
Démocratisation des énergies renouvelables en Côte d'Ivoire: quels enjeux énergétiques ?
| Palmier à huile: Palmci veut la palme |
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| Le Journal De L'Economie - 14/6/2009 |
| Gestion de la filière Café cacao: Retour à la case départ |
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Le Journal De L'Economie - 7/6/2009 |
| Côte d`Ivoire: 10 mds de FCFA pour améliorer la qualité du cacao en 2009 |
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AFP - 13/3/2009 |
ABIDJAN - La Côte d`Ivoire, premier producteur
mondial de cacao va financer à hauteur de 10 milliards de FCFA (15,2 millions
d`euros) un programme national destiné à améliorer la qualité de la fève, a
annoncé vendredi le président du Comité de gestion de la filière Gilbert
N`Guessan.
"A cause de la mauvaise qualité, le cacao marchand ivoirien
n`est pas suffisamment valorisé au niveau international", a
affirmé N`Guessan, évoquant une "décote du produit
au détriment du planteur".Baptisé Programme
d`amélioration de la quantité, la qualité et la
croissance des revenus (2QC), ce programme concerne 10.000
exploitations et va coûter 9,7 milliards de FCFA (14,7 millions
d`euros) en 2009.Prévu pour deux ans, le 2QC va s`étaler
de mars à septembre pour la première année et sera
géré par des comités départementaux.
"Les enjeux pour la Côte d`Ivoire sont de maintenir sa
position de leader dans un contexte concurrentiel, et de satisfaire la demande
des consommateurs de plus en plus exigeants en matière de la qualité des
produits marchands", a souligné, M. N`Guessan.Il a également fait état
d`une baisse de la production au cours de la campagne cacaoyère 2008/2009, en
dépit d`une hausse de 40% du prix d`achat aux planteurs."La production a
beaucoup baissé au cours de cette campagne. Nos prévisions tablaient sur 1,4
millions de tonnes en 2009. On doit être très loin peut être dans les 800.000
tonnes", a déploré le premier responsable de la filière.
Le programme 2QC
constitue le premier volet d`un vaste plan de réforme initié par le gouvernement
après des malversations intervenues dans la filière.Depuis juin 2009, la
quasi-totalité des dirigeants des structures ont été inculpés de "détournement
de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie" et incarcérés dans le cadre
d`une enquête judiciaire lancée en octobre 2007 à l`initiative du président
ivoirien Laurent Gbagbo.Le cacao et le café représentent 40% des
recettes d`exportation du pays et environ 20% de son PIB.
Le pays perd
chaque année plus de 150 milliards de FCFA (228,6 millions d`euros) en raison de
la mauvaise qualité d`une partie de sa production.
| Economie: Malgré la crise, les projets pétroliers reste attractifs en Afrique |
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| Autre presse - 15/2/2009 |
Les Afriques.com - Le baril de pétrole est aux
alentours de 40-45 $, un cours qui demeure historiquement élevé mais qui a chuté
de quelque $ 100 en six mois, bouleversant le marché et remettant en cause
plusieurs projets à travers le monde. Mais cela, « peut-être moins en Afrique
qu’ailleurs », explique à Les Afriques Julius Walker, analyste des marchés
pétroliers à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), à l’occasion d’une
conférence organisée par l’agence Reuters à Paris le 29
janvier.
Propos recueillis par Bénédicte Châtel
Les
Afriques : Dans ce tumulte pétrolier, quelles sont les cartes de l’Afrique
?
Julius Walker : Tout d’abord, l’Afrique de l’Ouest – c’est-à dire le
Nigeria, l’Angola et la Guinée équatoriale – recèle de bruts de grande qualité,
très propices à la production d’essence et de diésel. C’est ce qui les rend si
populaires. D’autre part, géographiquement, l’Afrique est le producteur
d’appoint, le « swing producer ». La plupart du pétrole produit en Amérique est
consommé en Amérique ; celui produit en Asie est consommé largement en Asie ;
les exportations du Proche-Orient sont destinées à toutes les régions du monde,
mais il a des flux stables : les deux tiers vont à l’est et un tiers à l’ouest.
La Russie a aussi des flux réguliers. L’Afrique, comme producteur d’appoint, en
raison de sa géographie, de la qualité de son pétrole et parce que c’est un
producteur relativement récent, a pu vendre à l’est et à l’ouest, en fonction
des opportunités et des marges. Je pense que ceci demeurera
ainsi.
LA : Quel sera, à votre avis, l’impact de la baisse des
cours sur les projets pétroliers en Afrique ?
JW : Au Nigeria et en
Angola, les projets en cours ne devraient pas être remis en question. Tout
d’abord, parce que ce sont des projets énormes, en offshore, utilisant une
technologie de pointe, impliquant des investissements massifs, soutenus pour la
plupart par des majors, comme Total, BP, Shell, etc. D’autre part, les Etats
sont largement impliqués. Si les grandes compagnies pétrolières retardent
actuellement de nombreux projets à travers le monde, ceux en Afrique pourraient
ne pas subir le même sort, non seulement du fait de leur ampleur, mais aussi en
raison des engagements de ces entreprises à l’égard des Etats.
De façon
générale, le défi des compagnies internationales est d’avoir accès à la
ressource. Et s’il y a un endroit, où elles ont cet accès, c’est bien dans
l’ouest de l’Afrique. Elles hésiteraient à se retirer, car elles craindraient ne
pas pouvoir s’y repositionner plus tard. Alors, oui, certains projets
connaitront vraisemblablement des retards, mais je doute qu’ils souffrent
réellement. D’autres projets, ailleurs, souffriront avant eux.
LA
: L’interventionnisme étatique aide-t-il dans ce cas-là ?
JW : Je le
crois. Nombre de ces économies dépendent du pétrole. L’Etat a donc intérêt à ce
que ces projets se poursuivent. D’autre part, la nature des relations entre les
entreprises pétrolières et les Etats les lie véritablement. De nombreux pays
demandent aux compagnies pétrolières des investissements importants, non
seulement dans le pétrole, mais aussi dans les infrastructures et ailleurs.
C’est une sorte de prix à payer pour pouvoir accéder au pétrole. Donc il y a un
intérêt commun, partagé, pour que ces projets se poursuivent.
LA
: Les pays africains respectent-ils habituellement les restrictions demandées
par l’OPEP ? L’organisation a demandé des réductions totalisant 4,2 Mb/j depuis
septembre…
JW : Historiquement, c’est moins respecté qu’ailleurs. C’est
le cas de la Libye et de l’Algérie, mais ce sont de relativement petits
producteurs. Je crois qu’ils ont un peu réduit leurs exportations. Quant à
l’Angola (entré dans l’OPEP en 2007, ndlr), il est trop tôt pour le dire, car il
n’avait, jusque-là, jamais été soumis à des coupes. C’est la première fois. Il
semblerait que, jusqu’à maintenant, le pays n’ait pas réduit ses exportations,
mais il est trop tôt pour se prononcer. Les coupes décidées en septembre ne sont
entrées en vigueur qu’en novembre ou décembre.
Au Nigeria, nous n’avons
pas vu de coupes non plus. Mais le pays se voit déjà amputé d’un demi-million de
barils par jour suite aux violences politiques…
« Si les grandes
compagnies pétrolières retardent actuellement de nombreux projets à travers le
monde, ceux en Afrique pourraient ne pas subir le même sort, non seulement du
fait de leur ampleur mais aussi en raison des engagements de ces entreprises à
l’égard des Etats. »
La difficulté dans ces deux pays, c’est qu’ils ont
des capacités en progression. Or, il est très difficile d’arriver au terme d’un
long programme d’investissement, de le mettre en route et de l’arrêter si tôt.
C’est techniquement difficile et mauvais pour le champ pétrolier. Et qui veut
vraiment prendre ce type de décision ? Vous voulez, au moins, récupérer
l’investissement réalisé, que ce soit l’Etat ou la compagnie
pétrolière.
Ceci dit, il faut voir sur quelle base
de prix un projet a été bâti. Rappelez-vous que les
grands projets ont été conçus il y a 5 à 10
ans, alors que les cours du pétrole étaient plus bas (36
$ en moyenne sur 2004, ndlr). Donc ils peuvent être encore
économiquement viables malgré la toute récente
baisse.
LA : A de tels prix, des projets dans des pays
pionniers comme la Côte d’Ivoire sont-ils plus fragilisés ?
JW : Oui.
Souvent des projets de plus petite taille se verront les premiers affectés, car
ils sont en général développés par des compagnies de plus petite taille, qui ont
moins de liquidités, ont des crédits et moins de garanties. Ce qui n’est pas le
cas des grandes entreprises qui voient à 5, 10 ou 15 ans lorsqu’ils démarrent un
projet et disposent du budget nécessaire.
LA : Quel impact cette
situation peut-elle avoir sur les projets de réduction de torchage ou de GNL
?
JW : Ces projets devraient se poursuivre, et ce d’autant plus que les
marchés gaziers se portent plutôt bien actuellement. Les prix du gaz ont baissé,
mais le GNL prend une place croissante sur de nombreux
marchés.
LA : La baisse des cours va-t-elle accélérer le déclin
de pays comme le Gabon ?
JW : Cette baisse va toucher tous les pays. Mais
il ne faut pas oublier que les prix sont à environ 40 $. C’est au-dessus de la
moyenne historique. Ce n’est pas un faible prix ; c’est même un prix élevé. Donc
de plus petits producteurs peuvent avoir des coûts de production plus faibles ou
ils peuvent avoir budgétisé des prix plus bas. Pour développer de nouveaux
champs, on estime que le coût moyen est de 80 $ le baril. Mais cela varie selon
les projets.
LA : Comment voyez-vous évoluer le front pétrolier
africain dans un tel contexte ?
JW : Malgré la baisse des cours,
l’Afrique demeure une région hautement intéressante, tant dans l’exploration que
dans le développement pétrolier. Sur les court et moyen termes, le plus grand
nombre de réserves connues sont dans le deep offshore, au large de l’Angola et
du Nigeria. Elles sont attirantes en raison de leur taille mais aussi parce que
seules des grandes compagnies pétrolières ont la capacité, la connaissance et la
technologie pour les exploiter. Par conséquent, ces projets attirent aussi
beaucoup les gouvernements. Aussi, le Golfe de Guinée, et surtout l’offshore,
demeurent très attirants dans un avenir proche.
| Pétrole africain : Les raffineurs face au jugement de la Banque mondiale |
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| Frat Mat - 16/3/2009 |
Assurément, c’est un tournant décisif qu’amorcent
les raffineurs africains avec la tenue lundi à Cape Town en Afrique du Sud de
l’assemblée générale. L’étude conjointe Banque mondiale /Ara (Association des
raffineurs africains) va dominer ces travaux auxquels vont prendre part pas
moins de 200 professionnels de la raffinerie en provenance des différents
endroits du continent.
Cette réunion annuelle de l’Ara va ainsi permettre
d’en savoir davantage sur la santé et le raffinage en Afrique
subsaharienne.
Association créée en 2006 et présidée par l’Ivoirien Joël
Dervain, directeur général de la Société ivoirienne de raffinage, l’Ara,
conformément a sa vocation, va offrir l’occasion à ses membres, à travers ces
trois jours, de se focaliser sur les questions environnementales clés posées par
l’industrie du raffinage et d’améliorer la communication et la coopération avec
les institutions gouvernementales et les ONG.
Par Gerard KOUASSI
A
l'automne dernier, les marchés plongeaient, toutes classes d'actifs confondues.
Le cacao n'a alors pas échappé à la tourmente. Entre son point haut touché
début juillet à 1 744 livres sterling la tonne sur le LIFFE à Londres
et son point bas atteint le 22 octobre, le cacao a perdu 30%, se repliant
jusqu'à 1 243.
Graphiquement,
nous avions retracé 50% de la hausse intervenue entre novembre 2007 et jusqu'à
juillet 2008.
La crise ? Connais pas... semble nous hurler le
cacao.
L'effervescence
est passée et le cours est revenu autour des 1 800 livres la tonne. Cet
actif est l'un des très rares sur le marché à avoir vu sa valeur progresser
depuis l'été 2008... Rien que ça, c'est une performance ! Sur la même période
le CAC est passé de 4 500 à 2 500 points, soit -45% !
Petit rappel de la situation
récente
L'Afrique
de l'Ouest concentre 71% de la production mondiale de cacao : le Ghana
produit 21% du cacao mondial et la Côte-d'Ivoire concentre 43% de la
production. Ces deux pays donnent donc la tendance...
Vous
vous souvenez aussi que la hausse des cours était liée fin janvier à
l'insuffisance de l'offre de cacao en provenance de Côte-d'Ivoire. Les
conditions climatiques n'avaient pas été de la partie au moment de la récolte
et les problèmes structurels auxquels la filière cacao est confrontée -- et sur
lesquels je ne reviens pas aujourd'hui -- militaient pour une baisse de la
production. Les anticipations voyaient rouge...
Voilà
qui, combiné à l'effondrement de la livre sterling -- le cacao est libellé en
livres sterling sur le LIFFE --, n'a pas manqué de propulser le cours du cacao
au-delà de son record historique, et au-dessus des 2 000 livres.
La situation n'est finalement pas aussi
grave qu'anticipée
Il
semblerait que les craintes concernant l'offre en provenance de Côte-d'Ivoire
se lèvent progressivement. En effet, les livraisons de fèves vers les ports de
Côte-d'Ivoire finissent par arriver. Mieux vaut tard que jamais ! Et les
expéditions par bateau reprennent -- les grèves dans les ports sont terminées.
"Les
livraisons de cacao dans les ports de la Côte-d'Ivoire ont augmenté de 59% la
semaine achevée, le 22 février selon les derniers chiffres officiels",
selon des officiels. Aujourd'hui
encore, les livraisons se poursuivent à un rythme soutenu.
Les investisseurs sont en train de revoir leurs anticipations
Voilà
qui a mis un terme aux rumeurs de mauvaise récolte qui ont fait s'envoler les
cours fin janvier. La récolte sera certainement moins bonne qu'en 2008, mais de
là à dire qu'elle sera catastrophique... les investisseurs sont en train de
revoir leurs anticipations.
Selon
l'Organisation internationale du cacao (ICCO), la production mondiale de cacao
devrait décliner de 5% sur la saison 2008/2009 qui a commencé en octobre
dernier.
Les
exportations de cacao ivoirien sur la saison 2008/2009 (saison close au 30
septembre prochain) sont aujourd'hui estimées à 1,3 million de tonnes
contre 1,1 million encore récemment.
Le
marché, rassuré sur l'offre, se focalise maintenant sur la demande...
La demande, véritable énigme de l'équation
La
demande avait tendance à croître régulièrement ces dernières années.
Aujourd'hui, toute la question de savoir si elle maintiendra ce cap et à quel
rythme. L'ombre de la crise économique plane...
Pour
l'instant, la demande occidentale -- soit l'essentielle de la demande --
commence à peine à faiblir. Les industries européennes du chocolat auraient
fortement réduit leur activité en janvier, anticipant un affaiblissement de la
demande. Aux
Etats-Unis, même constat : le stock de cacao aurait doublé aux Etats-Unis
depuis le 1er janvier... donc rien n'est joué. L'industrie, qui travaille
le cacao, lève le pied. Prévention ? Ou réaction ? Je penche pour la
première solution. Restons prudents.
Petit rappel de la situation récente
L'Afrique
de l'Ouest concentre 71% de la production mondiale de cacao : le Ghana
produit 21% du cacao mondial et la Côte-d'Ivoire concentre 43% de
la production. Ces deux pays donnent donc la tendance... Vous vous
souvenez aussi que la hausse des cours était liée fin
janvier à l'insuffisance de l'offre de cacao en provenance de
Côte-d'Ivoire. Les conditions climatiques n'avaient pas
été de la partie au moment de la récolte et les
problèmes structurels auxquels la filière cacao est
confrontée -- et sur lesquels je ne reviens pas aujourd'hui --
militaient pour une baisse de la production. Les anticipations voyaient
rouge...Voilà qui, combiné à l'effondrement de la
livre sterling -- le cacao est libellé en livres sterling sur le
LIFFE --, n'a pas manqué de propulser le cours du cacao
au-delà de son record historique, et au-dessus des 2 000
livres.La situation n'est finalement pas aussi grave qu'anticipée
Il semblerait que les craintes
concernant l'offre en provenance de Côte-d'Ivoire se
lèvent progressivement. En effet, les livraisons de fèves
vers les ports de Côte-d'Ivoire finissent par arriver. Mieux vaut
tard que jamais ! Et les expéditions par bateau reprennent --
les grèves dans les ports sont terminées.
"Les livraisons de cacao dans les
ports de la Côte-d'Ivoire ont augmenté de 59% la semaine
achevée, le 22 février selon les derniers chiffres
officiels", selon des officiels.Aujourd'hui encore, les livraisons se
poursuivent à un rythme soutenu.Les investisseurs sont en train de
revoir leurs anticipations.Voilà
qui a mis un terme aux rumeurs de mauvaise récolte qui ont fait
s'envoler les cours fin janvier. La récolte sera certainement
moins bonne qu'en 2008, mais de là à dire qu'elle sera
catastrophique... les investisseurs sont en train de revoir leurs
anticipations.Selon l'Organisation internationale du cacao (ICCO), la
production mondiale de cacao devrait décliner de 5% sur la
saison 2008/2009 qui a commencé en octobre dernier.Les
exportations de cacao ivoirien sur la saison 2008/2009 (saison close au
30 septembre prochain) sont aujourd'hui estimées à 1,3
million de tonnes contre 1,1 million encore récemment.Le marché,
rassuré sur l'offre, se focalise maintenant sur la demande...La
demande, véritable énigme de l'équation.
La demande avait tendance à
croître régulièrement ces dernières
années. Aujourd'hui, toute la question de savoir si elle
maintiendra ce cap et à quel rythme. L'ombre de la crise
économique plane...Pour l'instant, la demande occidentale --
soit l'essentielle de la demande -- commence à peine à
faiblir. Les industries européennes du chocolat auraient
fortement réduit leur activité en janvier, anticipant un
affaiblissement de la demande.Aux Etats-Unis, même constat : le
stock de cacao aurait doublé aux Etats-Unis depuis le 1er
janvier... donc rien n'est joué. L'industrie, qui travaille le
cacao, lève le pied. Prévention ? Ou réaction ? Je
penche pour la première solution. Restons prudents.Le cours du
cacao pourrait donc refluer encore. Les plus pessimistes tablent sur un
repli de la consommation de 10% sur l'année. Les plus optimistes
de 1%... voilà qui laisse de la marge !
Le marché devrait rester déficitaire encore cette année
Pour
mémoire, le marché du cacao était
déficitaire l'an passé de 77 000 tonnes (saison
2007/2008). Et pour la troisième année
consécutive, la campagne 2008/2009 devrait être
déficitaire de quelque 300 000 tonnes selon les
spécialistes et leurs prévisions actuelles.Les
difficultés structurelles que connait la filière cacao
ivoirienne impact sur les cours. 43% de la production mondiale tout de
même... Tant que le problème ne sera pas
solutionné, l'offre sera à la peine et les fondamentaux
du cacao resteront haussiers. A moins d'un effondrement de la demande
!Le cours, même s'il peut perdre encore du terrain, devrait
rester à des niveaux historiquement élevés. Pour
mémoire, le marché du cacao était
déficitaire l'an passé de
77 000 tonnes (saison 2007/2008). Et pour la troisième année
consécutive, la campagne 2008/2009 devrait être déficitaire de quelque
300 000 tonnes selon les spécialistes et leurs prévisions actuelles.
Le 10 mars (CICDOT) Les exportateurs de la Côte d'Ivoire et les unités
centrales de cacao ont déclaré 60,155 tonnes métriques de cacao à l'exportation
du 18 février jusqu'au 3 mars, en prenant le total cumulatif pour la saison
2008-09 à 672,753 tonnes, données officielles montrées vendredi. La saison de
cacao court du 1 octobre au 30 septembre.
Café : cours plus ou moins Régulier; Aucune Aide des Marchés d'Extérieur
Les
contrats à terme café sur New York ont garde des
positions quasi-inchangées en ce début de semaine. Le
contrat livraison Mai a
baissé de 5 points à $1.0865 par livre. Le marché
de café reçoit peu d'aide
« amical » à l'extérieur des
marchés qui incluent un marché boursier plus ferme des
États-Unis, des prix
plus élevés de pétrole brut et un dollar
d'États-Unis plus faible. " ;
C'est un autre indice à la baisse pour le café si le
marché ne peut pas se
rallier quand les marchés extérieurs sont amicaux, " Les
prix restent dans
la tendance à la baisse sur la semaine. L'histogramme quotidien
et les analyses
techniques restent de façon globale à la baisse.
Par Gerard Kouassi
Lundi 09 mars 2009
Les vergers viellissants et les faibles revenues des planteurs sont en partie responsables de la baisse de la production en Afrique de l’ouest. Sur les 5 millions d’hectare cultives en Afrique de l’ouest et en Afrique central , la majeur partie des cacayiers ont entre 35 ans et 50 ans d’age. La quantite produite par un producteur africain est de 350 kg a 400 kg de cacao par hectare contre 1,5 tonnes pour le producteur malaysien.
A la fin de cette annee cacaoyere , en septembre 2009 , le deficite mondial (Demande > Offre) avoisinnerait 193 000 tonnes.Une augmentation des revenues des planteurs boosterait la production .
La culture du cacao est menace par la diversification des cultures . En effet les agriculteurs preferent s’adonner a d’autres culture plus rentable comme l’huile de palme et l’hevea . Aussi les fils et petit fils des planteurs de cacao , ne veulent pas etre planteur de cacao en raison des bas revenues liees a ce business.
La solution est d’accroitre et stabiliser les revenues des planteurs en leur permettant l’access aux instruments de gestion de risque et en leur permettant l’acces a de plus grands marches.
Le cours du café s'élève du a la Spéculation au Viêtnam, et une baisse d'approvisionnement en Colombie.Le Cuivre ,paradis des investisseurs
Le
prix du cacao chute à l'image de la Grande Récolte, Une faible demande peut
lier à un surplus
Par Gerard KOUASSI
Le 3 Mars (CICDOT) -- le cours du Cacao a plongé le plus
depuis Mars de l'an dernier sur la spéculation que la grande récolte en Côte
d'Ivoire, première mondiale, et le ralentissement de la demande globale peuvent
mener au premier surplus d'offre des ingrédients du chocolat dans trois ans.
L'effondrement économique global peut réduire la demande,
selon des analyses techniques du marché. « Fortes Offres et Faibles Demandes ne
sont pas une bonne combinaison pour une hausse de prix, ».
La mi-récolte, la plus petit des deux traites annuelles
dans les pays ouest africain, peut atteindre 350.000 tonnes métriques à 400.000
tonnes, en haut de 320.000 tonnes par rapport a l'an précédent, selon un acteur
important de la filière café-cacao.
« La livre britannique faible est aussi un facteur
contribuant a cette faiblesse sur du court-terme, ».
To
contact the reporter: Gerard KOUASSI in London at Gerard.kouassi@cicdot.com
Bon
Trading.
La Thaïlande et le Vietnam sont-ils sur le point de constituer un « cartel du riz » ? Ces deux Etats produisent la moitié du riz cultivé dans le monde. Ils en auraient donc les capacités. Mais il y a loin du bol aux lèvres. Seul un « protocole d’accord » pour une coopération rizicole a pour le moment été signé en Thaïlande.
C’est Hanoï qui est le plus favorable à un prix commun à l’export. Son riz 5% brisure, la meilleure qualité du delta du fleuve Rouge ou du delta du Mékong, est toujours négocié près de 100 dollars de moins la tonne que son concurrent thaï.
Le Vietnam souhaiterait aussi contrôler davantage les cours par l’offre, pour assurer à la fois un revenu correct à ses riziculteurs et un prix raisonnable au consommateur vietnamien. En attendant, le gouvernement de Hanoï a demandé aux compagnies rizicoles, il y a dix jours, de cesser de signer des contrats pour les 4 mois qui viennent. Les engagements se montent déjà à plus de 3 millions de tonnes, et il va falloir honorer la livraison d’un million et demi de tonnes aux Philippines ! Le Vietnam veut éviter que les paysans ne bradent leurs récoltes de riz. Si les cours se sont redressés de 5% en janvier 2009, et qu’à 450 dollars la tonne, ils sont encore le double de leur niveau des années 2003-2006, on est très loin des records d’avril 2008. Un prix encore inférieur serait difficilement supportable pour les riziculteurs, qui ont payé très cher leurs intrants.
Il faut donc attendre. Les cours sont étales : la demande n’est pas au rendez-vous. Les greniers à riz sont pleins de l’Asie à l’Afrique, après une récolte 2008 exceptionnelle. Le mois d'avril 2009 sera décisif : les stocks auront baissé ; et l'on connaîtra la taille réelle de la récolte au Vietnam, comme en Indonésie.
On dit que l’or aime les mauvaises nouvelles, mais l’annonce du recul aggravé du produit intérieur brut américain, vendredi, n’a pas suffi pour durablement soutenir le cours du métal jaune. L’once d’or livrable en avril ne valait plus que 942,50 dollars à la clôture, alors qu’elle avait atteint les 1 000 dollars, le seuil fatidique, une semaine plus tôt.
Les investisseurs ont semble-t-il davantage écouté les propos rassurants du président de la Réserve fédérale américaine, prédisant la fin de la récession d’ici fin 2009 aux Etats-Unis. De quoi leur redonner le goût du risque sur le marché des capitaux, aux dépens de l’or.
Fin de mois oblige, les investisseurs ont également vendu pour prendre leurs bénéfices…
Mais une autre raison est invoquée pour expliquer ce recul du métal jaune, près de 6% tout de même en cinq jours : la crainte que l’or ne soit à son tour le centre d’une bulle spéculative, le comble pour une valeur refuge.
Les achats d’or ont effectivement augmenté de 64% l’an dernier, un afflux de 15 milliards de dollars. Au cours des 3 derniers mois, la part des fonds spécialisés sur ce marché - les « trackers », ceux qui achètent et stockent de l’or en lieu et place des actionnaires - s’est accrue de 30%. Et la vogue se poursuit, puisque cette semaine, un « placement islamique » adossé à l'or doit être lancé à Dubaï. Il faudrait six ans au premier producteur d’or au monde, Barrick, pour extraire l’équivalent des lingots détenus par ces fonds, qui talonnent les plus grandes banques centrales.
Résultat, l’or a gagné 13% en sept semaines. Et ce, malgré la reprise du dollar ; malgré la baisse de l’inflation.
Et en décalage avec la demande, complètement atone sur le marché physique : jamais l’Inde, premier marché mondial, n’aura aussi peu consommé d’or au cours de la saison d’octobre à mars, qui est traditionnellement celle des mariages. Les importations indiennes ont même été nulles au mois de février, tant les prix sont dissuasifs. Au contraire des traders, les fiancées indiennes n’achètent pas d’or en ce moment, au mieux elles apportent leur vieil or au bijoutier pour qu’il soit fondu.
La société néerlandaise Amsterdam Port Services (APS), de retraitement de déchets, a été condamnée à une amende de 450 000 euros par un tribunal d’Amsterdam pour son rôle dans l’affaire des déchets toxiques du cargo Probo Koala, déversés à Abidjan en 2006.La société a été reconnue coupable de violation des lois de protection de l’environnement. Un de ses anciens dirigeants a été condamné à 240 heures de travaux d’intérêt général, dont la moitié avec sursis.Les résidus toxiques du cargo avaient été déversés en août 2006, causant la mort de 16 personnes et intoxiquant des milliers d’autres.En octobre dernier, deux responsables locaux impliqués dans l’affrètement du Probo Koala ont été condamnés à 20 et 5 ans de prison à Abidjan.
Chute de 13,6% de la production d'or sud-africaine, au plus bas depuis 1922
L'Afrique du Sud, qui a extrait près 30% de l'or actuellement en circulation dans le monde, a été le premier producteur d'or de 1906 à 2006, avant d'être détrôné en 2007 par la Chine.
La baisse de sa production en 2008, à 220.127 kilogrammes, lui a fait perdre une nouvelle place au profit des Etats-Unis, précise dans un communiqué la Chambre des mines, qui représente l'industrie minière.
Jamais depuis 1922, quand le secteur avait été paralysé par une longue grève, la production d'or n'avait été aussi basse, ajoute-t-elle, en mettant en cause la crise énergétique dont a souffert l'Afrique du Sud au début de 2008.
Incapable de faire face à la demande, la compagnie publique d'électricité Eskom avait procédé à des délestages massifs et les mines avaient dû rester fermées du 24 au 31 janvier - pour la première fois depuis la guerre anglo-boer de 1900-1902, rappelle la Chambre des Mines.
Malgré ce déclin, l'or reste "un secteur crucial" pour la première économie du continent, représentant 7% des revenus à l'exportation et 2,5% du produit intérieur brut (PIB). Les mines d'or employaient également 166.000 personnes en moyenne en 2008.
| Côte d`Ivoire: une compagnie minière indienne obtient 3 permis de recherche |
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| AFP - 20/2/2009 |
Alors que les géants miniers mondiaux décident l’un après l’autre de mesures drastiques d’économies, les groupes chinois, eux, continuent leurs emplettes… et particulièrement en Australie, le plus grand exportateur de fer et de charbon au monde.
Le 12 février 2009, Chinalco, grand producteur chinois d’aluminium, signait
le projet d’acquisition le plus important jamais réalisé par la Chine à
l’étranger, 19 milliards et demi de dollars, grimer à 18% du capital de Rio
Tinto, le géant du fer, écrasé par les dettes…
Le 16 février, c’était au tour
du numéro un chinois des mines, Minmetals, d’offrir 1 milliard 700 millions de
dollars pour contrôler Oz Minerals, le numéro deux mondial du zinc, contraint de
fermer des sites de production…
Dernière annonce en date, le producteur d’acier chinois Valin serait prêt à
investir 323 millions de dollars pour prêter main forte à Fortescue Metals, le
troisième producteur de fer australien, qui peine aujourd’hui à développer son
gisement phare de Pilbara, dans l'ouest australien.
China Investment Corp, le
richissime fonds souverain chinois, pourrait être de la partie, son président
s’est d’ailleurs déplacé à Canberra pour s’enquérir des nouvelles conditions
imposées aux investisseurs étrangers… Car c’est là que le bât pourrait blesser
pour les opérateurs chinois : les politiciens australiens commencent à
s’inquiéter de la mainmise croissante de la Chine sur les ressources naturelles
de l’île. Si l’accord entre Chinalco et Rio Tinto aboutissait, par exemple, le
groupe chinois contrôlerait neuf joyaux du géant anglo-australien, comme la mine
de fer d’Hamersley, un des gisements les plus riches du monde.
Avant le vote des actionnaires, qui n’aura pas lieu avant le mois de mai 2009, le ministre des Finances et le régulateur australiens doivent donner leur aval et ils sont un peu nerveux : ces partenariats portent en germe un conflit d’intérêt majeur, lorsque l’économie mondiale reprendra vigueur, et donc que les prix des matières pourront repartir à la hausse : le partenaire chinois, contrairement aux autres actionnaires, risque fort de s'opposer à tout nouveau bond des prix, c'est d'ailleurs là tout l'enjeu de cette course aux ressources de la part de la Chine : développer l'offre et la contrôler aujourd'hui pour stabiliser les cours en faveur de son industrie demain.
RDC: les métaux des
téléphones mobiles financent le conflit dans l'est
L'organisation "demande aux fabricants de téléphones portables de soumettre leurs chaînes dapprovisionnement à un audit complet afin dexclure les minerais qui financent le conflit armé" dans lest congolais, dans un communiqué publié lundi, au premier jour du congrès mondial de la téléphonie mobile à Barcelone.
Selon l'ONG basée à Londres, "il existe un lien causal direct entre ce commerce des minerais en provenance de l'est de la RDC et les atrocités perpétrées à lencontre des civils congolais".
"De récentes enquêtes menées par Global Witness et le Groupe dexperts des Nations Unies révèlent que les principaux groupes armés impliqués dans les combats actuels se financent tous par le commerce de minerais de grande valeur. Ces minerais permettent de produire des métaux, dont létain et le tantale, qui entrent dans la fabrication des téléphones portables", explique-t-elle.
L'est de la RDC, frontalier du Rwanda et de l'Ouganda et très riche en minerais, connaît depuis le milieu des années 90 une succession de conflits. Le pillage de ses ressources par les belligérants a été régulièrement dénoncé par l'ONU et des ONG.
Les armées de Kinshasa et Kigali ont lancé le 20 janvier dans l'est congolais une opération conjointe sans précédent visant à neutraliser les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), estimés à environ 6.500 hommes et réfugiés en RDC depuis le génocide au Rwanda de 1994 auquel certains ont participé.
Cette opération a eu pour premier résultat l'arrestation le 22 janvier au Rwanda de Laurent Nkunda, chef historique d'une autre rébellion, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP, congolais).
L'OR GAGNANT DE LA CRISE
Pour les premiers consommateurs d’or au monde, les Indiens, le métal précieux est aujourd’hui hors de prix. C’est pourquoi leurs achats sont devenus parcimonieux. En janvier, le volume des importations indiennes a été divisé par dix par rapport à l’année dernière.
Cet assèchement de la demande de la bijouterie est sans effet sur les cours. La semaine dernière, l’once d’or valait près de 953 dollars. Sa plus forte valeur depuis sept mois. D’ordinaire, les cours retombent rapidement quand les achats de la bijouterie s’espacent. Ce principe fonctionne tant que cette industrie est le principal débouché du minerai. Mais à la faveur de la crise, les financiers ont pris le relais.
Les financiers, ce sont les gérants des ETC, les exchange traded commodities, c’est-à-dire les matières premières échangeables en bourse. Ces véhicules répliquent le cours de l’or jaune. Chaque fois qu’un contrat est passé, les gérants achètent en contrepartie de l’or physique pour donner du crédit à cet instrument financier. Leurs achats grossissent de jour en jour. La semaine dernière plus de 110 tonnes d’or ont été acquises par les ETC. Cela correspond à ce que l’Inde pourrait importer en 2009. Les quinze premiers fonds spécialisés sur ce segment détiendraient plus de 1 400 tonnes d’or. Un trésor équivalent à la moitié des réserves de la banque centrale d’Italie.
La puissance de ce moteur bouleverse les schémas classiques. L’or qui a coutume de suivre le pétrole à la trace n’en fait qu’à sa tête. Autre changement notable : l’or considéré comme une valeur refuge perd vite son attrait quand le billet vert se renforce, ce n’est pas le cas en ce moment. Depuis le début de l’année, le dollar progresse et l’or aussi. Mais il n'y a pas que face au dollar que l'once se bonifie, c'est le cas dans la plupart des devises. Ceux qui transforment aujourd'hui leurs capitaux en or n'ont visiblement plus confiance dans leur monnaie nationale.
SEMINAIRE D'ABIDJAN "ECONOMIE CACAOYERE
« Achetez américain », recommandait l'une des clauses du plan de
relance de Barack Obama, plan actuellement examiné par le Congrès. Cette option,
aujourd’hui édulcorée, concerne entre autre l’acier susceptible d’être employé
dans les chantiers ouverts grâce aux subsides de l’Etat fédéral. Elle a provoqué
une belle levée de boucliers à travers le monde.
La tentation du
protectionnisme fait partie des sujets qui seront examinés en priorité par les
ministres des Finances du G7 réunis à partir de vendredi 13 février 2009 au
soir, à Rome. Dans le collimateur de l'administration américaine, la sidérurgie
chinoise est soupçonnée de profiter de la situation.Un secteur visé également
par l’Union européenne. Cette semaine, Bruxelles a relevé à 25 % les droits de
douane sur les importations de fils d’acier chinois.
Alors que les sidérurgistes occidentaux ont fortement réduit leurs production
pour éviter un effondrement des prix consécutif à la contraction de la demande,
les Chinois, qui ont nettement moins réduit la voilure, pourraient inonder le
marché américain de leurs produits bon marché quand la demande reprendra, c’est
ce que craignent les sidérurgistes occidentaux.
Un faux procès, selon un
observateur indépendant. D’abord parce que la Chine a d’elle-même imposé des
droits de sortie sur son acier pour limiter ses exportations. La Chine est
devenue un exportateur net d’acier à partir de 2005. Avec des volumes fluctuants
au gré des prix mondiaux et de la demande interne.
Depuis
le début de la crise, les Chinois ont réduit les
volumes exportés de huit millions de tonnes en octobre à
trois millions de tonnes en décembre. Une situation qui
résulte en partie de l’évolution des prix. Pour
l’acier plat, employé par exemple dans l’industrie
automobile, les prix tendent à converger, à quoi bon dans
ces circonstances aller sur le marché mondial.
Deuxième explication avancée : la Chine a trop à
perdre dans cette affaire. Ses exportations d’acier vers les Etats-Unis ne
représentent pas grand-chose dans la balance commerciale des deux pays. La Chine
préfère de loin exporter toujours plus de produits manufacturés à forte valeur
ajoutée plutôt que d'ouvrir un conflit pour vendre une matière première
nettement moins rémunératrice.
Actuellement une journée de transport sur un Capesize, la catégorie des plus gros navires, coûte 35 000 dollars, c'est-à-dire deux fois plus qu’à la fin janvier. Même si on est loin du sommet historique de juin 2008 - 300 000 dollars la journée - la remontée des cours est spectaculaire.Nous en parlions hier lundi, cette embellie s’explique en grande partie par le regain des importations chinoises de fer. Le minerai représente à peu près la moitié des tonnages transportés en vrac, les commandes faites pour renouveler les stocks chinois ont donc un impact certain sur le coût du transport.Cet emballement pourrait laisser croire que l’économie se relève. Attention aux effets d’optique, préviennent les experts. Une vision élargie du marché révèle un tableau beaucoup moins optimiste.
D’abord si la demande en fer est vivace, en revanche, elle est inexistante pour le charbon, l’autre matière clé pour la sidérurgie. Il n’y a donc pas encore de signe probant du redémarrage de l’industrie lourde.Ensuite si les cours du fret ont grimpé aussi vite c’est peut-être parce que peu de bateaux étaient disponibles. Vu le ralentissement général des échanges, les armateurs ont désarmé à grande échelle à la fin de l’année 2008. En Grèce, on parle de plusieurs centaines de bateaux sur cale au Pirée avant les fêtes de Noël.
Un autre phénomène prive sans doute momentanément le marché d'une capacité substantielle de transport, c'est le déroutage d'une bonne partie des bateaux reliant l'Asie à l'Europe par le cap de Bonne Espérance. Avec un carburant bon marché, il est plus économique d'éviter le canal de Suez, quitte à rallonger le voyage d'une dizaine de jours.
| Filière cajou : La Côte d’Ivoire devient 2e producteur mondial |
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| Frat Mat - 7/2/2009 |
Après l’Argentine, voilà la Chine frappée à son tour par la sécheresse. Le nord et l’est du pays sont touchés. On parle de la pire pénurie d’eau depuis un demi-siècle. La production de blé est directement menacée. Les autorités se veulent rassurantes : la récolte de l’année précédente a été très abondante, les réserves stratégiques sont au plus haut, il n’y aurait pas d’inquiétudes sur l’approvisionnement des populations. Le pouvoir chinois craint surtout les désordres sociaux qui pourraient découler de la baisse de la production des céréales avec le retour à la campagne des migrants privés d’emplois dans les villes du sud à cause du ralentissement de l’économie.
Cette sécheresse pourrait faire baisser le niveau des exportations chinoises de blé de plusieurs millions de tonnes. Cela s’ajoute à la baisse de la production de l’Argentine. Le quatrième exportateur mondial de blé s’attend à la pire récolte de ces vingt dernières années à cause du manque d’eau. L’état d’urgence a été déclaré en Chine, le niveau d’alerte a été relevé jeudi dernier de 3 à 1. Ce qui a fait bondir les cours du blé. Mais pas assez pour inverser une tendance globalement baissière pour l’ensemble des céréales.
En revanche, sur le marché des oléagineux, la sécheresse qui sévit en Argentine depuis plusieurs mois soutient la hausse. A Chicago, le soja a franchi la ligne des 10 dollars le boisseau pour une livraison en mars. Lorsque la pluie a commencé à tomber il y a une dizaine de jours, les cours se sont repliés mais ils ont rebondi mercredi suite à une nouvelle estimation de la récolte argentine. Le troisième exportateur mondial de soja pourrait voir sa production tomber à 42 millions de tonnes, 6 millions de tonnes en moins que l’année dernière. Le marché est donc en ce moment entièrement dominé par la météo. Une situation assez normale. Depuis deux ans, les conditions climatiques ont permis des récoltes record à travers le monde. Que cette situation se renouvelle une troisième fois était hautement improbable, avaient prévenu les experts.
Les opérateurs attendent maintenant avec impatience le rapport mensuel du département américain à l’Agriculture qui sera publié demain. Seront actualisées les estimations de récolte et également l’évolution de la demande, la grande inconnue en cette période de crise économique.
Par Dominique Baillard
Ouagadougou se transforme momentanément en capitale mondiale du coton. La capitale du Burkina Faso accueille, à partir de dimanche 16 novembre, la réunion annuelle du Comité consultatif international du coton. Cette instance rassemble la plupart des Etats producteurs et consommateurs. Pour le Burkina Faso, dont le coton est le premier produit d’exportation, l’organisation de cet évènement consacre les efforts menés depuis une dizaine d’années dans la filière. L’introduction cette année des OGM propulse le pays à la pointe de l’innovation technologique qui a permis, sous d’autres latitudes, notamment en Inde, l’augmentation substantielle des rendements. Le pays espère cette année retrouver son titre de premier producteur africain de coton. Ce dynamisme est tout relatif à l’aune de la crise qui frappe l’ensemble des producteurs d’Afrique de l’Ouest.
Mal ou carrément pas payés, les coton-culteurs ont jeté l’éponge. Ils ont abandonné cette culture qui ne semble plus tenir ses promesses. La flambée des produits agricoles laisse entrevoir un autre destin possible pour le paysan africain, celui de tirer un revenu décent des cultures vivrières. C’est ce qui s’est passé cette année au Mali. Le modèle du développement par le coton n’est, pourtant, pas remis en cause par les Etats car la fibre fait marcher de nombreux secteurs comme les transports, les banques, les usines d’égrenage et les huileries. Enfin, les Etats soutiennent le redressement de la filière car c'est une activité qui fixe les populations rurales.
C'est au Mali où la société cotonnière est sans doute la plus mal en point. Un nouveau directeur a d'ailleurs été nommé la semaine dernière. Tiena Coulibaly, qui faisait partie de la mission de restructuration du secteur, est perçu par ses pairs comme l’homme chargé de mener et de réussir la privatisation de la compagnie nationale. Avec l’autre crise, celle qui touche l’ensemble de l’économie mondiale et qui fait chuter les cours et la consommation de coton, il est devenu encore plus difficile de sortir le coton africain du marasme dans lequel il se trouve aujourd'hui.
par Dominique Baillard
[14/11/2008]
| Pétrole: réunion des ministres ouest-africains le 17 novembre à Yamoussoukro |
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| AFP - 14/11/2008 |
Une réunion des ministres
ouest-africains du Pétrole et de l`Energie se tiendra le 17 novembre à
Yamoussoukro en vue de "relancer le marché régional de l`énergie et des mines
devenu de plus en plus compétitif", a-t-on appris jeudi de source officielle à
Abidjan.
Présenté comme le premier sommet des mines et de l`énergie d`Afrique de l`Ouest,
cette rencontre se déroulera jusqu`au 20 novembre sur le thème: "mine et énergie
pour la paix, la croissance et le développement de l`Afrique de
l`Ouest: perspectives et opportunités".Ce sommet réunira, outre les ministres,
près d`une centaine d`entreprises et d`investisseurs privés du secteur.
"Le secteur de l`énergie, véritable moteur des investissements et de la
transformation économique du continent africain, devrait connaître une forte
croissance dans les années à avenir", a expliqué Hilaire N`Bocho, responsable de
la communication à la Société nationale des pétroles de Côte d`Ivoire (Pétroci,
public), un des principaux organisateurs du sommet.
Selon M. N`Bocho, les "enjeux et les perspectives pour la Côte d`Ivoire et pour
l`ensemble de l`Afrique sont nombreux et énormes".
La rencontre doit également débattre "des questions de développement durable et
de sécurité en matière d`approvisionnement énergétiques qui demeurent des
préoccupations capitales", selon les organisateurs.
La Côte d`Ivoire est un pays producteur de pétrole avec 28 champs pétrolifères
identifiés, dont 23 attribués à des opérateurs étrangers: Canada, Etats-Unis,
Italie, Russie, Irlande, Koweït, Malaisie.
La production du pays approche les 50.000 barils par jour, dont 6.000 bj
revenant à l`Etat, selon les chiffres officiels.
Cette production avait fait un pic à 80.000 bj en 2006, selon un rapport de
l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Elle a ensuite chuté,
selon le gouvernement ivoirien, en raison de problèmes techniques sur certains
champs.Des ONG ont au contraire dénoncé l`opacité de ce secteur, affirmant que
la production s`établissait aujourd`hui à environ 100.000 bj.
Le coton n’en finit pas de baisser. La semaine dernière, le cours fixé à New York est tombé à son plus bas niveau depuis 2005, au-dessous du seuil des 45 cents la livre pour le contrat de décembre 2008. Il ne faut pas compter sur ceux qui l’ont porté artificiellement au firmament, au mois de mars 2008, pour redresser la barre : ils se sont volatilisés. Ils, ce sont les fonds, les investisseurs qui ont accéléré la liquidation de leurs positions acheteuses quand la débâcle financière s’est déclenchée à la mi-septembre 2008. Sur le marché du coton, les fondamentaux ont repris le dessus pour tirer les cours vers le dessous.
Comme l’automobile ou la
sidérurgie, le textile est touché de plein fouet par la crise économique. Ce
qui explique le très net ralentissement de la demande. Avec la baisse des
prix, les filateurs perdent aujourd’hui de l’argent. Plus personne ne veut
du filet qu’ils ont produit avec du coton à 70 cents la livre. C’est
pourquoi malgré la baisse, aucun d’entre eux ne s’engage sur le moyen terme.
Cette industrie étant largement localisée dans les pays émergents, elle est
de surcroît lourdement pénalisée par la crise du crédit qui affecte ces
pays. Comment un industriel peut-il espérer une lettre de crédit lorsqu’il
est installé au Pakistan, un Etat en situation de faillite ? En Indonésie,
les banques locales qui demandaient 10 % des fonds avancés pour ouvrir une
lettre de crédit exigent aujourd’hui 100 %.
Enfin comme sur tous les marchés baissiers, les renégociations de contrats,
voire les annulations, occupent plus le négoce que les ventes à proprement
dit. Tant que la situation économique sera aussi déprimée, la demande a peu
de chances de se relever. Vu le calendrier de la coton culture, l'espoir
n'est pas à attendre du côté de l’offre : la récolte américaine arrive. Et
même si la quantité baisse par rapport à 2007, l'offre abondante du premier
exportateur au monde de fibre pèsera lourdement sur le marché.
par Dominique Baillard (RFI)
[10/11/2008]
| Réforme de la filière cacao-café: Toute l`historique |
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| Le Quotidien - 10/11/2008 |
Stéphane de Vaucelles possède
plus de quinze ans d'expérience et d'expertise des mandats de conseil sur les
pays émergents, et plus particulièrement sur le continent africain. Il est un
spécialiste des restructurations et des privatisations d'entreprises et a
effectué de nombreuses opérations de conversion de dette (notamment en Égypte ou
au Maroc). Il possède aussi une connaissance approfondie des opérations de
fusions et acquisitions ainsi que de conseil financier et stratégique sur
l'ensemble des secteurs industriels importants de la région (télécommunications,
utilities agro-industries, mines, etc...). Il a ainsi participé, avec réussite,
à des dizaines d'opérations de privatisations dans des secteurs très divers. Il
est intervenu notamment au Congo sur la restructuration et la privatisation de
la première banque du pays, au Tchad, pour la restructuration et la
privatisation d'un groupe agro-industriel, au Niger, pour la restructuration et
la privatisation d'une banque de l'habitat, en Ouganda, pour la cession d'actifs
agro-industriels, en Mauritanie sur la privatisation de la SOMELEC, producteur
et distributeur d'électricité, au Sénégal, sur la privatisation d'un groupe
minier, en Côte d'Ivoire, sur la privatisation d'un groupe agro-industriel, au
Gabon, sur la privatisation d'une compagnie ferroviaire et de l'opérateur de
télécommunication, en France dans la privatisation d'Air France et du groupe
agro-industriel DAGRIS, …. Il est intervenu en Afrique sur plus d'une trentaine
de pays en Afrique.
Avant de constituer sa société de conseil en 2004, il a travaillé au sein des
banques d'affaires des Groupes Crédit Agricole Indosuez, Société Générale et
HSBC Investment Bank, où il était directeur responsable de l'Afrique.
II. Son intervention dans la filière cacao en 2001
Durant la fin de l'année 2001, HSBC Investment Bank,
représenté par Stéphane de Vaucelles, directeur de
cette institution pour la zone Afrique, a étudié la
faisabilité des différents scénarios envisageables
dans le cadre de la réforme de la filière cacao
souhaitée par le Gouvernement ivoirien (autorité de
régulation, cadre juridique, structure financière,
…) et a présenté un projet adapté, qui
comprenait l'ensemble de la documentation technique, financière
et juridique nécessaire à sa mise en place à
brève échéance. Ce système fondé sur
trois structures (BCC, FRC et ARCC) visait à rétablir les
ventes à terme et à limiter les abus de position
dominante de certains exportateurs. En juin 2001, ces travaux sont
terminés avec l'aval des partenaires institutionnels de la
Côte d'Ivoire.
Le 2 août 2001, les acteurs de la filière mettaient en place la Bourse du Café
et du Cacao. Toutefois les statuts avaient été profondément modifiés par rapport
aux propositions de HSBC Investment Bank. Les différents outils de contrôle
étatique (convention entre l'Etat et la BCC, contrat-plan, contrôle de la
gestion des fonds alloués, détermination d'un budget corrélé aux besoins réels
de la structure, …) avaient été éliminés. Dès le mois d'octobre, la gestion
approximative et opaque des flux financiers de la BCC et du FDPCC inquiétait les
Autorités ivoiriennes qui souhaitaient voir aboutir la commercialisation par
vente à terme, qui était un des objectifs de la réforme.
Afin de faciliter la mise en place effective de ces structures et leur bon
fonctionnement, le gouvernement a alors souhaité que ces structures puissent
s'appuyer sur des experts ayant démontré leurs expertises et leur indépendance
dans la filière. Les Autorités ivoiriennes ont logiquement sollicité alors HSBC
Investment Bank dès le mois d'octobre 2001. Toutefois, durant le mois de
novembre 2001, HSBC Investment Bank a décliné définitivement toute action
complémentaire en faveur de la réforme de la filière et a demandé à Stéphane de
Vaucelles d'arrêter toute discussion avec les Autorités ivoiriennes.
Les Autorités ivoiriennes lui ayant demandé fortement de continuer malgré cela
son action dans la filière cacao, Stéphane de Vaucelles décide alors de mettre
en place cette assistance technique et constitue la société CCC à cette fin.
III. La raison du refus de HSBC Investment Bank d'intervenir dans l'assistance
technique auprès des Autorités ivoiriennes fin 2001
Au début du mois d'octobre 2001, une réunion confidentielle s'est tenue à
Johannesboug entre d'une part les responsables de HSBC Investment Bank (S.
Green, A. Patel), avec le responsable d'une filiale, HSBC Equator Bank (F.
Kennedy), et le directeur fusions-acquisitions de la filiale sud-africaine (R.
Bouma) et d'autre part deux responsables du groupe Cargill. Cette réunion avait
pour objet l'établissement de liens privilégiés entre les deux groupes,
notamment dans le cadre de financements export pour le négoce.
Deux des conditions à ce rapprochement étaient l'arrêt des activités de conseil
de HSBC Investment Bank pour la réforme de la filière cacao en Côte d'Ivoire et
l'arrêt des activités de Stéphane de Vaucelles sur l'Afrique. En effet, la
finalisation de la réforme de la filière cacao allait permettre la relance des
ventes à terme du cacao ivoirien, à la Côte d'Ivoire de redevenir actif sur les
marchés des matières premières, d'obtenir ainsi une meilleure valorisation de sa
production de cacao et donc de réduire les marges des principaux négociants du
secteur, et la lutte contre les abus de position dominante, qui allait limiter
les possibilité de commercialisation des trois plus gros opérateurs dans la
filière en Côte d'Ivoire et voir l'émergence de nouveaux opérateurs ivoiriens
dans la filière cacao.
Le 5 novembre 2001, la direction de HSBC Investment Bank a indiqué à Stéphane de
Vaucelles d'arrêter tout appui à la réforme de la filière cacao. Le 26 novembre
2001, elle lui a proposé de travailler à Paris avec une forte augmentation
salariale pour être responsable des fusions-acquisitions dans le secteur du
luxe. A ce moment, Stéphane de Vaucelles gérait plus d'une dizaine de dossiers
majeurs (privatisations, réorganisation, …) en Afrique et était considéré comme
un banquier d'affaires actif et respecté sur l'Afrique.
Suite à la demande réitérée des Autorités ivoiriennes d'appuyer la finalisation
de la réforme, il décide de quitter définitivement HSBC Investment Bank le 1er
décembre 2001 et de constituer la société CCC, afin de finaliser la réforme de
la filière cacao en cours.
IV. Les travaux de CCC dans la filière cacao
Stéphane de Vaucelles signe le contrat d'assistance technique avec le
Gouvernement de Côte d'Ivoire le 11 décembre 2001, représenté par le Premier
Ministre, président du Comité Interministériel des Matières Premières, avec
l'aval du Ministre de l'Economie et des Finances Bohoun Bouabré, du Ministre de
l'Agriculture et des Ressources Animales Alphonse Douati, du Ministre de
l'Industrie Alain Cocautrey et du Ministre du Commerce, Eric Kahé. Stéphane de
Vaucelles avait rencontré préalablement à la signature du dit contrat le
président Laurent Gbagbo et ce dernier avait reconfirmé officiellement le
souhait de voir aboutir cette réforme à la mi-janvier 2002 avec l'appui de cette
assistance technique. La RTI avait été convoquée par les soins des services de
la présidence à l'issu de la réunion.
Ce contrat était constitué de deux parties : un volet opérationnel de trois mois
correspondant notamment à un audit de la BCC, à la mise en place du FRC, à la
finalisation des procédures techniques et organisationnelles pour chaque
structure de la filière et au démarrage des ventes à terme, et un volet de suivi
d'un an, qui incluait la formation et l'appui technique dans la
commercialisation auprès des trois structures.
La société CCC s'est appuyée sur les compétences du cabinet juridique
britannique Denton Wilde & Sapte, spécialisé dans les matières premières, le
cabinet d'audit international KPMG (ex-Andersen), du cabinet juridique ivoirien
Yassi et près d'une vingtaine d'experts indépendants spécialisés, notamment dans
les domaines de l'organisation, de la communication et du négoce international,
soit au total près d'une quarantaine d'experts ivoiriens ou internationaux.
Au cours des trois premier mois d'intervention, les travaux de l'assistance
technique ont porté notamment sur l'étude de la procédure de commercialisation
du café pour la campagne 2001 / 2002, l'audit technique et financier de la BCC,
la délimitation définitive des périmètres de compétences des structure de
régulation, l'établissement du FRC (statut, manuel de procédure, ressources
humaines), et la procédure de commercialisation du cacao pour la campagne 2002 /
2003.
Les travaux portant sur les modalités de commercialisation du café pour la
campagne 2001 / 2002 ont été concluants. Ceux portant sur l'audit technique et
financier de la BCC ont subi de nombreux retards liés aux équipes de la BCC ne
permettant aux équipes d'auditeurs de l'assistance technique de pouvoir remplir
leur mission. Les travaux portant sur l'établissement du FRC (statuts,
organisation, ressources humaines) ont été finalisés en février 2002.
Le Comité interministériel des Matières Premières en date du 5 mars 2002 a
décidé que l'Assistance technique ne devait plus s'impliquer dans les modalités
de constitution du FRC. A partir du mois d'avril 2002, le Ministère de
l'Economie et des Finances a décidé que les fonds de la filière logés à la BCEAO
soient transférés à la BNI et que les ventes à terme soient abandonnées.
A l'issue de cette décision, de nombreux experts de CCC ont du quitté la Côte
d'Ivoire. Stéphane de Vaucelles, lui-même, a subi des pressions et des menaces
lourdes pour qu'il mette un terme à sa mission et à ses travaux.
Dans le cadre du contrat signé entre CCC et l'Etat de Côte d'Ivoire, seul
l'acompte du contrat a été payé, soit 300 millions de FCFA, au démarrage des
travaux. Cet acompte a permis de payer les différents experts et cabinets
juridiques et comptables pendant les deux premiers mois. Le reste des paiements
effectués aux experts a été effectué sur les fonds de Stéphane de Vaucelles.
Deux factures validées par le Comité interministériel des Matières Premières
durant les mois de février et mars 2002 restent à ce jour impayé.
Depuis cette période difficile, Stéphane de Vaucelles a fondé une banque
d'affaires en Belgique, qui couvre les quatre métiers suivants : conseil
stratégique auprès des Gouvernements (privatisations, restructurations, filières
agricoles, …), conseil stratégique et en fusions et acquisitions auprès des
opérateurs privés, conseil sur les offres publiques de vente sur des bourses
locales et internationales, et conseil en restructuration de dettes (dettes
extérieure [Clubs de Paris et de Londres] et intérieure).
| Une entreprise de transformation du cacao en Côte d’Ivoire en 2009 |
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APA-San Pedro (Côte d’Ivoire)
La première entreprise de transformation de la fève du
cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial,
s’ouvre en mars 2009 à San Pédro (sud ouest d’Abidjan), a annoncé
dans un entretien à APA, le promoteur de cette entreprise, Lakiss
Ali.
Selon M. Lakiss, également directeur général de Saf Cacao, la première entreprise d’exportation du cacao à San Pédro, cette nouvelle filiale de son entreprise qui emploie déjà 300 personnes, en offrira 200 supplémentaires aux populations de cette ville. « Cette nouvelle entreprise s’appellera Choco Ivoire et nous permettra de transformer sur place annuellement 100 mille tonnes de fève de cacao », a-t-il expliqué. La première année consistera à transformer 35.000 tonnes avant d’atteindre, l’année suivante, la vitesse de croisière avec les 100 mille tonnes, la capacité réelle de l’usine. « Il s’agira pour nous de broyer la fève pour en faire un produit semi fini avant l’exportation. Cette transformation sur place nous sera profitable et pour nos partenaires en Europe et aux Etats-Unis, c’est aussi un projet intéressant », a ajouté Lakiss Ali qui dit craindre que les effets pervers de la crise financière internationale ne déteignent sur le secteur du cacao. « Nous sommes très inquiets pour l’avenir de l’industrie du chocolat en Europe parce qu’il semble que les banques locales refusent de financer les matières premières », a encore souligné le promoteur de Choco Ivoire. « La mauvaise rénumération de nos produits est un autre danger qui nous guette », prévient-il. « Je ne peux pas comprendre qu’un seul kilogramme puisse faire dix plaquettes de chocolat et qu’une de ces plaquettes soit vendue à 30 euros alors que le kilogramme de cacao est acheté à moins de 2 euros », s’est-il plaint. L’Etat ivoirien a fixé au mois d’octobre le prix indicatif d’achat du kilogramme de cacao bord champ à 700 FCFA (1,359 dollar), mais sur le terrain cette mesure a du mal à se faire appliquer. Les pisteurs (acheteurs) achètent à moins de 500 FCFA (0,971 dollar) le kilogramme du cacao aux producteurs, amenant certains à brader leur produit et d’autres à retenir leur production. Malgré la crise qu’elle traverse depuis le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire a réussi à préserver son rang de premier producteur mondial de fève de cacao qui représente 40% des produits d’exportation et fournit 20% du Produit intérieur brut ivoirien (PIB) soit 800 milliards de FCFA (1.553.699.680 dollars). Dans ce pays, plus de sept millions de personnes, sur une population totale d’environ 20 millions, vivent directement ou indirectement du cacao. |
Entre septembre et octobre 2008, le cours du caoutchouc a été divisé par deux. Combien vaut-il aujourd’hui ? Un dollar 80 le kilo. Rien du tout, selon un négociant. Un dollar 80, c’est le cours fixé à la Bourse de Tokyo pour l’échéance avril 2009. Mais quand les acheteurs sont absents, la formation du prix n’a plus de sens, estiment les intermédiaires.
La chute brutale des cours provoquée par les déboires de l’automobile a été largement amplifiée par la crise mondiale. Elle reflète l’assèchement soudain des échanges. Les contrats passés sont annulés en cascade. Parce que les importateurs ne veulent plus payer 3 dollars 80 une marchandise qui n’en vaut plus que la moitié, ou encore parce que les usines de pneus ou de gants installées en Asie ont mis la clé sous la porte.
Les trois principaux pays exportateurs, la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie, se sont retrouvés le 29 octobre à Bangkok pour décider d’une réduction coordonnée de la production afin de soutenir le marché. Un peu à l’image de l’Opep, la conférence tripartite qui représente 80 % de l’offre mondiale de caoutchouc espère reprendre la main. Une noble ambition de la part de gouvernants soucieux de défendre le revenu des petits planteurs qui vivent grâce à l’hévéa. Vu le soudain rebond des cours observé avant et pendant la réunion, on pourrait croire que la tripartite est plus efficace que le cartel des pays pétroliers, dont les récentes décisions sont restées sans effet sur le marché du brut.
Mais, si le caoutchouc a retrouvé momentanément du tonus, cela n'a pas grand chose à voir avec les manoeuvres des producteurs. C’est surtout grâce à l’accès de faiblesse du dollar et à la baisse des taux décidée par la Réserve fédérale, deux évènements qui ont profité à l'ensemble des marchés de matières premières. Le 29 octobre, le pétrole a repris 9 %, le sucre 8 %, le cuivre 14 %, le blé 12 %. Dans le jargon des financiers, on appelle ça le bargain hunting, la chasse aux bonnes affaires. On avait cru les parieurs mortifiés, torpillés par la crise, les voilà déjà de retour.
par Dominique Baillard
[31/10/2008]
Hier, pas une fève de cacao n’est entrée dans le port de San Pedro, assure un exportateur basé dans le deuxième port ivoirien. A 450 FCFA le kilo, c’est le prix offert par les intermédiaires, les planteurs préfèrent garder leur marchandise. Ils sont actuellement en grève. Pour livrer, ils attendent que le prix indicatif fixé au lancement officiel de la campagne à 700 FCFA soit enfin respecté.
Depuis la libéralisation,
la rétention et les bisebilles autour du prix indicatif sont monnaie
courante au début de la principale récolte de la fève. Mais cette année, le
mouvement prend de l’ampleur parce que le prix indicatif fixé il y a trois
semaines est en total décalage avec l’évolution du marché du cacao. Il est
en chute libre depuis le début du mois. Au cours actuel, c'est-à-dire
1 640 euros la tonne livrable en décembre, le prix de référence n’est plus
tenable, estiment les exportateurs, d’où le bras de fer avec les planteurs.
Les usines de broyage tournent au ralenti et les embarquements s’espacent.
Seulement 60 000 tonnes de cacao sont arrivées dans les ports contre 160 000
l’année dernière à la même époque.
En dix ans, le prix du cacao bord champ n’a guère varié mais celui du sac de
riz a été multiplié par sept et celui du sac d’engrais par cinq. Les
planteurs n’en peuvent plus, compatissent les exportateurs ivoiriens. Des
rives du lac Léman, où sont installés une partie des négociants, le
mécontentement des planteurs n’est plus qu’un épiphénomène sur un marché
totalement bouleversé par la crise mondiale. Si l’on s’en tient aux
fondamentaux, le cours du cacao devrait remonter car un déficit se profile
d’ici à la fin de la campagne. Mais le marché n’en n’a cure. Il ne vit plus
qu'au rythme de la débâcle des finances et de l’économie. La crise du crédit
frappe les plus grandes maisons. Faute de cash, des industriels demandent
crédit au négoce. Faute de cash, le négoce renonce à se couvrir sur le long
terme.
Le flux des affaires ralentit avec un gros point d’interrogation à l'horizon : la récession ne va-t-elle pas couper l’appétit des amateurs de chocolat ? Il faudra environ une année pour connaître la réponse. D'ici là, les cours peuvent descendre beaucoup plus bas, la grogne des planteurs ivoiriens pourrait même accentuer cette tendance à court terme, car lorsqu’ils finiront par céder leur cacao, l’abondance de l’offre pourrait faire plier les cours.
par Dominique Baillard
[28/10/2008]

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Face au défi de la
certification de son cacao auquel est confrontée la Côte d’Ivoire, les
producteurs doivent prendre leurs responsabilités. C’est le souci qui a
motivé la tenue de l’atelier de formation auquel ont pris part, récemment, à
Grand-Bassam, une quinzaine d’auditeurs en provenance d’organisations de la
filière : FRC (Fonds de régulation du café-cacao), Ucopexci (Union des
coopératives exportatrices de cacao de Côte d’Ivoire), FCA (Fonds cacao
association). |
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| Auteur: Elvis KODJO |

EDITION DU 6 MARS 2006
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Filière café cacao |
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Vendredi 3 Mars 2006:: Source: nordsudmedia.com |
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Nouveau
Réveil- 11/2/2006
Une grande première dans
le microcosme des grandes écoles ivoiriennes. Le groupe IFPG vient d'ouvrir
l'Ecole supérieure internationale des matières premières (ESIMP) en vue de la
formation exclusive et de l'Etude dans les différentes filières des matières
premières exploitées sur le continent africain.
Pour le lancement de ses activités, l'ESIMP a scellé un partenariat avec l'Union
des coopératives et exportateurs de Côte d'Ivoire (UCOOPEX-CI dont la signature
officielle a eu lieu jeudi 9 février dernier à Cocody, entre M. Silué Kagnon
Augustin, président fondateur du groupe IFPG (ESIMP) et M. N'Guessan Fulgence,
président du conseil d'Administration de l'UCOOPEX-CI. Pour M. Silué Kagnon "le
destin de l'Ivoirien étant dans les matières premières, il y avait comme un vide
caractérisé par l'absence de techniciens de la commercialisation… C'est pour
quoi, nous avons décidé de former les jeunes dans ce sens. Il n'est jamais tard
pour bien faire…". Quant à lui, N'guessan Fulgence a salué l'ouverture de
l'ESIMP. Pour relever ce grand défi, le groupe IFPG s'est entouré de solides
partenaires tant en Europe, en Amérique qu'en Asie. L'ESIM proposera aux acteurs
des filières agricoles et au public des diplômes Bac+3 (DESMP) et Bac+4
(Master).
E P

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Les coopératives vont se
former en négoce |
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Filière café - cacao
Mercredi 15 Février 2006
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C'est parce que la formation n'a pas d'âge et qu'il n'est jamais trop tard pour mieux faire que l'Union des coopératives exportatrices de café et cacao de Côte d'Ivoire (UCOOPEXCI) a signé un protocole d'accord avec l'Ecole supérieure internationale des matières premières (ESIMP) du groupe IFPG.
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