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LE TCHAD

Embouteillage dans les rues d' N' DJAMENA
La balance commerciale
du Tchad
affiche en 2001 un déficit de 330 millions d'euros contre 40 l'année précédente,
ce qui représente une progression de +726 %.
Le taux de couverture, proche de l'équilibre mais avec une tendance à la baisse
en 1999 et 2000 (respectivement de 92 % et 84 %) chute à 38 %.
Cette évolution s'explique principalement par le bond des achats liés au
démarrage du projet pétrolier de Doba, non compensé par les exportations qui au
contraire enregistrent une baisse.
La France
conserve et conforte sa place traditionnelle de premier fournisseur, avec une
part de marché de 30 %, face à une relative faible pression concurrentielle
locale et internationale.
Globalement l'Union Européenne et la France restent les premiers partenaires
commerciaux.
Les autres fournisseurs sont le Nigeria (bétail sur pied et pétrole), à hauteur
de 10%, les États-Unis (6%), suivi des pays de l'Union Européenne (Belgique,
Allemagne, Grande Bretagne), et du Japon.
S'agissant des exportations tchadiennes, le Portugal se classe en tête (31%)
grâce à d'importants achats de coton, suivi de l'Allemagne, la France ne
participant que pour 6%.
Les échanges (comptabilisés) avec la sous-région sont marginaux, le Tchad
n'important des autres pays de la Cemac que moins de 5% du total.
Le
chantier de Doba, maintenant dans la phase la plus active du développement des
champs, jusqu'à la mise en huile prévue en fin 2003, devrait continuer à
favoriser les importations d'équipements.
Celles-ci devraient également bénéficier des importants programmes
d'infrastructures financés par les bailleurs de fonds.
A partir de 2004, la production de Doba (200 000 barils par jour soit quelque
1,5 Md USD de ventes annuelles en pleine capacité) aura pour effet de multiplier
par 7 le montant des exportations actuelles et évidemment de dégager un excédent
global conséquent .
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